Poperinge

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Poperinge
L’hôtel de ville
L’hôtel de ville
Blason de Poperinge
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Occidentale
Arrondissement Ypres
Bourgmestre Christof Dejaegher (CD&V) (2007-18)
Majorité CD&V, Samen (2013-18)
Sièges
CD&V
Open VLD
Samen
N-VA
Vlaams Belang
Groen
25 (2013-18)
11
6
3
3
1
1
Section Code postal
Poperinge
Reningelst
Krombeke
Proven
Roesbrugge-Haringe
Watou
8970
8970
8972
8972
8972
8978
Code INS 33021
Zone téléphonique 057
Démographie
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
20 009 (1er janvier 2014)
49,7 %
50,3 %
168 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
21,06 %
59,67 %
19,27 %
Étrangers 1,82 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 5,10 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 758 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 51′ N 2° 43′ E / 50.85, 2.717 ()50° 51′ Nord 2° 43′ Est / 50.85, 2.717 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
119,33 km2 (2005)
88,12 %
1,71 %
9,95 %
0,21 %
Localisation
Image illustrative de l'article Poperinge

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte administrative de Belgique
City locator 14.svg
Poperinge

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte topographique de Belgique
City locator 14.svg
Poperinge
Liens
Site officiel www.poperinge.be

Poperinge (Poperinghe en français) est une ville flamande de Belgique située en Région flamande dans la province de Flandre-Occidentale.
Poperinge est, pour la superficie, la septième commune de la Région flamande sur trois cent huit et la quarantième de la Belgique. Pour le nombre d’habitants (19 624 en 2008), elle est la quatre-vingt-septième d’après les chiffres de 2004.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pupurninga villa est la plus vieille forme écrite et date des environs de 850. Les fouilles archéologiques ont prouvé que l'endroit était déjà habité au Néolithique. À l'époque romaine, une déviation de la route romaine fut construite pour relier Cassel à Poperinge et Aardenburg. Dès le haut Moyen Âge précoce, l'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer jouait un rôle important dans la vie ecclésiastique et économique du territoire de Poperinge. Ses abbés sont restés les suzerains de Poperinge jusqu'à la Révolution française.

En 1147, à la demande de Léonius de Furnes, abbé de Saint-Bertin, le comte de Flandre Thierry d'Alsace offrit à Poperinge une première charte, fondée sur une charte disparue de la région de Furnes ; elle devait être confirmée une nouvelle fois par son successeur Philippe[1].

Le grand moteur qui explique l'âge d'or de Poperinge au cours du XIIIe siècle a été la fabrication du drap. La ville s'agrandit en 1290 et obtint de l'évêque de Thérouanne l'autorisation de construire deux nouvelles églises, en plus de l'église Saint-Bertin qui existait déjà. Il y avait tant d'agriculteurs à travailler dans la nouvelle industrie qu'il fallut chercher de la main-d'œuvre ailleurs pour travailler les champs. Au cours du XVIe siècle, l'industrie du drap commença à décliner et il fallut trouver de nouveaux revenus dans la culture du houblon.

Au cours de la Première Guerre mondiale, Poperinge fut, avec Furnes, la seule ville belge à ne pas être occupée par les Allemands. Le général britannique Douglas Haig y installa son quartier général. La ville fut, par la route ou par le train, un incontournable point de ralliement. Camps d'instruction, dépôts, hôpitaux surgirent au milieu des houblonnières. Fuyant les combats, les réfugiés d'Ypres y affluèrent.

Poperinge possède une triste particularité : le Poperinghe New Military Cemetery compte le plus grand nombre de fusillés de tous les cimetières du Commonwealth. Les supposés déserteurs (car bien souvent il s'agissait de soldats commotionnés à la suite d'éclatements d'obus), connaissaient un simulacre de procès. Condamnés ils tombaient devant les balles du peloton d'exécution dans la cour intérieur de l'hôtel de ville. Cette forte proportion de soldats fusillés à Poperinge s'explique probablement par le fait que la ville était un lieu de rassemblement de milliers de soldats engagés dans le Westhoek, après la bataille de la Somme, ainsi que des rescapés de la Bataille de Passchendaele, la plus sanglante dans les Flandres[2].

Poperinge et le houblon[modifier | modifier le code]

Tous les trois ans, en septembre, la fête du houblon donne lieu à un pittoresque cortège.

Les houblonnières se distinguent, dans le paysage légèrement vallonné, par leurs hauts poteaux servant d'attache à la plante grimpante.

