Les Angles (Pyrénées-Orientales)

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Les Angles
Les Angles en hiver.
Les Angles en hiver.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Mont-Louis
Intercommunalité Communauté de communes Capcir Haut-Conflent
Maire
Mandat
Michel Poudade
2014-2020
Code postal 66210
Code commune 66004
Démographie
Gentilé Anglois, Anglesins ou Anglesencs
Population
municipale
555 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 34′ 42″ N 2° 04′ 30″ E / 42.5783, 2.07542° 34′ 42″ Nord 2° 04′ 30″ Est / 42.5783, 2.075  
Altitude Min. 1 531 m – Max. 2 808 m
Superficie 43,20 km2
Localisation

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Liens
Site web www.les-angles.fr

Les Angles est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales, dans la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Anglois,Anglesins ou Anglesencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune des Angles se situe dans le canton de Mont-Louis et dans l'arrondissement de Prades, sur les hauteurs du plateau du Capcir.

Situation de la commune (en vert) relativement au département.
Situation de la commune

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes des Angles[1]
Formiguères
Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes des Angles[1] Matemale
Bolquère
(sur 50 m)
La Llagonne

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 1 531 et 2 808 mètres.

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune borde le lac de Matemale (230 ha), traversé par le fleuve de l'Aude qui prend sa source dans la commune, au lac d'Aude. La Têt, autre fleuve se jetant dans la mer Méditerranée en aval de Perpignan, borde aussi la commune à l'ouest avec le lac des Bouillouses.

Le lac de Balcère (Vallsera en catalan), plus petit, se trouve aussi dans la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est la gare de Mont-Louis - La Cabanasse.

Au départ de Mont-Louis et de Latour-de-Carol, des navettes de bus assurent des liaisons avec Les Angles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Els Angles[3].

Le nom de la localité peut faire référence à la forme du village en coin pointu (comme le coin servant à fendre du bois)[4].

Le lieu est mentionné, pour les premières fois, sous les noms de sanctus Salvador de Angulis en 908 puis alodium de Angulas en 965[5].

L'ancien hameau de Balcère (Vallsera en catalan, Vallserra sur la carte IGN) aujourd'hui disparu, est mentionné pour la première fois en 1011 : vallem Ursariam, ou la vallée des ours. La forme s'est ensuite contractée en Valsera, Vallsera, parfois Valserola[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire des Angles est donné en 965 par Sunifred II de Cerdagne, comte de Cerdagne, au monastère de Saint-Michel de Cuxa[5].

En 1181, le roi d'Aragon autorise l'abbé de Saint-Michel de Cuxa à fortifier ses possessions. Les habitants abandonnent alors l'ancien village, construit autour de l'église Saint-Sauveur, pour venir s'installer dans l'enceinte des fortifications du château. C'est le lieu du village actuel, situé sur une légère éminence et à 300 mètres de l'ancien village[7].

Le château est construit à partir d'une ferme forte, le mansus de Podio, transformée et fortifiée (castrum de Podio Angulorum in parochia Sancti Salvatoris)[7].

L'ancienne église Saint-Sauveur est située à 400 m au nord-est de l'église actuelle, construite dans les années 1860 à partir d'elle.

Le hameau de Balcère (Vallsera en catalan), situé au pied de sa petite église Sainte-Marie, appartenait depuis 1011 à l'abbaye Saint-Michel de Cuxa. En 1312, les troupes du comte d'Armagnac pillent le Capcir et en particulier Balcère, mais c'est surtout entre 1347 et 1350 que la peste noire emporte toute la population du village. Celui-ci se repeuplera un peu, et en 1701 l'abbaye de Cuxa cède le territoire aux Angles pour la somme de 450 écus. Le village n'est plus habité du tout à partir du XVIIIe siècle[8]

Le 1er janvier 2014, la commune intègre la Communauté de communes Capcir Haut-Conflent[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie

Le budget de la mairie est de 15 millions d'euros[10].

L'équipe municipale comprend le maire, quatre adjoints et dix conseillers. Le conseil municipal se réunit une dizaine de fois par an[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2014[12] Christian Blanc DVD Ancien conseiller général
mars 2014 en cours Michel Poudade[13]    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1470 1515 1553 1709 1720
46 f 44 f 17 f 7 f 4 f 14 f 8 f 48 f 32 f
1767 1774 1788 1789 - - - - -
537 H 107 f 565 H 110 f - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1358 : dont 15 feux pour Vallsera ;
  • 1365 : dont 13 feux pour Vallsera ;
  • 1378 : dont 3 feux pour Vallsera.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 555 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350 573 624 666 697 730 728 725 730
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
696 705 674 694 574 576 583 501 524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
507 515 510 518 511 508 517 341 328
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
255 277 351 475 528 590 568 561 555
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Matemale, Les Angles et Formiguères. Les Angles et Matemale accueillent chacune une école maternelle. Les Angles et Formiguères accueillent chacune une école élémentaire avec le CP et le CE1 pour Les Angles, et du CE2 au CM2 pour Formiguères[16]. L'école primaire est située au pied du bourg côté Mont-Louis.

Le secteur du collège est Font-Romeu[17].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 29 septembre[18] ;
  • Fête communale : 2 mai[18].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 260 €[19]. En 2011, ce revenu est de 22 522 €[20].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La station créée en 1964 par Paul Samson est devenue une des plus performantes des Pyrénées après quatre décennies.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme »
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises. Notices 26388-90, p 1447-48
  5. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales,‎ 1985, 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  6. Site de Jean Tosti
  7. a et b Les Angles.com
  8. Pyrénées catalanes, « Histoire de Vallsera »,‎ 2007 (consulté le 11 août 2013)
  9. Jean-Claude Frances, L'Indépendant, CdC Capcir Haut-Conflent : une intégration « à reculons » pour Les Angles et Bolquère, 6 janvier 2014
  10. Site de la mairie
  11. Site de la mairie
  12. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  13. « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  16. [xls] Académie de Montpellier, « Effectifs détaillés par école en 2012 »,‎ février 2013 (consulté le 26 juillet 2013)
  17. Inspection académique des Pyrénées-Orientales, « Circonscription de Prades »,‎ 2012 (consulté le 26 juillet 2013)
  18. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  19. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  20. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 août 2013).