Raimond II Trencavel

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Armoiries des Trencavel avant 1247 : fascé de gueules et d'argent, chargé de ravelles de sable
Armoiries des Trencavel après 1247 : fascé de gueules et d'hermine
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Raimond II Trencavel (vers 1204 - † vers 1267), est un membre de la maison Trencavel. Il cherchera, des années durant, à reprendre les possessions de son père dont la croisade des Albigeois l'avait spolié. Il s'opposa à plusieurs reprises à Amaury de Montfort, alors établi sur les anciens domaines Trencavel.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Raimond est encore en bas âge, lorsque les croisés font le siège de la ville de Carcassonne, alors tenue par son père Raimond-Roger Trencavel en 1209. À la prise de la ville, Simon de Montfort, alors chef militaire de la croisade, fera emprisonner Raimond-Roger dans ses propres cachots. À la mort de ce dernier le 10 novembre 1209, Simon de Montfort, qui briguait les territoires Trencavel, fait signer à Agnès de Montpellier, l'épouse du défunt, une renonciation sur ses droits ainsi que ceux de son fils. En contrepartie, elle reçut une rente viagère de trois mille sous et le remboursement sur un an, réalisé en quatre versements, de sa dot se montant à vingt-cinq mille sous. Raimond est alors confié à la tutelle du comte Raymond-Roger de Foix.

Première reconquête[modifier | modifier le code]

Raimond prit une part active à la reconquête occitane menée par Raymond VII de Toulouse. En effet, à partir de 1216, le pays se soulève face au joug imposé par Simon de Montfort. Ce dernier sera d'ailleurs tué en tentant de soumettre la ville de Toulouse par le biais d'un siège en règle, en 1218. Son successeur, son fils Amaury, sera incapable de faire face à cette révolte générale et restituera peu à peu les terres conquises lors de la croisade des Albigeois. En 1224, Carcassonne est reprise et Raymond VII offre la ville à son possesseur légitime : Raimond.

Il la conservera jusqu'en 1226, année où Louis VIII viendra soumettre la ville à nouveau. Cette dépossession sera entérinée par le traité de Meaux-Paris en 1229 qui fera de la ville un sénéchaussée royale. Raimond dut s'exiler à la cour du roi d'Aragon.

Deuxième reconquête[modifier | modifier le code]

En 1240, Raimond, qui possédait encore de nombreux contacts dans le pays, décide de reprendre son dû : la cité de Carcassonne, avec l'aide d'Olivier de Termes. Le 17 septembre, il profite de la complicité de la noblesse locale et des habitants des faubourgs de la ville pour assiéger la cité. Les combats dureront 25 jours et seront sans merci. Alors que la cité allait tomber aux mains des faydits qui accompagnent Raimond, l'armée royale arrive pour secourir la cité. Le 11 octobre, Raimond doit lever le siège de toute urgence. Il se rend à Montréal où il sera poursuivi et assiégé à son tour. Il réussit à s'échapper et repartit à nouveau en exil en Aragon.

Soumission et prise de la croix[modifier | modifier le code]

En 1246, Raimond sera contraint à renoncer à ses droits. L'année suivante, il brisera son sceau de vicomte de Béziers et Carcassonne en gage de soumission au roi de France qui est alors saint Louis. En 1248, il fit partie de la septième croisade. Le dernier acte connu le concernant date de 1263.

On suppose qu'il est mort avant 1267, date à laquelle son fils Roger apparaît sous le titre de Roger de Béziers, fils de Trencavel, dit vicomte de Béziers.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Armoiries et sceaux des Trencavel : Paratge