Third stream

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Le Third stream (« troisième courant » en anglais) est un terme forgé en 1957 par le compositeur américain Gunther Schuller pour décrire un genre musical qui synthétise la musique classique européenne et le jazz. L'improvisation est généralement considérée comme un élément clef du Third Stream.

Le mouvement naît vers le milieu des années 1950, en même temps que les premiers frémissements du free jazz, et participe de la volonté des acteurs de la scène jazz d'élargir encore leurs horizons musicaux[1].

On peut trouver des antécédents au Third stream dans les travaux de compositeurs comme Béla Bartók ou Claude Debussy, qui visaient à renouveler la musique classique en puisant dans le vivier des musiques populaires européennes. De l'autre côté de l'Atlantique, des jazzmen comme Woody Herman avaient cherché à concilier jazz et classique, en intégrant par exemple des éléments tirés de compositions d'Igor Stravinsky[1].

Parmi les principaux représentants du Third stream, on peut citer George Russell, John Lewis, Georges Handy, Jimmy Guiffre et Ran Blake. Bien que non-exclusivement liés à ce courant, de nombreux musiciens comme Bill Evans, Eric Dolphy, Ornette Coleman ou encore Scott LaFaro ont contribué aux concerts ou enregistrements relevant de cette esthétique.

Plus tard, Blake lui-même étend le concept de Third Stream au mélange de tout genre musical avec le jazz[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Philippe Carles, André Clergeat et Jean-Louis Comolli, Dictionnaire du jazz, Ed. Robert Laffont, Coll. Bouquins, Paris, 1994, (ISBN 2-221-07822-5), p. 1165-1166.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gunther Schuller: Musings: The Musical Words of Gunther Schuller; Oxford University Press, 1986.

Article connexe[modifier | modifier le code]