Missègre

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Missègre
La place et la fontaine de Missègre
La place et la fontaine de Missègre
Blason de Missègre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Couiza
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Couiza
Maire
Mandat
Marcel Chaluleau
2014-2020
Code postal 11580
Code commune 11235
Démographie
Gentilé Misségrois
Population
municipale
66 hab. (2011)
Densité 8,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 16″ N 2° 22′ 24″ E / 43.0044444444, 2.37333333333 ()43° 00′ 16″ Nord 2° 22′ 24″ Est / 43.0044444444, 2.37333333333 ()  
Altitude 610 m (min. : 520 m) (max. : 832 m)
Superficie 7,45 km2
Localisation

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Missègre (Missegre en occitan) est une commune française située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Missègre est située dans la partie occidentale du massif des Corbières, au centre du département de l'Aude. Par la route, Missègre se trouve à 20 km au sud-est de Limoux, chef-lieu d'arrondissement et à 34 km au sud de Carcassonne, chef-lieu du département.

C'est avec 728 hectares une commune peu étendue. De forme à peu près carrée à l'exception de sa limite nord-est en diagonale, ses mesures maximales sont de 3,2 km d'est en ouest, et de 3 km du nord au sud. Les communes limitrophes sont Villardebelle au nord-est et à l'est, Valmigère au sud, Terroles à l'ouest et Belcastel-et-Buc au nord-ouest et au nord.

Le territoire de la commune a un relief moyennement montagneux drainé par une vallée principale que rejoignent une dizaine de vallons secondaires. Les reliefs ne sont cependant pas ou peu escarpés, hormis dans la partie la plus basse de la vallée principale, plus profondément creusée ; c'est à cet endroit que se situe l'altitude minimale de la commune, aux alentours de 520 m. Le point le plus haut est au sommet de Montcournié (Montcornièr en occitan) ou, sous son nom plus courant, du Castelhàs, qui culmine à 832 m[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Du fait de terrains en fond de vallée majoritairement calcaires dans lesquels s'est développé un réseau de cavités, d'un bassin versant peu étendu (l'essentiel est constitué par les territoires de Valmigère et de Missègre) et du captage de la plupart des sources pour l'approvisionnement en eau potable, la commune n'a de cours d'eau permanent que dans les limites du village. Connu sous le nom de ruisseau de Guinet, son débit est faible à très faible, et il ne grossit que lors d'orages. Il faut noter que sur une partie de son parcours il n'occupe plus les points les plus bas de la vallée mais qu'il a été canalisé sous la forme d'un fossé accolé à la route départementale 54, d'abord sur la rive gauche, puis sur la rive droite. La qualité de ses eaux est qualifiée de moyenne, sur la base de la mesure des matières organiques et oxydables et des matières phosphorées[2].

Signalons encore qu'une centaine de mètres en amont du village, en bordure de la RD 54, deux réservoirs d'eau, l'un public et l'autre privé, ont été creusés dans des terrains marécageux. Bien que d'une surface très limitée, ils sont connus comme le Lac.

Risques d'inondation[modifier | modifier le code]

Même s'il est réduit, le risque d'inondation n'est pas nul, en particulier dans la partie aval du village. De violents orages, comme en 1940, ont pu provoquer, en association avec des obstacles dus à l'activité humaine (rétrécissement des écoulements, clôtures...) une montée des eaux en fond de vallée et l'inondation d'habitations. Ce risque n'est pas retenu par la DREAL du Languedoc-Roussillon[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

Description des terrains[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Missègre se situe entièrement dans l'unité dite autochtone relatif du massif paléozoïque de Mouthoumet, uniquement composée de roches sédimentaires. Les terrains, très fracturés mais peu métamorphisés, s'étagent du Dévonien inférieur (vers 410 millions d'années) au début du Carbonifère supérieur (Namurien, vers 320 millions d'années). Ces formations ont été soulevées à l'Éocène lors de l'orogenèse pyrénéenne[4].

Le Dévonien inférieur est représenté par des dolomies grises ; le Dévonien moyen par des calcaires gris plus ou moins argileux à chailles surmontés par des calcaires gris à taches roses ; le Dévonien supérieur est composé de calcaires micritiques et de calcaires à griottes ; le Carbonifère inférieur de lydiennes noires à nodules phosphatés et de calcaires gris et le début du Carbonifère supérieur par un flysch pélitico-gréseux avec décharge de conglomérats polygéniques et de blocs resédimentés (éléments essentiellement calcaires)[5].

Hydrogéologie[modifier | modifier le code]

Les terrains carbonifères contiennent de petits aquifères d'imprégnation dans leur partie supérieure : ils alimentent des sources au débit faible (pas plus de 5 m3/h). Plusieurs de ces sources sont captées pour l'alimentation en eau potable du village, qui s'est d'ailleurs développé autour de l'une d'elles, la Font Vieille.

Les calcaires du Dévonien, soumis à une importante dissolution, constituent des réservoirs notables. Il a été démontré que les pertes du ruisseau de Guinet sur la commune de Missègre sont à mettre en relation avec les résurgences du Théron à Alet-les-Bains[6],[Note 1]. Des avens, tels que celui visible à l'entrée nord du village, ou ceux de la Galine[7] et de l'Estable, situés en bordure sud-est de la commune, sur le territoire de Valmigère[1], témoignent de ces phénomènes karstiques.

