Le Chanteur de jazz

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Le Chanteur de jazz

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L'affiche du film

Titre original The Jazz Singer
Réalisation Alan Crosland
Scénario Adapté par Alfred A. Cohn
D'après la pièce de Samson Raphaelson The Day of Atonement
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1927
Durée env. 2700 m, soit 90 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Chanteur de jazz (The Jazz Singer) est un film musical américain d'Alan Crosland sorti en 1927.

Il est communément considéré comme le premier film parlant, plusieurs scènes chantées et quelques dialogues étant insérées au milieu des scènes muettes (qui restent cependant les plus nombreuses).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le chantre Rabinowitz furieux a trouvé son fils Jackie en train de chanter dans un bar, et l’a chassé du foyer familial.

Quelques années plus tard, Jackie est chanteur de jazz dans un night-club et se fait appeler Jack Robin. Il est remarqué par l’actrice Mary Dale, qui se propose de l'aider à faire carrière.

Et en effet, Jackie est propulsé sur les scènes de Broadway pour y faire un nouveau spectacle, un spectacle qui ferait de lui à coup sûr la nouvelle vedette de la chanson sous les traits d'un blackface. Mais le concert tombe le jour de la Yom Kippour, et le père de Jackie, très malade, est donc incapable de chanter à la synagogue. Sa mère et un voisin essaient de convaincre Jackie de renoncer à son show et participer à la célébration. Incapable de résister, il se précipite à la synagogue pour y chanter le Kol Nidre, la prière traditionnelle. Son père meurt dans la joie. Quelques années plus tard, Jackie est de nouveau sur les planches et obtient un immense succès, sous le regard de sa mère.

Commentaires[modifier | modifier le code]

Cette version cinématographique de la pièce de Samson Raphaelson est le premier long métrage parlant avec un total de 281 mots prononcés. L'utilisation du Vitaphone de la Warner Bros avait été expérimenté à de nombreuses reprises pour des courts métrages et des films sonores (mais non parlant) tel Don Juan ; Le Chanteur de jazz présente donc une nouvelle étape dans le développement du film parlant en incluant pour la première fois des dialogues synchronisés à l'image[1]. Il montre aussi le lien qui va exister entre Broadway et Hollywood pendant plusieurs décennies, dans le genre même de la comédie musicale.

La voix d’Al Jolson était la première à être entendue dans un long métrage ; elle provoqua un tonnerre d’applaudissements.
Au départ, Al Jolson ne devait chanter que cinq chansons et entonner quelques thèmes religieux. Pour les producteurs, il fallait absolument éviter le langage parlé au milieu des morceaux. C'est pour cela que l’histoire y est encore racontée à l’aide de cartons et de sous-titres.

Cependant, lors de la chanson Blue Skies, l’acteur se lança dans une véritable improvisation non prévue dans le scénario : un dialogue avec sa mère (Eugenie Besserer). Cette intervention de la part d’Al Jolson eut pour effet de dégeler le mythe du film sonore et permit aux autres de se lancer dans le « parlant ».

En résumé, ce Chanteur de Jazz ouvrit simplement une porte sur un genre nouveau qui allait faire ses preuves pendant plusieurs décennies.

La réplique « Attendez un peu, vous n'avez encore rien entendu » (Wait a minute, wait a minute. You ain't heard nothin' yet!) a été classée 71e parmi les 100 répliques les plus célèbres du cinéma américain.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Chansons du film[modifier | modifier le code]

Chantées par Al Jolson
  1. Dirty Hands, Dirty Face (Edgar Leslie, Grant Clarke, Jolson, James V. Monaco)[2]
  2. Toot, Toot, Tootsie Goodbye (Gus Kahn, Ernie Erdman, Dans Russo)[2]
  3. Blue Skies (Irving Berlin)[2]
  4. Mother, I Still Have You (Jolson, Louis Silvers)[2]
  5. My Mammy (Sam Lewis, Joe Young, Walter Donaldson)[2]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • À noter que Le Chanteur de jazz est mentionné à plusieurs reprises dans le film Chantons sous la pluie qui raconte les débuts du cinéma parlant.
  • Tex Avery rend hommage au film avec son dessin-animé "I love to singa" en 1936.
  • Le Chanteur de Jazz apparaît dans le film Aviator de Martin Scorsese. Dans le film, Howard Hugues (interprété par Leonardo DiCaprio) fait venir Noah Dietrich dans une salle de cinéma où est projeté Le Chanteur de Jazz et lui dit : « C'est ça que les gens veulent maintenant. Le muet ne vaut plus rien ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Édouard Arnoldy, Pour une histoire culturelle du cinéma, Editions du CEFAL,‎ 2004 (ISBN 9782871301813, lire en ligne), p. 72, 63-64
  2. a, b, c, d et e La Warner Bros. p.145

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]