Art Blakey

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Art Blakey

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Art Blakey & The Jazz Messengers au Club Coatélan (Bretagne, France) en 1985

Informations générales
Surnom Abdullah Ibn Buhaina
Nom Arthur Blakey
Naissance
Pittsburgh, Pennsylvanie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 71 ans)
New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Jazz
Instruments Batterie

Arthur « Art » Blakey (né le à Pittsburgh, en Pennsylvanie et mort le ) est un batteur et chef d'orchestre de jazz américain, également connu sous le nom de Abdullah Ibn Buhaina.

Art Blakey est avec Kenny Clarke et Max Roach un des inventeurs du style de batterie bebop moderne, et fut l'un des piliers du genre Hard Bop. Lui et son groupe, The Jazz Messengers, continuent aujourd'hui encore d'avoir une grande influence sur le Jazz, non seulement de par le style puissant, bluesy et funky du batteur, mais également pour avoir « lancé » de nombreux jeunes futurs grands noms du jazz, plusieurs décennies durant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Dans les années 1940, Art Blakey joue dans les orchestres de Mary Lou Williams, Fletcher Henderson, et Billy Eckstine. Il se convertit à l'Islam durant un long séjour en Afrique de l'Ouest, à la fin des années 1940 et prend le nom de Abdullah Ibn Buhaina (d'où son surnom « Bu »). Cette visite africaine est toutefois sujette à polémique, certains affirmant que Blakey n'a jamais été absent des États-Unis aussi longtemps.

À la fin des années 1940 et au début des années 1950, Blakey participe aux groupes de musiciens prestigieux tels que Miles Davis, Bud Powell ou encore Thelonious Monk. Il figurera notamment sur le premier enregistrement de ce dernier en tant que leader (en 1947, pour le label Blue Note), et sur son dernier (en 1971 à Londres).

The Jazz Messengers ...[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, Blakey dirige avec le pianiste Horace Silver une série de groupes sous des noms variés. Ils enregistrent notamment l'un des premiers disques « live » de Jazz, A Night at Birdland, en février 1954, sous le nom du Art Blakey Quintet. Le groupe comprend, en plus de Blakey et Silver, le jeune trompettiste Clifford Brown, le saxophoniste alto Lou Donaldson et le bassiste Curly Russell. C'est aussi en 1954 que le nom Jazz Messengers est employé pour la première fois pour désigner le quintet, désormais composé de Blakey, Silver, Hank Mobley, Kenny Dorham et Doug Watkins. En 1956, ils enregistrent un album éponyme pour le label Columbia. Silver ayant quitté le groupe, celui-ci devient ensuite Art Blakey and the Jazz Messengers, un nom qu'il gardera jusqu'à la mort du batteur.

L'orchestre traversera de nombreux changements de composition, deux d'entre eux parmi les plus célèbres comprenant Wayne Shorter au saxophone tenor. D'abord au sein d'un quintet de 1959 à 1961, puis d'un sextet, de 1961 à 1964 qui comprend également le tromboniste Curtis Fuller. Pendant ses engagements au sein des Jazz Messengers, Shorter joue le rôle de directeur musical du groupe, et certaines de ses compositions, telles que Lester Left Town, resteront des éléments essentiels du répertoire des Messengers. Parmi les autres musiciens ayant laissé une marque durable sur les Jazz Messengers, on trouve notamment Bobby Timmons, compositeur de Dat Dere et Moanin', Benny Golson, compositeur de Along Came Betty et Are You Real, et, plus tard, Bobby Watson. Sous l'influence de Wayne Shorter, le groupe s'aventure dans la New Thing des années 1960, enregistrant des faces qui portent la marque évidente de l'influence des albums de John Coltrane sur le label Impulse!, comme sur Free for All (1964).

... Et au-delà[modifier | modifier le code]

Au cours de sa carrière, Art Blakey a enregistré des dizaines d'albums, modifiant sans cesse la composition des Jazz Messengers pour intégrer de jeunes et prometteurs musiciens. Après avoir éprouvé quelques difficultés à traverser la mode du jazz fusion dans les années 1970, le groupe fut à nouveau rajeuni grâce à l'avènement au début des années 1980 d'un jazz « néotraditionnaliste », incarné notamment par le trompettiste Wynton Marsalis, qui fut un temps directeur musical du groupe. Art Blakey persévéra dans cette veine après le départ de Marsalis, donnant leur chance à de nombreux « jeunes lions » comme Terence Blanchard, Donald Harrison et Kenny Garrett.

Après avoir mis fin aux tournées des Jazz Messengers à la fin des années 1980, Art Blakey mourut à New York en 1990, laissant derrière lui l'un des héritages les plus riches de l'histoire du Jazz. Ayant notamment contribué à propulser au premier plan la batterie, à l'origine instrument purement accompagnateur, pour en faire un instrument soliste et directeur, il exerce aujourd'hui encore une grande influence sur les nouvelles générations de « hard-boppers ». Il a également joui, durant toute sa carrière, d'une immense popularité en France, apparaissant notamment avec les Jazz Messengers dans le film de Roger Vadim Les Liaisons dangereuses 1960 en 1959.

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • National Endowment for the Arts - NEA Jazz Master : nomination et récompensée en qualité de Jazz Master en 1988[1] (N.B. : la plus prestigieuse récompense de la nation américaine en matière de jazz).

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Art Blakey.

Equipement[modifier | modifier le code]

Kit  : Batterie Gretsch

  • 5.5"x14" caisse claire
  • 8"x12" Tom
  • 14"x14" Tom
  • 20" Grosse caisse

Cymbales : Zildjian

  • 14" New Beat Hi-Hats
  • 18" A Crash Ride
  • 21" A Sweet Ride
  • 18" A Crash Ride

Vidéos[modifier | modifier le code]

  • 2004 Live at Village Vanguard
  • 2003 Live at the Smithsonian
  • 2003 Live from Ronnie Scott's (DVD)
  • 2003 Modern Jazz at the Village Vanguard
  • 2001 Jazz Life, Vol. 2
  • 1998 Art Blakey's Jazz Messengers
  • 1995 The Jazz Messenger (Video/DVD)
  • 1986 At Ronnie Scott's London (Video)
  • 1983 Jazz at the Smithsonian

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. (en) Art Blakey : 1988 NEA Jazz Master Consultation du 12 juin 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]