Ressources minérales[modifier | modifier le code]

Quelques gisements ont fait l'objet d'exploitation épisodique sur le territoire de la commune, en particulier celui de la Ménière (en occitan Menièra, de mena, mine) où deux entrées de galerie, dont une ennoyée, peuvent être rattachées à l'extraction de cuivre[8],[Note 2]. Une demande de concession fut déposée le 19 décembre 1858 par Jean-Géraud Baville ; il y était précisé que les filons de cuivre de la Ménière avaient déjà fait l'objet d'une exploitation à une époque plus ancienne mais indéterminée[9], peut-être par les moines bénédictins de Saint-Polycarpe[10],[Note 3]. Une autre concession, dans la vallée de la Pouzanque (Posanca en occitan), à cheval sur les communes de Missègre et Villardebelle, fut octroyée au maréchal Clauzel pour l'exploitation de manganèse en juin 1839[11].

Risques géologiques[modifier | modifier le code]

La nature karstique des terrains sous-jacents a provoqué de fréquents effondrements, en particulier en aval du village, qui ont conduit à cimenter une grande partie du lit du cours d'eau principal, le ruisseau de Guinet, pour éviter les infiltrations. La DREAL du Languedoc-Roussillon signale ce risque d'affaissement, ainsi qu'un risque sismique très faible[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune de Missègre est traversée par une seule route départementale, la RD54, de direction nord-sud, reliant Saint-Hilaire à Arques. En l'empruntant vers le nord, on parvient, via la RD 129, à Limoux. Construite dans sa section vers Arques en 1858, prolongée vers la D 129 aux alentours de 1865, elle a remplacé un ancien tracé aujourd'hui partiellement impraticable, connu sous le nom de chemin de Limoux.

L'autoroute la plus proche est l'A61, section orientale de l'autoroute des Deux Mers (sortie 23, Carcassonne-Z.I.).

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est celle de Limoux, sur la ligne voyageurs Carcassonne-Quillan, desservie par les TER Languedoc-Roussillon. La gare de Carcassonne est reliée par trains corails à Paris et aux principales agglomérations du sud de la France, de Bordeaux à Nice ; des TGV assurent aussi les liaisons avec Lille / Bruxelles, Dijon, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Carcassonne Salvaza, utilisé pour le trafic voyageurs par la compagnie Ryanair, a des liaisons avec plusieurs villes du Royaume-Uni et d'Irlande, ainsi que Francfort et Bruxelles, mais aucune vers un autre aéroport de France métropolitaine. Celui de Toulouse-Blagnac est desservi par de nombreuses compagnies internationales et a un service de navettes avec l'aéroport de Paris-Orly opéré par Air France.

Transports en communs[modifier | modifier le code]

La commune de Missègre n'est desservie par aucun réseau de transport en commun. Un ramassage scolaire est néanmoins assuré.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbanisé 0 % 0
Espace agricole 21,1 % 157
Forêts et milieux semi-naturels 78,9 % 588
Zones humides 0 % 0
Surfaces en eau 0 % 0

D'après les données publiées par la DREAL du Languedoc-Roussillon, les quatre cinquièmes du territoire communal sont composés de forêts ou de friches, l'espace agricole occupant le reste, avec des champs situés en fond de vallée. Dans le décompte de la DREAL, la zone bâtie de la commune n'a pas été signalée comme « territoires artificialisés » ; elle occupe une superficie réduite[3].

Habitat isolé[modifier | modifier le code]

En dehors du village éponyme, l'habitat de la commune de Missègre est limité à deux fermes (ou « campagnes ») : Le Moulin (ancien moulin à vent) et La Mouischouzo[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucune certitude quant à l'origine du nom Missègre. Urbain Gibert signale que, sur la base des plus anciennes formes connues (Milsiricum en 881[12] et Melisiricum en 889[13]), Albert Dauzat et Charles Camproux l'ont interprété comme dérivant du nom d'un propriétaire gallo-romain, Melisa ou Mellissos auquel aurait été accolé un suffixe en -icus, -icum ou -acum[14].

On peut aussi noter que certains linguistes identifient la syllabe MAL comme une racine oronymique pré-indo-européenne attachée à l'idée de « rocher », « montagne », avec le sens général de « hauteur », « mont ». MEL serait une variante de MAL à l'origine du gaulois mello, « montagne », ainsi que MIL, cependant moins attesté. Lucien Ariès donne une série d'exemples en Lauragais qu'il pense dérivés de cette racine[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Circonscriptions judiciaires, politiques et administratives[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Entrée depuis 1247 dans le domaine royal français avec le Razès, la communauté de Missègre suivit les évolutions de l'administration languedocienne. Le pouvoir des deux seigneurs, le baron d'Arques et l'abbé de Saint-Polycarpe, s'effaça progressivement devant la puissance monarchique. Comme ailleurs, la Révolution entraîna une réforme radicale des structures : pour Missègre, la carte administrative a peu évolué depuis la fin de cette période, mais les ressorts judiciaires ont subi d'importants remaniements.

Circonscriptions judiciaires[modifier | modifier le code]

Sur le plan judiciaire, Missègre dépendait initialement de la sénéchaussée de Carcassonne, créée dès la fin de la croisade contre les Albigeois, et plus particulièrement de la viguerie du Razès. Celle-ci fait partie de la sénéchaussée de Limoux lors de sa deuxième création, en 1642 ; elle fut par la suite supprimée et Missègre ressortit directement de Limoux. En 1768, un édit royal réunit de nouveau les sénéchaussées de Limoux et de Carcassonne (ainsi que celle de Castres et en partie celle de Béziers). Le parlement de Toulouse était la juridiction de dernier appel.

