Montazels

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Montazels
Château de Montazels
Château de Montazels
Blason de Montazels
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Couiza
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Couiza
Maire
Mandat
Christophe Cuxac
2014-2020
Code postal 11190
Code commune 11240
Démographie
Gentilé Montazelois
Population
municipale
553 hab. (2011)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 56′ 46″ N 2° 14′ 48″ E / 42.9461, 2.246742° 56′ 46″ Nord 2° 14′ 48″ Est / 42.9461, 2.2467  
Altitude Min. 211 m – Max. 527 m
Superficie 4,39 km2
Localisation

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Montazels est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Montazelois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Longée par la rivière Aude, ancienne Atax, la commune de Montazels est située sur la pente d'une colline orientée à l'est, dominée par le Mont Sec et s'étendant sur un large plateau du côté du couchant. Montazels s'élève au-dessus du village de Couiza avec vue directe sur les villages voisins de Rennes-le-Château et Coustaussa.

Transport[modifier | modifier le code]

Voie ferrée : Gare de Couiza-Montazels (la ligne Carcassonne - Rivesaltes).

Routier : Route départementale 118, Carcassonne-Quillan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fréquenté dès la préhistoire, l'origine de Montazels semble être affirmée depuis l'époque romaine. La contraction de sa toponymie serait issue du nom d'une villa gallo-romaine située sur son territoire actuel. J. Astor[1] fait dériver le toponyme Montazels du latin monticellus signifiant le petit mont le montceau, il cite les formes anciennes Montcol en 1004 et Montazellis en 1319. L'église paroissiale dédiée à sainte Cécile (Sainte Cécile de Montcol ou de Soroque) est mentionnée dans les sources dès 1004[2]. (L'église actuelle a été construite à la fin du XVIIe siècle, le registre des Baptêmes Mariages et Sépultures de cette période, conservé aux Archives Départementales, signale que les enfants nés à Montazels, à ce moment-là, sont baptisés à Couiza, l'église du village étant en construction). En 1319, la notion de "castrum de Montazel" [3] est mentionné pour la première fois dans les sources.

Cros Mayrevieille relève dans son "histoire du comté de Carcassonne"[4], le manuscrit 9551, folio 278, daté de 1235 à 1589, qui mentionne "la ville de Montazels en Rodès". Montazels apparaît également dans "l'assiette diocésaine" de 1594 et dans "la recherche diocésaine d'Alet", conservées aux archives départementales de l'Aude (Carcassonne), série C. En 1781, Montazels est également mentionné dans les archives diocésaines de la commune d'Alet. Vulgairement, nous pouvons trouver la dénomination de : Montazèls[5].

Louis Fédié dans son ouvrage: "Le comté de Razès et le diocèse d'Alet" [6] nous dit: "Montazels est un ancien monastère bâti sur un pli de terrain qui domine les bords de l'Aude" et " fut probablement fondé par les religieux du couvent de Saint-Polycarpe" (canton de Saint-Hilaire, Aude). (Fédié a pu se tromper, l'abbaye de Saint Polycarpe possédait effectivement un prieuré sur les bords de l'Aude au lieu-dit Sainte Croix, près du ruisseau de Cascabel, sur l'actuel territoire communal. On y trouve encore les ruines d'une ancienne église). Placé sous l'autorité de Bernard Aton vicomte de Carcassonne et de Razès, l'ancien couvent fut fortifié par l'un des seigneurs qui se vit attribuer les terres de Montazels, à titre de fief, par Bernard Aton.(On peut douter de l'existence de ce couvent fortifié. De nos jours une rue du vieux village porte le nom de "rue de la trigasallo" les vieux habitants prétendent que ce nom dériverait de l'occitan trigar signifiant trier car autrefois les paysans venaient, disent-ils, y récupérer les brebis qu'ils avaient confié au berger communal. En fait le compoix de Montazels de 1700 (consultable aux Archives Départementales) donne de ce toponyme une forme plus intelligible : "tras la sallo" qui signifie "derrière la Salle". La Salle était vers le Xe siècle un petit bâtiment suffisamment solide pour protéger les habitants du lieu en cas de danger. C'est sur l'emplacement de cette Salle ou à proximité que fut construit l'actuel château, construction qui pourrait être contemporaine de celle de l'église. Fin XVIIe siècle les seigneurs se retirent sur leurs terres et font des travaux d'embellissement) Bernard Aton désirait réunir les principaux seigneurs de sa vicomté à son entourage et pour cela, créa des châtellenies à titre de fiefs. "Quarante deux fiefs nobiliaires" sont institués autour de Rhedae. Avec le peu d'importance que représentait le fief de Montazels, tout laisse à penser qu'il dépendait du noble, "propriétaire" de Rhedae. Louis Fédié nous révèle le nom d'Altopol, sans aucune précision sur les sources sur lesquelles il s'appuie et qui peut correspondre à Guillaume Pierre d'Hautpoul.