Folklore[modifier | modifier le code]

Comme c'est le cas pour beaucoup de villes flamandes, les habitants de Poperinge sont affublés d'un sobriquet : on les appelle Keikoppen (les entêtés) de kei (caillou en néerlandais) et de kop (tête en néerlandais). Après que le comte de Flandre eut interdit à Poperinge de fabriquer le drap qui faisait sa fortune, ses habitants se distinguèrent par leur lutte acharnée pour le maintien du commerce du drap, un entêtement qui leur valut le sobriquet en question. Sur la Grand-place, une pierre de 1 650 kg, installée en 1988, est une allusion à ce surnom.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de ville néogothique (1911) : dans la cour intérieure se dresse un poteau d'exécution. On y fusillait les déserteurs au cours de la Première Guerre mondiale.
  • Weeuwhof : de la Sint-Annaplein on accède par un passage à une cour intérieure autour de laquelle sont groupées dix-neuf maisonnettes construites à l'initiative d'une fondation caritative (1769) et destinées à des veuves (weeuw) ou à des femmes seules.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église du hameau d'Abeele, construite au milieu du XIXe siècle, qui a la particularité de se situer juste à la frontière belgo-française mais du côté français sur la commune de Boeschepe[3].
  • L'église Saint Jean (Sint-Janskerk) : église-halle gothique du XIVe siècle
  • L'église Notre-Dame (Onze-Lieve-Vrouwekerk) : église-halle gothique du XIVe siècle. Sa tour en briques, haute de 70 m date du XVe siècle.
  • L'église Saint-Bertin (Sint-Bertinuskerk) : église-halle gothique du XVe siècle
  • L'abbaye Notre-Dame de Piété, qui trouve son origine dans un prieuré de moniales bénédictines créé en 1635. L'institution fut désertée en 1797, devint un pensionnat en 1800, puis elle fut relevée en 1805[4].

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée national du houblon.
  • Talbot House : Pendant la Première Guerre mondiale, alors que Poperinge se trouvait dans le secteur britannique du front, les aumôniers militaires Neville Talbot et Philip «Tubby» Clayton fondèrent en 1915 un foyer pour soldats sans distinction de grade, un «Every man's Club». La maison doit son nom à Gilbert Talbot, frère de Neville Talbot, tué au front en 1915. Après la guerre, Clayton fonda une association appelée «Toc H», d'après les initiales de Talbot House. En 1929, un mécène racheta la maison et en fit don à l'association. Dans l'entrepôt de houblon jouxtant la maison et qui était utilisé comme salle de concerts pendant la guerre, un musée évoque la vie des soldats derrière le front.

Cimetières militaires[modifier | modifier le code]

  • Le Lijssenthoek Military Cemetery est le deuxième plus grand cimetière britannique de la Première Guerre mondiale (10.800 tombes). Il se trouvait tout à côté d'un grand hôpital de campagne et c'est la raison pour laquelle on trouve la tombe d'une infirmière britannique avec des tombes de Chinois du Chinese Labour Corps, d'Américains, de Français et d'Allemands.
  • Le Poperinghe New Military Cemetery

Personnalités liées à Poperinge[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à Poperinge.

Bourgmestres[modifier | modifier le code]

Les bourgmestres ont été :

Villages[modifier | modifier le code]

Découpage en sections
# Nom Superficie Population (1999)
I Poperinge 47,61 12.644
II Krombeke 8,54 711
III Proven 13,10 1.394
IV Reningelst 15,20 1.405
V
(VII)
(VIII)
Roesbrugge-Haringe
- Roesbrugge
- Haringe
11,60
 
 
1.105
 
 
VI
(IX)
(X)
Watou
- Sint-Jan-Ter-Biezen
- Abele
23,28
 
 
1.940
 
 

Communes limitrophes françaises[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Comité flamand de France, Annales du Comité flamand de France, Mme Théry (Dunkerque),Bacquet,(Dunkerque),Impr. V. Ducolombier (Lille),Impr. H. Morel (Lille),‎ 1854 (lire en ligne)
  2. Sur un site canadien consacré aux cimetières militaires de la Première Guerre mondiale on peut lire en effet : « Poperinghe was also an important centre for military camps and most disciplinary matters were of course dealt with when battalions were out of the line so in this Cemetery is the largest number of men to be executed and buried in one place. »
  3. La Voix du Nord (édition Hazebrouck) du lundi 26 janvier 2010.
  4. Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, p. 29.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]