Ces juridictions furent supprimées en 1790. Missègre fut alors soumis à l'autorité du juge de paix d'Arques, d'un tribunal de district à Limoux pour la justice civile, et du tribunal criminel de Carcassonne. Les districts disparurent en 1795, et un tribunal correctionnel fut installé à Limoux. L'appel se faisait entre tribunaux de territoires voisins. Du fait des redécoupages successifs des cantons, Missègre releva du juge de paix d'Arques de 1790 à 1793, de 1795 à 1800, et de 1801 à 1805, de celui de Villardebelle de 1793 à 1795 et en 1800-01, puis de celui de Couiza à partir de 1805 jusqu'en 1958, date de la disparition de la justice de paix. En 1800, un tribunal de première instance fut installé à Limoux, avec cours d'appel à Montpellier[16] ; il a été fermé à la fin de 2009, dans le cadre de la réorganisation de la carte judiciaire française[17].

Circonscriptions financières[modifier | modifier le code]

Le Languedoc étant un pays d'états, il avait le droit de voter annuellement les impositions. À la veille de la Révolution, la province était divisée en 24 municipalités diocésaines. Missègre était l'un des 54 consulats du diocèse civil de Limoux (ou officialat du Razès), détaché depuis 1660 de celui d'Alet, mais ne faisait pas partie des douze communautés qui députaient à l'Assiette, où était réparti l'impôt au niveau diocésain[18].

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la communauté de Missègre était dotée d'un consulat et ce, au moins depuis 1569[19] ; au XVIIIe siècle, il y avait deux consuls[20]. Lors de la constitution des communes, en 1790, Missègre et Valmigère furent réunis. Ce fut pour une courte durée, car dès qu'il fut question de créer un canton de Villardebelle, Missègre lui fut rattaché, tandis que Valmigère demeurait dans celui d'Arques. La commune de Missègre ne subit plus dès lors de transformation.

Missègre fut davantage balloté quand il s'agit de former les cantons : comme il a été signalé plus haut pour la justice de paix, la commune fut d'abord incorporée dans celui d'Arques (1790-1793), puis de Villardebelle (1793-1795) à sa création, de nouveau d'Arques (1795-1800), retourna dans celui de Villardebelle lors de sa courte reconstitution (1800-1801), revint à Arques (1801-1805). Ce dernier canton fut définitivement supprimé en 1805 au profit de celui de Couiza, duquel Missègre n'a depuis plus bougé[21].

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

La commune de Missègre appartient au canton de Couiza, lui-même division de l'arrondissement de Limoux. Le conseiller général de Couiza est Jacques Hortala (PS, maire de Couiza)[22] et le sous-préfet de Limoux Olivier Tainturier[23]. Sur le plan électoral elle dépend de la troisième circonscription de l'Aude (Castelnaudary-Limoux) dont le député est le maire de Limoux, Jean-Paul Dupré (PS).

Depuis sa création le 28 décembre 2000, Missègre adhère à la communauté de communes du Pays de Couiza qui recouvre le même territoire que le canton de Couiza, auquel s'ajoutent les communes d'Alet-les-Bains et de Véraza[24]. Cet ensemble, qui a pris la place du SIVOM de Couiza créé en 1971[25], regroupe 24 communes et 4 000 habitants permanents de la moyenne vallée de l'Aude.

Pour la juridiction civile, Missègre relève désormais en première et grande instance du tribunal de Carcassonne. La cour d'appel est à Montpellier[26].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Les élections présidentielles, tant celle de 2002 que de 2007, ont montré un électorat misségrois assez équilibré entre droite et gauche, avec une présence des extrêmes voisine de la moyenne nationale. Au premier tour de 2002, droite et extrême droite ont atteint 49 % des suffrages exprimés, tandis que lors du second tour de 2007 Nicolas Sarkozy recueillait 48,5 %. On note cependant au premier tour la présence d'un électorat socialiste fort et davantage rassemblé que dans le reste du pays : avec 28,8 % à Lionel Jospin en 2002 (16,2 % au niveau national) et 37,8 % à Ségolène Royal en 2007 (25,9 %), ses candidats devancent d'au moins 10 points leur concurrent immédiat. C'est ce qui a contribué en 2002 à réduire la dispersion observée ailleurs : les trois premiers candidats, Lionel Jospin, Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, ont rassemblé 61 % des votes contre 53 % pour la France entière, même si l'on est loin des 77 % du triplé Ségolène Royal - Nicolas Sarkozy - Jean-Marie Le Pen en 2007 (75,5 % en France).

Le tableau est nettement différent lors des élections législatives : il y a une très forte concentration de l'électorat dès le premier tour sur le candidat socialiste et celui de la droite traditionnelle (à eux deux, 78,4 % des votes exprimés en 2002, 89,5 % en 2007) ; surtout, le leader de la gauche rassemble aux alentours de 50 % au premier tour et dégage une majorité très claire au second (vers 60 %). Ces résultats reflètent assez bien ceux de l'ensemble de la 3e circonscription de l'Aude[27].

