Trèbes

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Trèbes
Trèbes, la vielle ville vue du lac.
Trèbes, la vielle ville vue du lac.
Blason de Trèbes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Capendu
Intercommunalité Carcassonne Agglo
Maire
Mandat
Éric Menassi
2014-2020
Code postal 11800
Code commune 11397
Démographie
Population
municipale
5 305 hab. (2011)
Densité 324 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 38″ N 2° 26′ 32″ E / 43.2105555556, 2.4422222222243° 12′ 38″ Nord 2° 26′ 32″ Est / 43.2105555556, 2.44222222222  
Altitude Min. 67 m – Max. 161 m
Superficie 16,36 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Trèbes (en occitan Tresbès) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Trébéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Trèbes est située dans l'aire urbaine de Carcassonne au sud de la France, à 6 kilomètres à l'est de Carcassonne. Son emplacement stratégique sur la route entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique est connue depuis le néolithique. La ville se trouve dans un couloir entre la montagne Noire au nord et les Corbières à l'est, la plaine du Lauragais à l'ouest et la vallée de l'Aude au sud.

Les communes voisines sont : Berriac, Bouilhonnac, Villedubert et Rustiques.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Trèbes est située sur l'axe majeur de communication entre Toulouse et la côte méditerranéenne. Le canal du Midi datant du XVIIe siècle était autrefois une autoroute fluviale très empruntée. Aujourd'hui, l'autoroute des Deux Mers et plus précisément le tronçon est de l'A61 passe au sud de la ville permettant un accès direct depuis Toulouse ou Montpellier.

Sur le réseau secondaire, la route départementale 6113 (ex RN 113) traverse Trèbes et permet de rejoindre Carcassonne à l'ouest et Narbonne à l'est.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Trèbes comptait 2 190 logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 7,4 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. A contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 19,4 % du parc.

94,7 % des logements sont des résidences principales, réparties à 84 % en maisons individuelles et à 16 % en appartements (respectivement 59,1 % et 40,9 % dans la région). 59,7 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 36 % qui ne sont que locataires (respectivement 56,8 % et 37,6 % dans la région)

À noter qu’avec 364 logements HLM soit 16,6 % du parc en 1999 (9,6 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez faible en 1999 avec 4,2 % du parc (soit 96 logements) contre seulement 7,7 % dans la région.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (76,4 %), ou 3 pièces (14,9 %). Les petits logements restent peu nombreux (2 pièces : 2,9 % et studios : 4,5 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 80,2 % ont le chauffage central et 66,4 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 76,5 % et 61,7 % pour la région).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Trèbes est citée au IVe siècle sous le forme Tricessinum . Ce nom a pu exister sous la forme Ad Tricesinum qui signifiait le site de la 30e borne milliaire sur la grande voie romaine entre Narbo (Narbonne) et Tolosa (Toulouse); mais comme cela représentait environ une distance de 43 km à la borne n°1 (les Romains n'avaient pas le zéro), cette borne ne pouvait être dans Trèbes.

En effet ces 43 km ne peuvent pas représenter la distance au centre antique de Narbonne qui est 45,5 km à vol d'oiseau; ou encore à l'ancien port de Narbonne qui est à 44,6 km à vol d'oiseau. Et même si on pouvait ajouter le 30e mille à la distance de 43 km on arriverait à 44,5 km environ. De plus la voie romaine Trèbes-Narbonne ne pouvait pas être rigoureusement droite sur ce parcours. Cette 30e borne était donc proche de Trèbes à l'est, mais elle était à au moins 2 km en dehors du village dehors du village actuel.

D'ailleurs en 1110, Trèbes s'appelle Tresmals dont l'origine est l'expression latine tres moles signifiant les trois gués équipés d’une chaussée ennoyée (môle). Ces trois gués ont été remplacés plus tard par les trois ponts qui permettent d'entrer dans Trèbes, donc l'interprétation du nom Trèsmals semble la bonne. Quant au nom il est devenu Trèbes en 1220 à la demande de l'autorité locale qui trouvait le nom négatif (très mal). Tres bé signifiait à l'époque Très bien.

Histoire[modifier | modifier le code]

La bourgade qui est à l'origine de Trèbes s'est établie sur la butte du Plô, non loin du confluent de l'Aude et de l'Orbiel qui lui servaient de barrière naturelle.

