Truman Capote

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Truman Capote

Description de l'image  Truman Capote by Jack Mitchell.jpg.
Nom de naissance Truman Streckfus Persons
Activités Romancier
Naissance
La Nouvelle-Orléans, Louisiane, États-Unis
Décès (à 59 ans)
Los Angeles, Californie, États-Unis
Langue d'écriture Anglais
Mouvement Southern Gothic
Distinctions Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur scénario pour Les Innocents

Œuvres principales

Signature

Signature de Truman Capote

Truman Garcia Capote (nom de naissance Truman Streckfus Persons), né le à La Nouvelle-Orléans, mort le à Los Angeles, est un écrivain américain auteur de romans, nouvelles, reportages, portraits, récits de voyages, souvenirs d'enfance, ainsi que de deux adaptations théâtrales d'écrits antérieurs et de deux scénarios de films.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les années de formation[modifier | modifier le code]

Ses parents, Arch Persons et Lillie Mae, se séparent quelques années après leur mariage. Sa jeune mère le confie à ceux-là même qui l'avaient recueillie orpheline : il est élevé à Monroeville en Alabama par ses trois cousines et leur frère, tous quatre célibataires. Son enfance est heureuse mais il ressentit toujours douloureusement cet abandon par ses parents. A Monroeville, il a pour amie d'enfance Harper Lee qui le décrira dans son roman To Kill a Mockingbird (Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur) comme un « Merlin l'enchanteur de poche », sous les traits du personnage de Dill. En 1932, sa mère qui s'est remariée à un Cubain, Joseph Capote, l'emmène vivre à New York. Son beau-père l'adopte légalement et Truman Persons devient Truman Capote.

Il fait ses études à la Dwight School de New York ainsi qu'à la Greenwich High School à Greenwich dans le Connecticut où l'un de ses professeurs, Catherine Wood, l'encourage à écrire. Diplômé d'un collège privé du West Side, il quitte définitivement à 17 ans le système scolaire et travaille de 1941 à 1945 comme pigiste au New Yorker ; en juin 1945, à l'époque de la publication de Miriam dans le magazine Mademoiselle, il rencontre William S. Burroughs : Mademoiselle et Harper's Bazaar sont les deux magazines qui publient ses premières nouvelles ; le New-Yorker les juge trop audacieuses. Les directeurs littéraires de ces magazines (Mary Louise Aswell pour Harper's Bazaar et George Davis pour Mademoiselle), des personnages influents de l'époque, détectèrent avant tous les autres le talent exceptionnel du jeune homme.

La vie de famille chez les Capote est orageuse, les crises d'éthylisme de sa mère sont fréquentes et violentes. En 1946, le jeune homme trouve refuge à Yaddo, une résidence qui accueille écrivains, musiciens et artistes, dans l'État de New-York. Il y rencontre Newton Arvin, un professeur de lettres de grande valeur. Pendant les deux ans que dure leur liaison, il passe chaque weekend-end auprès de celui qui lui donnera la formation qu'il n'avait pas reçue à l'université. Il lui rendra plus tard hommage en disant qu'« Arvin a été [son] Harvard ».

Les premiers succès[modifier | modifier le code]

Portrait par Carl van Vechten en 1948.

Dans toute sa vie d'écrivain, Truman Capote n'écrit qu'une quinzaine de nouvelles. Leur charme particulier doit beaucoup au caractère merveilleux ou fantastique de leurs histoires, à leur ironie légère et, pour certaines d'entre elles, au don d'enfance de leur auteur. Leur style poétique foisonne d'images originales (« [...] glissant quelques sucreries dans le vinaigre de sa voix... », « Miss Sook, sensible comme une capillaire... », « Tico Feo [...] chantait une chanson aussi gaie que des sous que l'on remue »). Ses personnages, mêmes ceux qui ont un rôle secondaire restent dans la mémoire du lecteur : « L'homme qui avait parlé était petit, taillé en barrique, et d'un teint de brique; il avança jusqu'au seuil du salon et s'arrêta en titubant. » (Oreilly dans Monsieur Maléfique). C'est grâce à ces nouvelles, et particulièrement à Miriam publié par Mademoiselle dans son numéro de juin 1945, que le milieu littéraire new-yorkais reconnaîtra son talent.