Les élections municipales ne connaissent pas de clivage politique dans la commune de Missègre : depuis longtemps, seule une liste non partisane se présente devant les électeurs locaux.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Missègre depuis 1852
Maire Mandat Commentaires
Début Fin
Guillaume Gayda mars 1852 1870
Étienne Cros octobre 1870 1871 Aussi qualifié de « président ». Probablement désigné par le préfet républicain, à la suite de la chute du Second Empire et du décret du 24 septembre 1870.
Barthélemy Delfour (1820-1891) avril 1871 1871 Préside les opérations électorales, probablement en remplacement de Guillaume Gayda, qui aurait dû avoir cette charge, suivant la loi municipale adoptée le 4 avril 1871.
Paul Sérié 13 mai 1871 1878 Élu en 1871, nommé par le préfet en 1874 en application de la loi du 20 janvier 1874 et de la circulaire du 22 du même mois, réélu en 1876 après annulation de la loi de 1874.
Paul Barbaza 21 janvier 1878 1881
Xavier Firmin Gazel (1847-1919) 23 janvier 1881 1884
Barthélemy Delfour (1820-1891) 18 mai 1884 1888
Sylvain Tiqui (1840-?) 20 mai 1888 1889 Élection annulée en Conseil d'État le 21 décembre 1888[28],[Note 4].
François Gibert 24 avril 1889 1900
Pierre Delfour 20 mai 1900 1909 Fils de Barthélemy Delfour, démissionnaire à la demande du préfet (en échange d'une recette buraliste).
Xavier Raynaud (1867-1948) 7 novembre 1909 1919
Paul Sérié (1870-1939) 13 mai 1919 1935
Émile Gatonne (1897-1980) 19 mai 1935 1959
Antoine Bernat 8 février 1959 1959 Démissionnaire avec l'ensemble du conseil municipal.
Louis Pagès 15 mars 1959 1971
Antoine Bernat 21 mars 1971 1977
Jean Barzu (1928-1998) 18 mars 1977 1998 Mort en fonctions.
Joseph Tailhan 1998 2008
Marcel Chaluleau 23 mars 2008 en cours

Collecte des déchets[modifier | modifier le code]

La collecte des déchets est assurée par la communauté de communes du Pays de Couiza. Celle des ordures ménagères est effectuée tous les jeudis, et celle des produits du tri sélectif tous les mardis[29].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie actuelle[modifier | modifier le code]

La population de Missègre s'élevait au 1er janvier 2007 à 66 habitants. Cela la situe dans le dernier quart des communes de l'Aude (345e sur 438)[30] et dans les 6 % les moins peuplées au niveau national[31]. Elle se situe dans une région particulièrement désertifiée (Caunette-sur-Lauquet, 4e commune la moins peuplée de France - en exceptant les communes « mortes pour la France » autour de Verdun - se trouve à 4 km)[32].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges est très déséquilibrée, la population jeune étant très minoritaire. De plus, le vieillissement s'est accentué : en 2006, 80 % des individus avaient plus de 45 ans, contre 60 % en 1999[33]. La proportion de femmes est de 48,5 %, inférieure à la moyenne du département de l'Aude (51,7 %) et à la moyenne nationale (51,4 %).

Pyramides des âges de la commune de Missègre et du département de l'Aude
Recensement de 2006, en pourcentage du total
Commune de Missègre[34]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
> 90
0,0 
17,6 
75-89
6,3 
23,5 
60-74
37,5 
29,4 
45-59
18,8 
8,8 
30-44
9,4 
5,9 
15-29
15,6 
14,7 
0-14
12,5 
Département de l'Aude[35]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
> 90
1,5 
8,5 
75-89
11,8 
16,0 
60-74
16,6 
21,1 
45-59
20,5 
19,8 
30-44
19,2 
16,6 
15-29
14,7 
17,5 
0-14
15,7 

Évolution de la démographie[modifier | modifier le code]

L'étude de la démographie d'Ancien Régime est traditionnellement difficile à cause de l'hétérogénéité des méthodes de recensement. Missègre n'échappe pas à la règle et il n'est pas aisé de dégager une tendance générale. Cependant, si on ne considère pas la valeur de 1750 qui paraît aberrante[Note 5], il semble qu'il y ait eu une certaine stabilité d'un bout à l'autre du XVIIIe siècle, Missègre ne participant pas à la poussée démographique relevée dans le reste du Languedoc à la même époque (estimée à 42 %)[36].

1693 1709 1750 1788 1789
61 feux 55 feux[Note 6] 140 hab. 222 hab. 60 feux
Sources : Mallet et Bardat[37], A. Bayrou[20]

À partir de 1794, les recensements se font plus réguliers et sur des bases plus homogènes. On observe alors une croissance régulière de la population jusqu'en 1826, qui gagne 23 % par rapport à 1794 et atteint peu ou prou son maximum (environ 350 habitants). Il s'ensuit une période de stagnation jusqu'en 1851 avec une valeur basse en 1846 (due à une épidémie ?) qui précède le déclin, d'abord modéré (-18 % de 1851 à 1876, avec un niveau proche de celui de la Révolution), interrompu par une courte reprise (+ 7 % de 1876 à 1886), puis de 1886 à 1901 particulièrement accentué, crise durant laquelle Missègre perd plus du tiers de sa population. Elle s'inscrit dans un exode rural généralisé en France dans la seconde moitié du XIXe siècle, analysé davantage comme une réduction des emplois non agricoles (travail à domicile, par exemple le tissage) que d'une diminution de la main d'œuvre employée au travail de la terre[38].

Les années qui précèdent la Première Guerre mondiale voient un courte stabilisation ; mais dès 1914, et jusque dans les années 1970, sous le double effet du dépeuplement des campagnes et des guerres (surtout la première), la population de Missègre s'effondre définitivement, perdant deux tiers de ses habitants. Les dernières décennies ont vu une relative et fragile stabilisation.