À l'époque romaine, elle devient un important vicus dont le territoire porte encore les traces de la cadastration de la colonie de Carcassonne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Éric Ménassi PS  
avril 2009 2014 Claude Banis[1] DVD  
mars 1989 février 2009 Claude Banis DVD Annulation de l'élection - Fin de mandat
1910   Francois Jougla   Conseiller général du Canton de Capendu
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La ville de Trèbes comptait 5 618 habitants au dernier recensement de l'INSEE en 2006 ce qui la place au e rang national et au e rang départemental. La densité de la commune est de 343 hab./km². La commune est densément peuplée par rapport à Narbonne (269 hab./km²), Limoux (290 hab./km²) ou Castelnaudary (228 hab./km²). Mais cette densité est largement inférieure à des villes comme Toulouse (3 299 hab./km²), Montpellier (3 965 hab./km²) ou Perpignan (1 544 hab./km²).

La ville de Trèbes fait partie de l'aire urbaine de Carcassonne qui est la plus peuplée du département avec 82 577 habitants couvrant 61 communes avant Narbonne (70 750 hab.), Castelnaudary (19 079 hab) et Limoux (15 160 hab.)[2]. Trèbes fait aussi partie de la communauté d'agglomération du Carcassonnais. C'est la ville la plus importante en nombre d'habitants après Carcassonne dans la communauté d'agglomération.


En 2011, la commune comptait 5 305 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 087 1 087 1 206 1 387 1 607 1 707 1 773 1 901 1 871
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 888 1 714 1 764 1 765 2 001 2 171 2 209 1 858 1 804
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 840 2 006 1 962 2 000 1 992 2 021 2 068 2 057 2 179
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 294 2 958 4 007 5 526 5 575 5 495 5 646 5 618 5 308
2011 - - - - - - - -
5 305 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'évolution démographique de la ville est régulière et en augmentation depuis le XIXe siècle en passant de 1 087 habitants en 1800 à 5 618 habitants en 2006. Cependant, depuis les années 1980, cette progression stagne. En 1982, le nombre total d'habitants était de 5 526 habitants. Il descend à 5 495 habitants en 1999 pour remonter en 2006 à 5 618.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Trèbes possède trois écoles maternelles (Les Floralies, Centre Ville et l'Aiguille) et trois écoles élémentaires (Les Floralies, Centre Ville et l'Aiguille).

La ville possède également un collège public, le collège Gaston-Bonheur, mais ne dispose d'aucun lycée.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • 21 juin : Fête de la musique
  • Juillet : Les Musicales d'été
  • 13 juillet : Feu d'artifice

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Trèbes possède de nombreux commerces situés au centre de la ville : boulangerie, antiquités-brocante, tabac-presse, location de vélos, dépannage informatique, boucherie-charcuterie, restaurant, publicité adhésive, pharmacie, fleuriste, poissonnerie, cave à vin, etc.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont-canal de l'Orbiel.

L'église paroissiale Saint-Étienne est inscrite aux monuments historiques par un arrêté du 3 septembre 1974[6]. Reconstruite en deux campagnes à la fin du XIIIe siècle et au XIVe siècle, l'église comprend une large nef unique de sept travées à charpente apparente sur arcs diaphragmes, et une abside pentagonale voûtée d'ogives, plus étroite et plus basse que la nef. Cinq chapelles également voûtées d'ogives ouvrent sur les cinquième et sixième travées au nord et au sud, et sur la première travée au nord. Un portail amorcé sur la façade occidentale n'a jamais été achevé et l'église ouvre par deux portes situées au nord et au sud de la deuxième travée. Le clocher est construit au sud de la première travée.

Une fausse voûte d'ogives en plâtre édifiée sur la nef en 1860 s'effondre partiellement en 1980. Cet incident permet de découvrir 350 corbeaux peints appartenant à la charpente primitive, qui sont alors dégagés et restaurés. Cet ensemble est exceptionnel dans la région, le décor étant resté complet[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Coll (1941-2009) : musicien ayant vécu à Trèbes à partir de 1969 et enterré au cimetière de la commune ;
  • Michel Amardeilh (1952-) : sportif et entraîneur du club de natation de la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Trèbes Blason D'argent à trois lettres B majuscules d'azur, au chef d'azur également, chargé de trois fleurs de lys d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]