Il est invité dans les cercles littéraires de Mary Louise Aswell et Georges Davis. Bennett Cerf, le directeur de Random House, accepte de publier son premier roman Les Domaines hantés (1948), qui connaît d'emblée un vif succès. La même année, il fait la connaissance de Jack Dunphy, lui-même écrivain, qui sera le compagnon de presque toute sa vie. Les dix années suivantes les voient séjourner longuement en Europe. En 1951 paraît La Harpe d'herbes qui évoque son enfance en Alabama auprès de ses cousines qui l'ont élevé. Il écrit des récits de voyages et des scénarios de films dans lesquels jouent les grands acteurs de l'époque (Humphrey Bogart, Gina Lollobrigida...) mais son travail pour les scènes new-yorkaises, une adaptation théâtrale de La Harpe d'herbes et une comédie musicale tirée de sa nouvelle La Maison des fleurs, connaît un succès mitigé.

En 1958, Petit déjeuner chez Tiffany, bref roman de 120 pages, connaît un grand succès et fait de lui également un écrivain reconnu par ses pairs. Ce roman est le récit de la rencontre d'un écrivain débutant, le narrateur, avec sa voisine du dessous, une jeune femme déroutante et anticonformiste d'à peine dix-neuf ans et d'un charme fou. Telle un papillon de nuit attiré par les lumières d'une vie new-yorkaise futile et mondaine, Holly Golightly vit aux crochets de quelques riches amis et amants. Femme-enfant, fantasque et imprévisible, elle est rétive à toute morale qui restreigne sa liberté. Le jeune narrateur tombe rapidement amoureux de cette femme seule, blessée par une enfance difficile. Cet amour n'est pas payé de retour et une mauvaise fréquentation (celle d'un chef mafieux emprisonné auquel Holly rendait service en transmettant à l'extérieur ses messages météorologiques) oblige la jeune femme à s'envoler précipitamment pour le Brésil. Elle disparaît mais pas dans le souvenir du narrateur à qui elle laisse un sentiment de manque et le regret du bonheur enfui. Le style léger et ironique de Truman Capote sert merveilleusement ce récit doux-amer.

De sang-froid (In Cold Blood)[modifier | modifier le code]

Truman Capote en 1959.

Truman Capote découvre dans le New York Times du 16 novembre 1959 un fait divers qui, tout de suite, le passionne : un quadruple meurtre frappant une famille de fermiers du Kansas. Il pense qu'il pourra traiter ce fait divers sanglant sous une nouvelle forme littéraire et en faire un « roman de non-fiction ». Il obtient du New Yorker de partir enquêter sur les lieux du drame, à Holcomb. Son amie d'enfance Harper Lee, à qui il a demandé de l'accompagner, facilite beaucoup ses relations avec la population locale du Midwest et lui est d'une aide précieuse durant son travail de recherches. L'écrivain passe de longs mois à interroger d'innombrables témoins, à étudier les rapports de police et, après l'arrestation des deux assassins, à les rencontrer en prison grâce à la confiance d'Alvin Dewey le policier chargé de l'enquête. Il gagne l'amitié de Perry Smith et de Dick Hickock au cours de ses visites. Il travaille sur ces crimes en restant au plus près des faits, il décrit méticuleusement le décor du drame. Il utilise l'énigme que représentent ces quatre meurtres sauvages et gratuits pour s'approcher du mystère de l'homme doué de raison et pourtant capable du pire. Le titre de l'ouvrage (De sang-froid) est ambigu. Il fait référence à la fois à l'attitude des deux assassins lors de cette nuit fatale, mais aussi à celle de la société qui les exécute. En avril 1965, Smith et Hickock sont exécutés. Le livre qui est son chef d'œuvre peut enfin paraître.