En 2011, la commune comptait 66 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 7],[Note 8].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
287 302 313 329 352 345 351 311 359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
333 329 325 298 295 307 315 274 225
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
200 203 203 176 169 159 148 133 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
113 96 75 79 78 66 66 66 66
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2004[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Missègre relève de l'académie de Montpellier et de l'inspection académique de l'Aude, circonscription de Limoux. Missègre a une école élémentaire publique[41]. Avec Arques et Villardebelle, elle fait partie d'un regroupement pédagogique intercommunal[42].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les décorations de buis sur la place

Le patron de Missègre étant saint Vincent, des festivités se déroulaient traditionnellement le 22 janvier. Ces célébrations ont cessé après la Seconde Guerre mondiale.

Missègre organise une foire aux bestiaux annuelle depuis 1983[43] ; d'abord tenue à la fin d'août, elle a lieu à présent au début du mois. Elle accueille aussi un marché où sont proposés des produits locaux et un repas est servi à midi[44].

L'événement le plus important de l'année est la fête locale, qui attire de nombreux vacanciers : le village atteint alors son maximum de population. Elle se tient le week-end suivant l'Assomption, après celle de Villardebelle. Les préparatifs occupent toute la semaine précédente et culminent avec le ramassage des buis dans les bois d'Ournes qui serviront à la décoration de la place. Un banquet est organisé le vendredi soir ; le samedi se tient un tournoi de football opposant les équipes des villages alentour, formées tout spécialement pour l'occasion. Le soir a lieu un bal. Après une messe le matin, un concours de pétanque occupe l'après-midi du dimanche, qui se clôt par un autre bal.

Missègre a une troupe de théâtre amateur, les Cultiv’acteurs, qui se produit régulièrement dans le département[45].

Cultes[modifier | modifier le code]

Pour le culte catholique, Missègre est rattachée au diocèse de Carcassonne et Narbonne et dépend de la paroisse « Bienheureux-Jean-XXIII en Razès » depuis le synode de 2006-2007[46] (auparavant Missègre était une paroisse à part entière). La messe est célébrée le deuxième dimanche des mois pairs[47].

Culture locale et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Elle se résume à l'église paroissiale, dédiée à saint Vincent[48]. C'est un édifice de style néo-gothique, bâti entre 1867 et 1872 en remplacement d'un bâtiment plus ancien, devenu trop petit.

L'entrée de l'église actuelle est précédée d'une grande volée de marches qui rattrape le dénivelé entre la rue et le sol du bâtiment, et d'un porche voûté d'ogives qui était initialement surmonté d'un clocher ; mal construit et menaçant de s'effondrer, il fut détruit en 1889. Les cloches furent alors placées dans un petit mur-clocher.

Le plan de l'église est en croix latine : une nef simple, voûtée d'ogives retombant sur des colonnes engagées ; un faux transept avec deux chapelles ; une abside polygonale, dont la voûte de brique, endommagée, a été retirée dans les années 1990. La maçonnerie est de qualité médiocre, les murs étant de moellons initialement recouvert d'un enduit ; les seules parties soignées sont les colonnes, les encadrements de fenêtres et de portes, et l'arc triomphal, en bel appareil. Le mobilier se compose d'un maître-autel et de deux autels mineurs en plaquage de marbre du XIXe siècle, une série de statues de saints de style sulpicien, de fonts baptismaux en marbre rose et d'un devant d'autel de marbre blanc, tous deux du XVIIIe siècle.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

La mairie-école est typique des édifices municipaux des débuts de la IIIe République en communes rurales. Le bâtiment comporte deux parties. Celle qui donne sur la rue est à peu près cubique et est destinée à la salle de mairie et à l'appartement de l'instituteur. La fenêtre centrale du premier étage s'ouvre sur un petit balcon ; elle est couverte d'un toit à deux pentes, surmonté d'un clocheton en ferronnerie. La salle de classe, de plain-pied, constitue la seconde partie, à l'arrière : orientée au sud, elle reçoit la lumière par de grandes croisées.

Au début des années 1980, un préau a été construit au fond de la cour de l'école. Peu à peu fermé et agrandit par l'adjonction d'annexes, il est désormais le foyer municipal le Castelhas. À l'intérieur, une fresque rappelle des scènes misségroises, avec des habitants du village.

On signalera encore un lavoir sur la route de Limoux, de style 1930.

L'habitat est généralement fort simple : les maisons traditionnelles, généralement parallélépipédiques, à un seul étage, sont composées de deux murs pignons, reliés par des murs gouttereaux où sont pratiquées la plupart des ouvertures. Elles sont couvertes de toits de tuile à deux pentes décorés de génoises. Les photographies anciennes montrent que beaucoup de maisons n'étaient pas recouvertes de crépi : les murs sont en moellon, avec un chaînage d'angle un peu plus soigné. Rares sont les ouvertures qui ont des encadrements de pierre taillée ; ils sont pour la plupart constitués d'une armature en bois. La cuisine occupait le rez-de-chaussée, servant aussi de salle commune avec un grand âtre au niveau du sol couvert d'une hotte ou faux-manteau, qui forment cheminée ; les chambres étaient situées au premier étage[49].

Missègre était en outre doté de deux moulins à vent, situés sur un relief à l'ouest du village ; construits en pierre, de forme cylindrique, ils sont à présent ruinés[1]. Ils n'apparaissent pas sur la carte de Cassini, levée en 1770[50]. On connaît aussi l'existence d'un moulin à eau, en fonctionnement au début du XIXs siècle[51].

