Cailhau

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Cailhau
Image illustrative de l'article Cailhau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Alaigne
Intercommunalité Communauté de communes du Razès Malepère
Maire
Mandat
Gérard Afflatet
2014-2020
Code postal 11240
Code commune 11058
Démographie
Population
municipale
260 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 08′ 52″ N 2° 08′ 14″ E / 43.1478, 2.1372 ()43° 08′ 52″ Nord 2° 08′ 14″ Est / 43.1478, 2.1372 ()  
Altitude Min. 195 m – Max. 346 m
Superficie 9,76 km2
Localisation

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Cailhau

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Cailhau

Cailhau est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Cailhautais.

Le nom de Cailhau vient de l'occitan cailha qui veut dire caillou, pierre. Cailhau signifie donc la pierre du haut, car le village est construit sur une colline. Plus bas, un autre village porte le nom de Cailhavel, pierre du bas.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Cailhau est un village du Bas Razès situé non loin de la vallée de l'Aude.

Il fait partie des 48 circulades de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Cailhau a été construit en circulade, maison après maison durant plus d'un millénaire. La plus ancienne mention de ce lieu, figure dans les actes de l'archevêché de Narbonne en l'an 779. Dans un de ces actes, il est fait mention d'un jugement dépossédant le comte Milon de Narbonne d'une villa sise à Cailhau près de la Malepère, au profit de l'archevêque Daniel de Narbonne. Un héritage spirituel et matériel qu'il étendit à tout le Razès et ses habitants, entièrement soumis à l'église de Narbonne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est donc au Moyen Âge que les premières habitations virent le jour à Cailhau, probablement autour de l'habitat seigneurial primitif. Là même où se trouvent les ruines d'un moulin à vent (La motte) au point le plus haut du village. Ce moulin est bâti sur une colline de grès dans laquelle ont été taillés des silos à grains, certains murés, d'autres visibles. À l'emplacement de l'église, une forteresse située à l'extrême nord-ouest, reliée au moulin par quelques maisons perchées. Cet édifice et habitats étaient protégés à leur pied, par des fossés remplis d'eau.

En deçà de ce que l'on peut appeler la calotte de la cité, le chemin du tour des fossés, avec la porta Aquaria (le porche) et le chemin de la Terrasse où des constructions apparurent et de nouveaux fossés dissuasifs installés. Plus bas encore, le chemin de la Fontaine, qui ceinture le village au niveau le plus étendu, des puits et jardins.

La fin du premier millénaire voit la cure de Cailhau s'unir à l'abbaye de Montolieu, comme la plupart des communes du Haut Moyen Âge (Brézilhac, Gramazie...). Vers 1191, les chevaliers de Cailhau (dont Guilhem et Raimon) se rendent à Sauzens, pour jurer fidélité à Trencavel, comte de Carcassonne.

Au XIIIe siècle et jusqu'au XVIIIe siècle, Cailhau eut de nombreux seigneurs et chevaliers : vers l'an 1220, Robert de Cailhau, Dame Na Cavaers coseigneuresse de Fanjeaux et qui avait des sympathies pour l'hérésie cathare, François de Malhaurens (XVe)...

Protestantisme[modifier | modifier le code]

Durant et après 1560 les guerres de religion, les protestants se rassemblent dans cette région, Cailhau, Alet, Brugairolles, sont occupés. Laviston, gouverneur de Carcassonne chasse les protestants de Carcassonne, du Cabardès et du Lauragais. Il accorda son aide au consul de Limoux et contribua à délivrer Cailhau, Alet et quelques autres places en 1575. En 1580, la guerre recommence, et la région demeure dans la tourmente. En 1586, le vicomte de Mirepoix s'installe à Cailhau. Henri IV abjure le protestantisme en 1593.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, l'école publique était mixte : une classe pour les grands et une pour les petits. L'école communale ferma ses portes en 1991. Se succédèrent comme enseignants : le couple Sire, Mme Fabre...
Il existait également une école privée, située Grande rue, maison appartenant aujourd’hui à Marthe Guy (Pawlak). Cette école fut fermée vers 1958 par décision de Mgr Puech, évêque de Carcassonne. Se succédèrent comme enseignantes : Melle Julie, Melle Gazel, Mme Dousse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cailhau Blason D'azur au pal bretessé d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1800 François Pagès    
1800 1803 Guillaume Pelouze    
1804 1815 François Pagès    
1815 1825 Jérôme Commez    
1826 1830 François Dormières    
1830 1844 Auguste Pagès    
1844 1848 Bernard Fournié    
1848 1849 Taymond Lajugnie    
1849 1860 Amédée Labeaute    
1860 1865 Emile Fournié    
1865 1888 Maxime Vidal    
1888 1896 Isidore Dormières    
1896 1908 Eliacin Gabelle    
1908 1909 Prosper Gabelle    
1909 1944 Jean Caratge    
1944 1945 Baptiste Fort    
1945 1959 Laurent Riquier    
1959 1993 Jean Daunis    
1993 2007 Pierre Caratge    
2007 2014 Gérard Afflatet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 260 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
454 454 487 482 520 503 504 514 315
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
511 446 463 417 383 428 472 414 369
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
393 434 375 344 351 346 316 335 289
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
265 282 261 251 219 231 230 239 255
2011 - - - - - - - -
260 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Notre-Dame-des-Prés
  • Église Saint-Christophe XIIIe et XIVe, fortifiée, remaniée au XIXe : clocher vert insolite dominant le village; guette carrée au sud-ouest de l'édifice. L'église actuelle a été intégrée dans la forteresse. L'évêque Dalmace consacra l'autel de la paroisse en l'an 1088. Le Clocher faisant partie de la forteresse, date du XIIIe. La guérite (égauchette) a été construite en briques rouges au XVIIIe, dans l'esprit de l'ancien château fort. L'église a été maintes fois endommagée, réparée, intérieur, extérieur et clocher rafistolé... Au XIXe l'intérieur a été transformé en gothique, et les chapelles latérales sont créées. La porte a été reconstituée à partir d'éléments déplacés, en vrai gothique, du XIVe. La flèche verte du clocher date de 1925. Quant aux cloches, il en est une qui date du XVIe et qui est classée au titre des monuments historiques. Signalons que le clocher, a été restauré en 2002 à l'initiative du conseil municipal et du maire.
  • Sur le parvis de l'église se trouve une croix en pierre datée de 1645.
  • Croix 1643 devant l'église

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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