Random House publie De sang-froid en janvier 1966. Le succès considérable de ce livre qui se vendra à des millions d'exemplaires lui apporte tout ce qu'il souhaitait, la fortune, la célébrité et une vie mondaine éclatante. Il organise lui-même le 28 novembre 1966 un événement mondain légendaire, un bal masqué en noir et blanc à l'hôtel Plaza à New-York où se pressent 540 invités triés sur le volet.

Truman Capote est alors au sommet de sa gloire mais jamais plus il n'écrira un texte de cette ampleur. Son biographe, Gerald Clarke, le décrit transformé par ce travail épuisant d'enquêtes et d'écriture et ayant de la difficulté à renouer avec son métier d'écrivain et avec lui-même. Mais la raison principale de cette dépression, de sa chute dans l'alcoolisme et de son manque d'inspiration qui ne le quitteront plus, c'est sa rencontre avec Perry Smith, l'un des deux assassins, qui le touchera profondément. Capote voyait en lui un homme qu'il aurait pu devenir s'il n'avait pas eu la littérature dans sa vie. Ils nouèrent pendant ces années de prison des liens très importants, en passant de longs moments à parler. Au début de 1965, Capote écrit à un de ses amis, lui confiant sa déprime et son épuisement; d'un côté il ne veut pas que Perry soit exécuté, de l'autre il sait que tant que ce ne sera pas fait, il ne pourra pas terminer ce livre qui l'obsède.

Le déclin[modifier | modifier le code]

Plaque de Truman Capote au Westwood Village Memorial Park.
Stèle de Truman Capote et Jack Dunphy au Crooked Pond dans Long Pond Greenbelt à Southampton (New York).

Il vécut pendant plus de trente ans avec Jack Dunphy (acteur puis écrivain) qu'il avait rencontré en 1948. La quarantaine passée, il mena une vie mondaine. Il compta parmi ses amis : Babe Paley (la grande amitié amoureuse de sa vie qui se brise en octobre 1975), Harper Lee (l'amie de toujours, auteur en 1960 du best-seller : To Kill a Mockingbird, en français : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur ; on y voit Capote enfant déjà grand raconteur d'histoires ; adapté au cinéma sous le titre Du silence et des ombres), Newton Arvin (son professeur en littérature), Carson McCullers, Tennessee Williams, Norman Mailer, Marilyn Monroe, Lee Radziwill (sœur de Jacqueline Kennedy), Andy Warhol (qui fut à l'origine du dernier livre qu'il publia de son vivant : Musique pour caméléons), Cecil Beaton, photographe officiel de la famille royale britannique (selon Gerald Clarke, « Beaton adorait Capote autant que Capote l'adorait »), etc. Ses inimitiés sont également fameuses (pour Gore Vidal notamment).

Après la publication de De sang-froid en 1966, les années qui suivent sont une lente descente vers l'abîme même s'il écrit encore quelques nouvelles. Son biographe américain le décrit déçu tant par sa carrière que par sa vie personnelle et de plus en plus dépendant de l'alcool et de la drogue, effectuant des cures de désintoxication sans succès.

La publication dans Esquire, en octobre 1975, d'un chapitre du roman auquel il travaille précipite la catastrophe. La Côte basque, 1965, un des trois fragments brillants et outranciers du roman, s'inspire de la relation douloureuse entre deux de ses amis, William S. Paley et Babe Paley, ce qui vaut au romancier d'être abandonné par tous ses amis et ostracisé par la haute société new-yorkaise. Ce roman, Prières exaucées, devait être son chef-d'œuvre. Truman Capote publie en 1977 son dernier livre, Musique pour caméléons, un recueil d'articles et de nouvelles. Il meurt à Hollywood en 1984 d'une surdose médicamenteuse.