Statues et fontaines[modifier | modifier le code]

À l'occasion de la vingtième édition de la foire de Missègre en 2003, une tête de vache laitière en marbre de Caunes (incarnat du Languedoc) a été offerte par l'auteur de l'œuvre, Christian Bourel, à la commune, et placée sur la route de Limoux, à proximité de l'entrée du champ de foire. Ses dimensions sont de 1,5 mètre de haut pour 1,4 mètre de profondeur, et son poids atteint 2,5 tonnes[52].

Missègre possède deux fontaines : l'une sur la place, en ciment et pierre, portant le millésime de 1908, à bassin octogonal et pilier central carré surmonté d'une vasque de bronze ; l'autre, connue sous le nom de Font Vieille, bassin sous une voûte de pierre en plein cintre, est en réalité une source aménagée à une époque ancienne.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Missègre est inclus dans la Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II couvrant les massifs forestiers des Corbières occidentales, d'une superficie de 62 000 ha. La végétation, de type méditerranéen, est comprise dans l'étage du Chêne blanc (Quercus humilis)[53]. Les paysages sont composés de pâturages sur les sommets des reliefs (avec de nombreux buis et genévriers en terrains calcaires, des genêts à balais dans les zones siliceuses), de bois ou de plantations de résineux sur les pentes et de champs dans les fonds de vallon[54]. Signalons que les espèces végétales suivantes ont été identifiées dans le bois d'Ournes, à la bordure sud de la commune : la Cardamine à sept folioles, l'Ail des ours, la Jacinthe des Pyrénées, le Doronic tue-panthère (dans les clairières), les fraisiers ordinaires (Fragaria vesca) et, parmi eux, des fraisiers verts (Fragaria viridis), puis, en moindre quantité, l'Hellébore vert, le Gouet tacheté, la Véronique des montagnes, la Scolopendre ainsi que quelques Carex depauperata[55].

La totalité du territoire de la commune de Missègre a été classée le 25 avril 2006 en zone de protection spéciale (Natura 2000) Hautes Corbières, destinée à la conservation des oiseaux sauvages. Vingt espèces sont protégées : Aigle botté, Aigle royal, Alouette lulu, Bondrée apivore, Bruant ortolan, Busard Saint-Martin, Busard cendré, Circaète Jean-le-Blanc, Crave à bec rouge, Engoulevent d'Europe, Faucon pèlerin, Fauvette pitchou, Grand-duc d'Europe, Milan noir, Pic noir, Pie-grièche écorcheur, Pipit rousseline, Vautour fauve, Vautour moine et Vautour percnoptère[56].

Missègre fait partie des 80 communes de l'Aude et des Pyrénées-Orientales qui ont déposé un projet de parc naturel régional[57].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Occitan[modifier | modifier le code]

Missègre se trouve dans l'aire linguistique de l'occitan et plus particulièrement de sa variante languedocienne, « occidentale » pour Jules Ronjat[58], « méridionale » pour Louis Alibert[59]. L'occitan est encore parlé par quelques Misségrois.

Folklore[modifier | modifier le code]

Le folklore misségrois se limite essentiellement à une légende liée à une petite grotte au milieu des bois. Située à quelques centaines de mètres au Nord du village, elle abrite des fées, les mitounes (mitonasen occitan), qui descendent la nuit laver leur linge dans le ruisseau au clair de lune. C'est là qu'elles cachent celui qu'elles ont volé aux villageois. On racontait avoir entendu crier

« Jana Rasigonda
Porta le cotèl
E mai la conca
Que farem de sang »

probable invitation au sacrifice d'un enfant capturé. Ces mitounes existent tout au long du ruisseau de Guinet jusqu'à la Caunette-sur-Lauquet[60].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La fricassée de Limoux est un plat traditionnel de fête répandu dans la région.

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Urbain Gibert (1903-1989), historien et ethnologue audois, né à Missègre. Son nom a été donné à une rue de Lauraguel[61], et la Société d'études scientifiques de l'Aude a créé un prix Urbain-Gibert.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

La commune de Missègre porte :

D'argent à trois billettes de sable posées en pal[62].

