Vinassan

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Vinassan
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Coursan
Intercommunalité Le Grand Narbonne
Maire
Mandat
Didier Aldebert
2014-2020
Code postal 11110
Code commune 11441
Démographie
Gentilé Vinassanais
Population
municipale
2 522 hab. (2011)
Densité 281 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 16″ N 3° 04′ 29″ E / 43.2044, 3.074743° 12′ 16″ Nord 3° 04′ 29″ Est / 43.2044, 3.0747  
Altitude Min. 3 m – Max. 142 m
Superficie 8,96 km2
Localisation

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Liens
Site web Le site officiel de Vinassan

Vinassan est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Vinassanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Narbonne située dans le massif de la Clape, au pied de coteaux boisés, couverts de vignes, d'amandiers et d'oliviers, dominant de quelques mètres la plaine narbonnaise. Belles et larges avenues ombreuses. Du haut des coteaux (altitude : 100 mètres) se déroule un panorama compris entre les Pyrénées et les Cévennes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'importance et le développement de Vinassan ne datent que d'un demi-siècle. C'était auparavant un petit bourg groupé autour du château seigneurial, n'ayant pour toute ressource que le rendement du peu de terre des coteaux. La plaine était couverte de marais où poussaient à profusion le tamaris et la salicorne. En 1860, la population ne s'élevait qu'à 300 personnes.

L'énergique labeur des habitants a transformé et assaini ces terrains marécageux en un riche vignoble.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1992 Gabriel Pech PS  
1992 2008 Osmin Camarasa PS  
mars 2008 - Didier Aldebert DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 522 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
256 198 221 298 297 269 306 318 306
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
287 317 367 383 396 519 555 694 700
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
735 728 717 704 801 892 832 721 704
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
692 771 878 980 1 427 2 004 2 197 2 184 2 499
2011 - - - - - - - -
2 522 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Vinassan accueille la Foulée des Pantigues, course à pied de 10 km à travers la Clape. Ce nom de pantigues est lié au surnom donné par les Armissanais, village voisin, pour les Vinassanais. Les pantigues sont des insectes que l'on trouvait autrefois dans les vignobles, leur nom scientifique étant éphippigère provençale.
  • L'Étoile sportive vinassanaise est l'équipe de rugby de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture

La-clape Languedoc (AOC)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église romane Saint-Martin

L'église Saint-Martin de Vinassan, de style roman, à trois nefs, est magnifique. Elle a été reconstruite en 1896 sur l'emplacement de l'église du XIe siècle, dont on a conservé l'abside. Jolie chaire en bois sculpté. Fonts baptismaux remarquables.

Saint-Martin, côté est
Saint-Martin, côté nord-est
Article détaillé : Église Saint-Martin de Vinassan.
La glacière de Vinassan

Par un édit royal de 1659, Louis XIV autorise la construction de glacières sur le territoire de la France de l'époque. Elles étaient gérées par les fermiers généraux qui octroyaient ce privilège aux plus offrants lors d'enchères et pour une période de dix ans.

Cet édit ne semble néanmoins pas être à l'origine de la construction de la glacière de Vinassan, car il est probable qu'elle soit antérieure de quelques années. Les textes portent trace de deux propriétaires : Louis Chastagnié, sieur Dandoville, en 1673, puis, sieur Gabriel de Sorgues, seigneur de Moujan et de Vinassan. La glacière a été abandonnée à la fin du XVIIIe siècle, période pour laquelle on ne connaît pas les propriétaires.

Au XXIe siècle, le bâtiment, appartenant désormais à la commune de Vinassan, a fait l'objet de cinq chantiers de restauration de 2003 à 2007, avec les volontaires internationaux de Concordia. Cette restauration est l'œuvre d'un partenariat étroit entre la commune, le parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée, la région Languedoc-Roussillon et la maison de la Clape. La glacière se situe sur un parcours qui relie la montagne Noire à la mer en 130 km : la route de la Glace. La glacière de Vinassan ne fonctionnait déjà plus quand, au XIXe siècle, celles de la montagne Noire sont entrées en activité.

En novembre, un meneur d'œuvre nettoyait la glacière à grandes eaux, car la propreté était gage d'une bonne qualité de la glace. L'eau s'évacuait ensuite par un orifice (touât) situé, pour celle de Vinassan, sous le couloir d'accès. Cette évacuation avait aussi son rôle à jouer lors de la fonte de la glace, au moment de sa conservation. Au fond de celle-ci était disposé un lit de branchage ou de sarments. Alors pouvait commencer la collecte de la glace qui se faisait à dos de mulets ou dans de nombreux tombereaux. Elle était recueillie dans les mares avoisinantes, le cours d'eau qui passait à proximité, des bassins aménagés à cet effet. Ici, on parvenait à remplir la glacière avec la glace récoltée aux alentours. À l'époque de Louis XIV, la France traverse une période très froide.

Le remplissage s'effectuait par l'ouverture supérieure, la glace était tassée par les hommes afin de limiter au maximum les trop nombreuses bulles d'air qui provoquent la fonte. Les murs, très épais, étaient garnis de feuillage et de paille au fur et à mesure que la glacière était remplie, toujours dans un souci d'isolation thermique. Quand on considérait que la glacière était pleine, le vide restant était comblé par de la paille et la glacière était fermée. Elle restait sous haute surveillance, des contrôles et des prélèvements étaient effectués régulièrement. En sept mois, le volume de la glace pouvait diminuer de 50 %. En mai, un procès verbal autorisait l'ouverture de la glacière et la vente pouvait commencer. La glace était alors évacuée par le couloir d'accès.

Tout le travail lié à la glace se faisait la nuit, les hommes étaient éclairés par des bougies, même à l'intérieur du bâtiment. À l'extérieur, la glacière était entièrement recouverte de terre et de végétaux pour assurer la meilleure isolation possible. Le couloir d'accès est orienté au Nord, en forme de coude, avec trois portes successives.

Vue supérieure de la glacière de Vinassan

Quelques chiffres et aspects techniques :

  • diamètre : 6 mètres
  • hauteur : 9 mètres
  • contenance : 100 tonnes de glaces

Le bâtiment a été construit avec des pierres de grès et de calcaire, certains blocs de calcaire ayant été taillés pour les embrasures des portes. Le fond est un pavage de pierres non jointives, bloquées par de l'argile.

La glacière est aujourd'hui libre d'accès[3].

Autres monuments

On trouve sur les collines environnantes de nombreuses traces de l'occupation romaine.

L'ancien Château seigneurial, situé sur la place, a été divisé en habitations particulières. Il existe encore le grand escalier en pierre et d'autres vestiges.

Ruines intéressantes d'un vieux Château féodal et de sa chapelle, perchés sur un mamelon dépendant du domaine de Marmorières.

Chêne-vert gigantesque, à 600 mètres du village, sur la route de Coursan.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Razimbaud mentionné comme maire en 1762 dans les archives communales.
  • Jacques Razimbaud maire du village en 1833.
  • Montestruc : sur le tableau des maires de Vinassan depuis 1811, apparaît le nom de Montestruc de 1903 à 1913. Montestruc est réputé dans le monde de la science pour avoir contribué à la recherche du vaccin contre la lèpre. La municipalité de Vinassan lui a dédié une stèle sur l'avenue du même nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vinassan Blason D'azur, à une fasce fuselée d'argent et d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]