Un grand écrivain[modifier | modifier le code]

Représentant de l'écrivain new-yorkais des années 1950 et 1960, Truman Capote a laissé une œuvre importante dans la littérature américaine du XXe siècle. Pour Norman Mailer : « Truman Capote est aussi acerbe qu'une vieille fille de soixante ans, mais à sa façon c'est un petit mec qui a des couilles... et l'écrivain le plus parfait de ma génération : il écrit les meilleures phrases, où chaque terme, chaque rythme est soigneusement pesé. Je n'aurais pas trouvé deux mots à changer à Petit déjeuner chez Tiffany, qui s'impose déjà comme un classique de la littérature américaine. » Pour William Styron : « C'était un maître incontesté du verbe... Il avait le don de faire chanter et même danser les mots, de provoquer le rire, de vous donner le frisson, vous toucher le cœur. ».

Truman Capote au cinéma[modifier | modifier le code]

Truman Capote, film réalisé en 2005 par Bennett Miller, montre l'écrivain au travail pendant la période d'enquête et d'écriture de De sang-froid et vaut à Philip Seymour Hoffman l'oscar du meilleur acteur. À peine un an plus tard, un autre film revient sur le même sujet, Infamous (en français : Scandaleusement célèbre) de Douglas McGrath, avec Toby Jones dans le rôle de l'écrivain. La sortie coup sur coup de ces films montre à quel point Truman Capote reste actuel et controversé. Le romancier apparaît lui-même à l'écran en 1976 aux côtés de Peter Sellers, Alec Guinness et Peter Falk dans le film de Robert Moore : Un cadavre au dessert (Murder by death).

La découverte d'un inédit[modifier | modifier le code]

En 2004 à l'occasion d'une vente aux enchères chez Sotheby's réapparaît miraculeusement un ancien « tapuscrit » rédigé en 1943. Alan U.Schwartz, avocat et ami de Truman Capote a raconté cette découverte : « Une personne anonyme prétendait que son oncle avait occupé un appartement en sous-sol dans le quartier de Brooklyn Heights où Truman avait vécu aux alentours de 1950. Selon elle, Truman s'en était absenté puis avait décidé de ne plus revenir. Il avait prié le concierge de l'immeuble de vider l'appartement et de mettre tous ses effets sur le trottoir pour que la voirie les ramasse. À en croire ce témoignage, l'oncle, gêné à l'idée de voir ces affaires partir à la poubelle, avait décidé de tout garder. Cinquante ans plus tard, à la mort du dit oncle, un membre de sa famille avait hérité de ces papiers et voulait à présent les vendre. »

Ce roman de jeunesse que Truman Capote pensait avoir détruit a finalement été publié en octobre 2005 aux États-Unis et en septembre 2006 en France. La traversée de l'été, « pièce manquante d'une œuvre remarquable » selon le critique Alexandre Fillon, « comédie tragique new-yorkaise » selon l'écrivain Charles Dantzig est un superbe récit qui montre que ce jeune auteur de dix-neuf ans possède déjà une belle maîtrise de son art.

Grady McNeil, jeune fille insouciante de la haute bourgeoisie new-yorkaise, voit partir sans déplaisir ses parents pour un long voyage en Europe. Son ami d'enfance, le fantasque et fidèle Peter Bell lui tiendra compagnie. Grady profitera de cette liberté pour vivre un amour passionné cet été-là avec Clyde Manzer, un jeune gardien de parking assez rude dont les parents de la jeune fille ignorent l'existence. Les thèmes de ce court roman sont universels : l'amour, l'amitié, la difficulté d'affronter les différences sociales, l'insouciance et le besoin d'absolu des adolescents. Ses personnages sont attachants et la montée dramatique du récit ménage une fin abrupte et inattendue.

