Afrobeat

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Afrobeat

Origines stylistiques Yoruba, Funk, Jazz, Highlife
Origines culturelles Années 1960, Lagos

L'afrobeat, créé à Lagos par Fela Anikulapo Kuti à la fin des années 1960, est une musique issue de rythmes traditionnels yoruba, fortement imprégnée de funk, jazz et de highlife, un style apparu dans les années 1900 au Ghana. Populaire dans toute l'Afrique anglophone, le highlife compte parmi ses meilleurs représentants le ghanéen E.T. Mensah, les trompettistes nigérians Dr. Victor Olaiya et Fela Ransome Kuti, dont le groupe de highlife jazz Koola Lobitos enregistra dès 1963 sous l'étiquette highlife jazz (Fela Kuti n'adoptera le saxophone qu'à la fin des années 1960). Fela Ransome Kuti (nom anglais hérité de son père) ne deviendra Fela Anikulapo Kuti, du nom de sa mère, qu'en 1979.

Grâce au charisme de son créateur, au rythme nouveau créé par son batteur Tony Allen et à la qualité de ses compositions, où il chante des textes engagés et satiriques, cette musique devient rapidement très populaire au Nigeria. Elle est différente d'autres styles nigérians très populaires comme la juju music, l'apala ou le fuji.

Fela Kuti invente le terme afrobeat, et en forge les formes musicales. Elles seront interprétées notamment par son groupe Africa 70, dont la rythmique est menée par le batteur Tony Allen au début des années 1970. Son groupe deviendra en 1977 Egypt 80. 1981 est une période où Fela enregistre souvent à Paris, notamment avec le producteur français Martin Meissonnier, qui a ensuite travaillé avec l'artiste de juju music nigerian King Sunny Ade.

L'afrobeat, musique à la rythmique irrésistible, fondée sur peu d'accords joués en boucle par des guitares et claviers, agrémentée de riffs de cuivres puissants et mélodiques, est intimement liée au contexte politique et urbain dans lequel il a été créé. Il contient aussi d'une forme de protestation contre la mainmise des politiciens corrompus, le népotisme de l'oligarchie en place, évoque le Nigeria et ses richesses, le mépris de la population, et une volonté de changement social. Fela Kuti enregistre un grand nombre de disques de grande qualité, réédités pour la plupart par Universal dans les années 2000. Il est martyrisé par les régimes tyranniques qui se sont succédé au Nigeria.

Afrobeat International[modifier | modifier le code]

Dès 1975, le groupe éthiopien Ka-La-Ka publie l'album d'afrobeat Soul Ethiopia (La Voix de l'Éthiopie). En France, c'est au milieu des années 1980 que Ghetto Blaster (avec le chanteur nigérian Kiala Nzavotunga) joue de l'afrobeat sur scène et publie un album, Ghetto Blaster (Mélodie). Tony Allen, créateur du rythme afrobeat, publie son premier disque en solo, N.E.P.A. (Never Expect Power Always (Blue Moon) en 1983.

Après le décès de Fela en 1997, l'afrobeat connaît un développement international.

En 2003, le chanteur et guitariste Bruno Blum est le premier Français à composer et publier un album d'afrobeat francophone en collaboration avec le chanteur nigérian Amala (qui y interprète un titre en anglais et un duo avec Blum), enregistré avec une vingtaine d'anciens musiciens de Fela Kuti au studio Afrodisia de Lagos au Nigeria, où Fela enregistra nombre de ses chefs-d'œuvre. Aujourd'hui épuisé et recherché, l'album intitulé Welikom 2 Lay-Gh-Us! [1] est sorti chez Ménilmontant International/BMG sous le nom de Amala & Blum, avec une pochette signée Ghariokwu Lemi (qui réalisait les pochettes de Fela). Le single Paris c'est pas funky fut largement diffusé sur France Inter en 2003. Amala a connu le succès avec son premier album, Talala, sorti en 2002 à Lagos.

L'afrobeat a aujourd'hui des représentants dans le monde entier (France, Angleterre, Canada, Israël, États-Unis, etc.) et figure à l'affiche de nombreux festivals de jazz et musiques du monde. Le batteur à l'origine de l'afrobeat Tony Allen se fait remarquer par des concerts de qualité, ainsi que deux des fils de Fela Kuti, d'abord Femi Kuti puis (à partir de 2007) le jeune Seun Kuti tournent dans le monde entier dans les années 2000 en jouant dans ce style. Aux États-Unis, les Whitefield Brothers publient un disque remarqué, The Gift (Now Again 2009).

L'afrobeat a également été porté par des artistes tel que l'orchestre béninois poly rythmo qui a fait son succès dans les années 1970

Créé en 1997 a Paris, le groupe Massak dirigé par le guitariste et chanteur Camerounais Franck Biyong est un véritable Big Band à géométrie variable qui se produit depuis plus de 10 ans sur les scènes de France et du monde depuis le succès de leur single B.L.A (Soul Fire records) en 2000. Ils ont publié de nombreux singles, réalisé 7 albums et sortent l'année du Cinquantenaire des Indépendances Africaines l'album concept "Visions of Kamerun" qui propose un autre regard sur cette musique et son avenir.

Originaires de Montpellier, les Français Fanga connaissent le succès en 2010 (album Sira Ba) avec un afrobeat sophistiqué interprété sur scène. Ils se produisent en avril 2010 au Cabaret Sauvage de Paris en première partie du groupe d'afrobeat canadien The Souljazz Orchestra.

Artistes emblématiques[modifier | modifier le code]

(Références:discogs,all music)

  • Afro Funk
  • Akido
  • Akoya Afrobeat (NY,USA)
  • Tony Allen
  • Amala[1]
  • Aphrodesia
  • Franck Biyong & Massak
  • Antibalas (NY,USA)
  • Assagai (UK)
  • Bantous Jazz
  • Budos Band
  • Bukky Leo & Black Egypt
  • Cymande
  • Manu Dibango
  • GHETTO BLASTER
  • Alemayehu Eshete(Etiopia)
  • Funkees (Nigeria)
  • Funk Ark
  • Lafayette Afro Rock Band
  • Osibisa (UK)
  • Professor Wouassa
  • Poly rythmo ( Bénin)
  • Fanga(France)
  • Kokolo (NY,USA)
  • Aye Koot
  • Fela Anikulapo Kuti
  • Femi Kuti
  • Seun Kuti
  • Lagbaja
  • MATATA
  • Nomo
  • Kola Ogunkoya (Nigeria)
  • Délé Sosimi
  • Orchestre Poly-rythmo (Benin)
  • Ebo Taylor
  • The Souljazz Orchestra
  • Kèlè Kèlè Afrobeat (France)
  • Whitefield Brothers
  • RYTMETIX
  • Oghene Kologbo
  • Segun Damisa
  • Ernesto Djédjé(African Pops)
  • Herléo Muntu(Hip Hop)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Welikom 2 Lay-gh-us! sur le site de Doc Reggae, consulté le 4 avril 2010.

le film ghetto blaster