De nos jours une rue du vieux village porte le nom de "rue de la trigasallo" les vieux habitants prétendent que ce nom dériverait de l'occitan trigar signifiant trier car autrefois les paysans venaient, disent-ils, y récupérer les brebis qu'ils avaient confié au berger communal. En fait le compoix de Montazels de 1700 (consultable aux Archives Départementales) donne de ce toponyme une forme plus intelligible : « tras la sallo » qui signifie « derrière la Salle ». Au Moyen Âge, la sala désignait la grande salle d'apparat d'un château. De fait, le château actuel édifié au XVIIe siècle est implanté à l'emplacement d'une fortification des XIIe et XIIIe siècles dont il subsiste encore d'importantes élévations.

Fin XVIIe siècle les seigneurs se retirent sur leurs terres et font des travaux d'embellissement)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Montazels

Son blasonnement est : Parti émanché d'argent et de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 André Fromilhague PS  
mars 2014 ....... Christophe Cuxac    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 553 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
238 230 236 262 289 297 313 294 312
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
313 297 307 325 325 367 325 332 342
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
385 453 418 372 389 389 401 400 418
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
382 399 459 462 506 469 486 489 553
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 1377, la population du castrum de Mortazellis était réduite à 5 feux, c'est-à-dire 25 habitants[9].

Économie[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, la culture principale était la vigne qui occupait 323 hectares (soit 2000 hectolitres de vin), mais également des cultures de pêchers, abricotiers, figuiers, cerisiers (guignes), pommiers, poiriers, grenadiers. L'olivier était également présent sur les coteaux avec une récolte d'environ 10 quintaux d'huile par an[10].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François de Calmes (Joseph-François) seigneur de Montazels au XVIIIe siècle. Né en 1740, co-seigneur de Barbaira, seigneur de Montazels, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et Baron de Serviès (en Val). Lieutenant du Génie dans l'armée de Condé puis capitaine d'infanterie, il épouse en 1772 Mademoiselle Marie de Fournas Labrosse, originaire de Frabrezan. Cette dernière décède en 1773, sans avoir amené d'héritier à la seigneurie de Montazels. En deuxième noce, Joseph-François épouse Madelaine (Magdelaine) de Bellissens, originaire de Cailhavel. En 1784, il échange les terres et la seigneurie de Montazels contre celles de Serviès à Henriette Eustachie de Castellan de Caumont, épouse de Guillaume de Vic et neveu de Joseph-François. Cette dernière épouse en 1785 Jean Hector de Casemajou, amenant ainsi la seigneurie de Montazels dans cette famille.
  • Jean Bernard Carles (1721 à Quillan - 1806 à Montazels). Il est nommé curé de la paroisse de Montazels, le 16 novembre 1751. Après les évènements de 1789, il refusa de prêter serment à la république courant de l'année 1790 et se réfugia en Espagne. Ses biens furent saisis et vendus au titre de "migrants". Puis en 1792, il finit par jurer sa loyauté à la république, mais ne retrouvera sa paroisse qu'en 1801. Durant son activité, il fut l’instigateur de la construction du bassin (Griffoul), ornant la place de la mairie actuelle. Pour cela, il obtint des fonds sous forme de dons, auprès de ses administrés. Pour l'alimenter en eau, il utilisa une fontaine située à environ deux à trois kilomètres du village. Ce monument est classé auprès des monuments historiques, depuis le 12 février 1951[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. Astor "Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux du midi de la France" Éditions du Beffroi Millau 2002
  2. (archives communales de Narbonne, inventaire Rocq., III, 366)
  3. (archives de l'Aude, série E, non inventoriée), de Montazellis (ordonnance, VII, 645), de Mortazellis (archives communales de Narbonne, série AA99, folio 25)
  4. tome I, doc. page 78: "Villa Sanciranichis (ou Sauciranichis) quae audio nomine avocature Trianos eum ecclesia Sanctae Ceciliae" 1521
  5. "Dictionnaire topographique du département de l'Aude" rédigé par l'abbé Sabarthès, curé de Leucate et membre non résidant du comité des travaux historiques et scientifiques, officier de l'instruction publique. Édition de l'imprimerie nationale en 1912.
  6. "Le comté de Razès et le diocèse d'Alet". Louis Fédié. Libraires éditeurs Lajoux frères, no 18 rue des Carmes, Carcassonne. 1880. 236pp
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. "Œuvres de Froissart", Chroniques tome 25. M. le baron Kervyn de Lettenhove. Biblio Verlag, Osnabrück, 1967. page 90.
  10. D'après: 1-Lamothe "note historique sur Limoux et son arrondissement". Manuscrit, 1855-1865. A.D.A. de l'Aude, Carcassonne. 2-Abbé E. Baichère "annale des communes de l'Aude". A.D.A. de l'Aude, Carcassonne.
  11. D'après: "Histoire du clergé de l'Aude de 1789 à 1803" A. Sabarthès. Éditions Roudière, 1939. 444 pages.
  12. La famille Saunière

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]