La publication de sa correspondance[modifier | modifier le code]

Gerald Clarke, spécialiste de l'œuvre de Capote, édite en 2004 sa correspondance, traduite en français sous le titre Un plaisir trop bref - titre extrait d'une lettre de l'écrivain à Robert Linscott (« Quel plaisir trop bref que votre lettre... »). Dans son introduction aux lettres de Truman Capote, Gérald Clarke écrit : « Il s'y livre avec naturel. Lui, qui polissait et repolissait la moindre phrase parue sous sa signature, traquant parfois pendant des heures le mot juste, écrivait ses lettres à la diable, comme s'il craignait toujours de rater la dernière levée. »

Cette correspondance couvre, de 1936 à 1982, plus de quarante ans d'existence, constituant ainsi une véritable et inespérée autobiographie épistolaire. Elle commence par une lettre cinglante écrite à douze ans à son père, Arch Persons : « Comme tu le sais, mon nom a été changé de Persons en Capote, et je te serais reconnaissant de ne plus m'appeler que Truman Capote, car tout le monde désormais me connaît sous ce nom-là ». Mais dans l'ensemble, sa correspondance est drôle et pleine des commérages qu'il affectionnait : « J'ai vécu d'étranges aventures ces dernières semaines, auxquelles sont mêlés John Huston et Humphrey Bogart, qui m'ont rendu fou tant ils font la bringue - à moitié ivres toute la journée, et complètement ivres la nuit. Tu n'es pas obligé de me croire, mais je suis entré un matin à six heures dans la chambre de Bogart pour y trouver le roi Farouk dansant le hula hoop ». Elle n'est pas exempte de traits vachards, par exemple à propos d'un texte de Carson Mac Cullers : « J'ai sûrement lu pire, mais je ne m'en souviens pas ». Elle montre un homme consumé par un intense besoin d'amour, attentionné envers ses amis et attendant d'eux la réciprocité : « Précieuse Marylou, j'ai été si heureux de recevoir ta lettre. Elle a fait naître en moi un violent désir de te voir ».

