Hipster

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Hipster est un terme des années 1940 qui désignait à l'origine les amateurs de jazz et en particulier du bebop qui devint populaire dans ces années-là. Le hipster adoptait le mode de vie du musicien de jazz, notamment la manière de se vêtir, l'argot, l'usage de drogues, l'attitude détendue (« cool »), l'humour sarcastique, la pauvreté de rigueur et des codes de conduite sexuelle libre. Les premiers hipsters étaient généralement de jeunes blancs qui adoptaient le style des noirs urbains de l'époque. Ceux qui vinrent ensuite ne connaissaient pas forcément l'origine culturelle de ce mode de vie.

Le mot semble avoir aujourd'hui une connotation légèrement négative, mais les hipsters eux-mêmes tendent toujours à se nommer fièrement ainsi.

Origine du terme[modifier | modifier le code]

Selon certaines sources, le mot hip serait originaire du Sénégal (probablement wolof) qui signifiait voir ou de hipi qui voulait dire ouvrir les yeux[1].

Style de vie du hipster des années 1940-1950[modifier | modifier le code]

L'auteur Frank Tirro, dans son livre Jazz, définit le hipster ainsi :

Pour le hipster, Charlie Parker était la référence. Le hipster est un homme souterrain. Il est à la Seconde Guerre mondiale ce que le dadaïste était à la première. Il est amoral, anarchiste, doux et civilisé au point d'en être décadent. Il est toujours dix pas en avant des autres à cause de sa conscience, ce qui peut le conduire à rejeter une femme après l'avoir rencontrée parce qu'il sait où tout cela va mener, alors pourquoi commencer ? Il connaît l'hypocrisie de la bureaucratie, la haine implicite des religions, quelle valeur lui reste-t-il à part traverser la vie en évitant la douleur, surveiller ses émotions, « être cool » et chercher des moyens de "planer". Il cherche quelque chose qui transcende toutes ces conneries et il le trouve dans le Jazz[2].

Le hipster commençait pratiquement toujours ses phrases par « comme si » (like), indiquant que ce qui allait suivre était la description d'une illusion[3].

Style de vie du hipster contemporain[modifier | modifier le code]

En 2010, en France, un article indique que : « le terme est en train de s’imposer dans le paysage hexagonal. » Et le décrit comme « le nouveau sociotype fourre-tout »[4].

En 2011 en France, un article titre « La mort du “hipster”, ce subversif de pacotille, est imminente »[5]. Cette mort annoncée du hipster pourrait simplement venir du fait que le style hipster, qui est par définition à contre courant, est justement devenu branché, à la mode, ce qui va à l'encontre de l'essence même du hipster.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prentiss Riddle: Language: Hip means "enlightened" in Wolof à partir de Hip: The History de John Leland
  2. Jazz a History de Frank Tirro, Norton 1977
  3. Marty Jezer dans The Dark Ages: Life In The U.S. 1945-1960
  4. « Pister le hipster », Slate,‎ 22 novembre 2010
  5. « Alléluia ! La mort du « hipster », ce subversif de pacotille, est imminente », Rue89,‎ 19 décembre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]