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roseline Bernat, Penny Millar, Rencontres sur les chemins de terre, Missègre, Chemins de terre,‎ 2008 (ISBN 2-7466-0187-1[à vérifier : isbn invalide]).
  • Gilbert Bessière, Michel Bilotte, Bernard Crochet, Bernard Peybernès, Yvette Tambareau, Juliette Villatte, Quillan, Orléans, BRGM, coll. « Carte géologique de la France à 1/50 000 »,‎ 1989 (ISBN 2-7159-2077-6). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dominique Dieltens, René Quehen, Les Casteillas des Corbières, un système de défense du XVIe siècle, Bull. SESA, tome LXXXVII, Carcassonne, 1987, pp. 37–47.
  • Raymond Esparseil, Notes sur la phosphatisation des lydiennes, Bull. SESA, tome LVI, Carcassonne, 1955, pp. 83–97.
  • Urbain Gibert, Persistance, in Lucien Febvre, La Forge de village, Annales d'histoire économique et sociale, 1935 [11-745], réédité in : Lucien Febvre, Vivre l'histoire, Paris, Robert Laffont / Armand Collin, coll. « Bouquins »,‎ 2009 (ISBN 978-2-221-11008-9), pp. 834-835.
  • Urbain Gibert, Les Mitounes, Folklore, no 8, Carcassonne, octobre 1938, pp. 136-138.
  • Urbain Gibert, Les Droits seigneuriaux à Missègre et à Valmigère, Bull. SESA, tome LIV, Carcassonne, 1953, pp. 37–45.
  • Urbain Gibert, Contribution à l'étude de l'alimentation dans les Corbières au XVIIIe siècle : la pomme de terre, Folklore, no 76, Carcassonne, 1954, pp. 3–5.
  • Urbain Gibert, Phosphates d'Alet et marbres de Missègre, Bull. SESA, tome LVII, Carcassonne, 1956, p. 24.
  • Urbain Gibert, Légendaire des Eaux. Département de l'Aude, Folklore, no 99, Carcassonne, 1960. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Urbain Gibert, Notes concernant la Croisade contre les Albigeois dans les Corbières occidentales, Bull. SESA, tome LXXII, Carcassonne, 1972, pp. 193–205.
  • Georges Hyvert, Notules sur le district cupro-argentifère et sur les mines d'or présumées de Missègre, dans les Corbières, Imp. Roudière, Carcassonne, 1911.
  • Abbé Antoine Sabarthès, Dictionnaire topographique du département de l'Aude, Paris, Imprimerie nationale,‎ 1912. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'intuition de cette communication existait au moins dès le début du XIXs siècle. Le baron Trouvé, deuxième préfet de l'Aude (de 1803 à 1816), écrit : « Près d'Alet est une grande source d'eau douce, appelée Théron, (...). C'est par cette source que s'écoulent les eaux qui tombent sur le territoire de Missègre, situé à l'est et au-delà de la montagne, auxquelles on ne voit aucun écoulement extérieur. » (Claude-Joseph Trouvé, Description générale et statistique du département de l'Aude, Firmin Didot, Paris, 1818, pp. 49-50.
  2. Bessière et al., Quillan, notice, p. 80 signale la présence de quartz, bournonite, chalcopyrite, cuivre gris, galène, azurite, malachite.
  3. Le texte de R. Esparseil n'est pas clair : quand il écrit « Ces gîtes furent exploités pendant longtemps par les moines de St-Polycarpe », on ne sait pas vraiment s'il fait allusion à tous les « gîtes de Missègre », qui vont jusqu'à Lanet et Auriac. Pour Missègre, ce n'est pas invraisemblable, puisque le village avait été donné à l'abbaye de Saint-Polycarpe au IXs siècle.
  4. Annulation de l'élection des conseillers municipaux au second tour de scrutin, dont faisaient partie le maire et son adjoint, dû à un décompte des bulletins blancs pour déterminer la majorité au premier tour.
  5. Mais pas si ce n'est que la population adulte ou de plus de douze ans qui a été décomptée. On comparera aux valeurs de population totale pour 1794 (287 hab.) et 1800 (302 hab.), et de population âgée de plus de douze ans en 1796 (186 hab.) : les enfants représentent environ le tiers de la population. Mallet et Bardat, p. 330.
  6. Valeur tirée du dénombrement Saugrain.
  7. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Quillan, feuille 2347 OT de la carte de la France à 1/25 000, Paris, 2000 (relevés photogrammétriques complétés sur le terrain de 1982 à 1988, révisé en 1999).
  2. Cartes de la qualité des cours d'eau (Chimie générale et hydrobiologie) en Languedoc-Roussillon, synthèse 1994-2006 ; publié en décembre 2008.
  3. a, b et c Page de recherche sur les communes de la DREAL. Fiche « Missègre » consultée le 9 février 2010.
  4. Bessière et al., Quillan, feuille et notice, p. 6.
  5. Bessière et al., Quillan, notice, pp. 15-18.
  6. Bessière et al., Quillan, notice, p. 71.
  7. Marcel Cannac, Essai de spéléologie dans l'Aude. Aven de la Galine, Bull. SESA, tome LX, Carcassonne, 1936, pp. 148-149. [1]
  8. Bessière et al., Quillan, notice, p. 80.
  9. Préfecture de l'Aude, Demande d'une concession d'une mine de cuivre sur le territoire de la commune de Missègre, avis au public, Imp. L. Pomiès, Carcassonne, 1858.
  10. Raymond Esparseil, Considérations métallogéniques sur la minéralisation cuivreuse du Dévonien dans les Corbières, Bull. SESA, tome XXVII, Carcassonne, 1927 ; p. 94. [2]
  11. Annales des mines, 3e série, tome XV, Carillan-Gœury et Dalmont, Paris, 1839, pp. 745-746 ; [3].
  12. Claude Devic et Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, vol. V (877-1165 ; preuves), Toulouse, Privat,‎ 1875 (réimp. 2004) (ISBN 2-84575-166-4), col. 67 (Chartes et diplômes, preuve 2).