Ses lettres révèlent un écrivain obsédé par la rédaction du roman qui le rendra mondialement célèbre : « Je suis revenu à Verbier, écrasé par le poids de ce livre interminable ». Parmi ses amis de toujours, apparaissent de nouveaux correspondants : Alvin Dewey, l'inspecteur chargé de l'enquête sur l'assassinat de la famille Clutter, sa femme et leur fils. Cette relation intéressée dans ses débuts par le besoin de collecter des informations se transforme peu à peu en une amitié touchante : « Chers amis de cœur ». Sa correspondance le montre encore soucieux de la parution du livre enfin achevé, qui est suspendue au verdict de la Cour Suprême : « Reçu ton télégramme : Appel rejeté. Mille mercis ». Il écrit à Cecil Beaton, longtemps un ami proche : « Perry et Dick ont été pendus mardi dernier. J'étais là parce qu'ils me l'avaient demandé. Ce fut une épreuve atroce. Dont je ne me remettrai jamais complètement ». Ces quelques mots étaient prophétiques. Truman Capote ne s'est jamais remis de ce livre et de cette plongée dans la réalité la plus noire.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1943 : La Traversée de l'été (Summer Crossing), roman. Une histoire d'amour entre une jeune fille de la haute société new-yorkaise et un jeune gardien de parking, sur fond d'Upper East Side et de canicule. Publication posthume en octobre 2005 par Random House Inc., New York.
  • 1943 : Un été indien (I remember my Grandpa), nouvelle. Un jeune garçon recueille « le secret » de son grand-père...
  • 1945 : Miriam, nouvelle. Une vieille dame fait la rencontre d'une petite fille qui devient vite terriblement envahissante.
  • 1948 : Les Domaines hantés (Other Voices, Other Rooms), roman. Un préadolescent part retrouver son père et finalement se trouvera lui.
  • 1949 : Un arbre de nuit (A Tree of Night), nouvelles.
  • 1950 : Local Color, croquis de voyages.
  • 1951 : La Harpe d'herbes (The Grass Harp), roman. Un orphelin et deux vieilles dames élisent domicile dans un arbre et ne veulent plus en descendre. Adapté au théâtre en 1952.
  • 1954 : Plus fort que le diable (Beat the Devil), scénario (film de John Huston).
  • 1956 : Les muses parlaient (The Muses are heard), reportage sur son voyage en Russie soviétique avec un groupe théâtral américain donnant des représentations de l'opéra de Gershwin Porgy and Bess à Saint-Petersbourg et à Moscou.
  • 1956 : Un souvenir de Noël (A Christmas memory). Buddy a sept ans, la vieille cousine qu'il adore soixante et plus, et par un froid matin de novembre : « Oh mon Dieu ! » s'écrie-t-elle, « Mais c'est le moment de faire les cakes aux fruits ! »
  • 1958 : Petit déjeuner chez Tiffany (Breakfast at Tiffany's), « roman court » dont l'héroïne touchante et irresponsable fut incarnée par Audrey Hepburn dans une adaptation cinématographique réalisée par Blake Edwards en 1961 (titre français du film: Diamants sur canapé).
  • 1960 : Les Innocents (The Innocents), scénario d'après Le Tour d'écrou de Henry James (film de Jack Clayton)
  • 1964 : Morceaux choisis. Textes anciens et inédits, Traduit de l'anglais (États-Unis) par Germaine Beaumont, Maurice-Edgar Coindreau, Serge Doubrovsky, Jean Dutourd et Céline Zins. Préface de Mark Schorer. Gallimard, NRF, Collection Du monde entier. ISBN : 9782070212309
  • 1966 : De sang-froid (In Cold Blood), un roman de « non-fiction » où il suit le trajet de deux assassins et qui a inspiré plusieurs films dont De sang-froid (1967) de Richard Brooks avec Robert Blake.
  • 1968 : L'Invité d'un jour (The Thanksgiving Visitor), souvenirs. Un jeune garçon exorcise la peur que lui inspire un camarade de classe...
  • 1980 : Musique pour caméléons (Music for Chameleons), nouvelles et récits dont l'éblouissant Cercueils sur mesure (Handcarved Coffins).
  • 1983 : Un Noël (One Christmas), souvenirs. Un petit garçon en vient à se demander si le Père Noël existe vraiment.
  • 1987 : Prières exaucées (Answered Prayers: The Unfinished Novel), roman inachevé dont deux chapitres sont remarquables : Des monstres à l'état pur (Unspoiled monsters) et La Côte Basque.
  • 1987 : Une anthologie de Capote (A Capote Reader). Ce recueil inclut, entre autres, ses douze nouvelles les plus célèbres : Miriam, My side of the Matter, A Tree of Night, Jug of Silver, The Headless Hawk, Shut a Final Door, Master Misery, Children on Their Birthdays, A Diamond Guitar, House of Flowers, Among the Paths to Eden et Mojave.
  • 2004 : The Complete Stories of Truman Capote. À l'occasion de ce qui aurait été le 80e anniversaire de Capote, Random House a regroupé en un volume toutes les nouvelles ou courts récits de souvenirs écrits par Capote. Ces histoires sont au nombre de vingt. Aux douze énumérées ci-dessus, s'ajoutent : The Walls Are Cold, A Mink of One's Own, The Shape of Things, Preacher's Legend, The Bargain, A Christmas Memory, The Thanksgiving Visitor et One Christmas. Paraît également la même année chez Random House Too Brief a Treat (publié en France en 2007 sous le titre Un plaisir trop bref).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvette Van Quickelberghe, Truman Capote (1924-1984), in Le Langage et l'Homme 25/4 (décembre 1990), p. 292-302.
  • Gerald Clarke Capote: a Biography, 1988, Simon & Schuster
    la traduction française, publiée chez Gallimard en 1990, est intitulée Capote.
  • Deborah Davis,Party of the Century - The Fabulous Story of Truman Capote and His Black and White Ball (2006)
  • Lawrence Grobel, Conversations avec Truman Capote, in Arcades, Gallimard (1987 pour la traduction française) - original : Conversations with Capote (1985).
  • Jack Dunphy, « Dear Genius : A Memoir of My Life with Truman Capote », in Valley of the sun books, Mcgraw-Hill, 1987.
  • George Plimpton, Truman Capote, In which Various Friends, Enemies, Acquaintances, and Detractors Recall His Turbulent Career, Anchor Books Doubleday, 1997
    la traduction française, publiée chez Arléa en 2009, est intitulée Truman Capote.

Liens externes[modifier | modifier le code]