  13. Claude Devic et Joseph Vaissète, Histoire générale de Languedoc, vol. V (877-1165 ; preuves), Toulouse, Privat,‎ 1875 (réimp. 2004) (ISBN 2-84575-166-4), col. 79 (Chartes et diplômes, preuve 9).
  14. U. Gibert, Notes concernant la croisade ..., p. 203.
  15. Lucien Ariès, Contribution des racines oronymiques pré-indo-européennes à la formation des noms de lieux du Lauragais, Bull. SESA, tome CVIII, Carcassonne, 2008, p. 31.
  16. A. Sabarthès, Dictionnaire ..., pp. XVI-XXIII.
  17. Limoux, la justice a été rendue pour la dernière fois, La Dépêche du Midi, 24 novembre 2009.
  18. A. Sabarthès, Dictionnaire ..., p. XXIII-XXVII.
  19. U. Gibert, Les Droits seigneuriaux ..., p. 3.
  20. a et b Albert Bayrou, Diocèse civil de Limoux, fragments historiques et statistiques, Saint-Priest-en-Jarez, Éditions de l'auteur,‎ 1990.
  21. A. Sabarthès, Dictionnaire ..., pp. XL-LXVIII.
  22. Site du Conseil général de l'Aude.
  23. Site de la sous-préfecture de Limoux
  24. Site du Conseil géneral de l'Aude.
  25. Évolution et non révolution, La Dépêche du Midi, 6 novembre 2000.
  26. Ministère de la Justice, réorganisation du ressort de la cour d'appel de Montpellier.
  27. Ministère de l'Intérieur, résultats électoraux en France.
  28. M. N. Panhard, Jurisprudence du Conseil d'État statuant au contentieux du Tribunal des conflits et de la Cour des Comptes, table décennale 1885 - 1894, 2e volume, Librairie de la Société du recueil général des lois et arrêts, Paris, 1897, pp. 167, 209 et 286 ; [4].
  29. Site de la communauté de communes du Pays de Couiza, Les services techniques.
  30. Site Toutes les villes, communes de l'Aude par nombre d'habitants.
  31. Site Toutes les villes, communes de France par nombre d'habitants.
  32. Site Toutes les villes, communes de France par nombre d'habitants.
  33. INSEE - Résultats du recensement de la population - 1999.
  34. INSEE - Résultats du recensement de la population - 2006 - Missègre - Évolution et structure de la population.
  35. INSEE - Résultats du recensement de la population - 2006 - Aude - Évolution et structure de la population.
  36. Philippe Wolff (s.d.), Histoire du Languedoc, Toulouse, Privat, coll. « Histoire des Provinces »,‎ 1967 (ISBN 2-7089-1705-6), p. 381 ; Jacques Crémadeills (s.d.), L'Aude de la Préhistoire à nos jours, Saint-Jean-d'Angély, Éditions Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ 1989 (ISBN 2-903504-24-5), pp. 273-274.
  37. M. Mallat, Jean-Pierre Bardet (s. dir.) Paroisses et communes de France, Dictionnaire d'histoire administrative et démographique, Aude, éd. CNRS, Paris, 1979, p. 330.
  38. Georges Duby, Armand Wallon (s. dir.), Histoire de la France rurale, vol. 3, de 1789 à 1914, Paris, Le Seuil, coll. « Point Histoire »,‎ 1976 (rééd. 2003) (ISBN 2-02-013706-2), pp. 370-371.
  39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  41. Site de l'académie de Montpellier.
  42. Site de l'académie de Montpellier, circonscription de Limoux ; Le journal de la communauté de communes du Pays de Couiza, n°1, janvier 2002.
  43. Missègre s'accroche à sa foire, La Dépêche du Midi, 28 août 1998.
  44. Missègre, grand succès pour la foire aux bestiaux, La Dépêche du Midi, 13 août 2009.
  45. Les Cultiv’acteurs sur scène, La Dépêche, 18 novembre 2008 ; Nos élus s'amusent, La Dépêche, 27 juillet 2007 ; Que faire ce week-end, La Dépêche, 15 juin 2002 ; Site de la commune de Rennes-les-Bains, programme de théâtre.
  46. Site du diocèse de Carcassonne et Narbonne, le diocèse.
  47. Site du diocèse de Carcassonne et Narbonne, messes dans la paroisse Bienheureux-Jean-XXIII en Razès.
  48. A. Sabarthès, Dictionnaire ..., p. 243.
  49. Christiane Amiel, Dominique Baudreu, Claude Marquié, Jean-Pierre Piniès, Jean-Claude Pons, Aude, Paris, Éditions Bonneton, coll. « Encyclopédies régionales »,‎ 1994 (ISBN 2-86253-158-8), p. 114.
  50. Carcassonne, feuille n° 19, carte de Cassini au 1/86 400, levée en 1770, corrections de 1815.
  51. Claude-Joseph Trouvé, Description générale et statistique du département de l'Aude, Firmin Didot, Paris, 1818, p. 254 ; Martine Illaire, Énergie et subsistances : enquêtes sur les moulins à blé, an II-1809, Archives nationales, Paris, 1998, p. 275.
  52. Une statue en marbre pour célébrer la foire, La Dépêche du Midi, 12 août 2003.
  53. Fiche ZNIEFF sur le site de la DREAL Languedoc-Roussillon.
  54. Atlas des paysages du Languedoc-Roussillon ; les pâturages autour de Bouisse.
  55. Site de la Société d'études scientifiques de l'Aude, sortie botanique du 30 mai 2004.
  56. Arrêté du 25 avril 2006 portant désignation du site Natura 2000 Hautes Corbières (zone de protection spéciale).
  57. Quillan. Feu vert des élus pour le projet du parc naturel régional, La Dépêche du Midi, 23 novembre 2009.
  58. Jules Ronjat, Grammaire historique des parlers provençaux modernes, t. IV, Montpellier, 1941.
  59. Louis Alibert, Gramatica occitana segon los parlars lengadocians, Montpellier, 2e édition, 1976.
  60. Urbain Gibert, Légendaire des eaux.
  61. Site de la mairie de Lauraguel.
  62. Augustin Cornet-Peyrusse, Armorial général du département de l'Aude, Carcassonne, Imprimerie François Pomiès,‎ 1876, 124 p. (lire en ligne), p. 66

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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