Piano stride

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Le piano stride ou Harlem stride est un style de piano jazz apparu à Harlem vers 1919.

Hérité du ragtime, dont il tire ses bases, le stride utilise beaucoup plus d'improvisation que son prédécesseur et se base sur le rythme du swing. C'est un style assez difficile à maîtriser : la main gauche saute typiquement entre une note basse et un accord pour établir la pulsation et le fondement harmonique ; la main droite improvise des éléments mélodiques rapides et syncopés. Le stride, au même titre que le jazz en général, puise toute son essence dans la musique blues ce qui le distingue du ragtime ou du novelty piano.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premiers pianistes de stride furent James P. Johnson (surnommé le Père du Piano Stride) et Luckey Roberts (en). Leur style fut repris et développé par Willie "The Lion" Smith, Fats Waller et Donald Lambert, qui créèrent leurs styles propres et poussèrent le stride a son sommet. Duke Ellington et Count Basie, au début de leur carrière, pratiquaient le stride.

Parmi les autres grands noms du style stride, actifs dès les années 30 ou 40, citons Cliff Jackson, Don Ewell (en), Dick Wellstood (en), Pat Flowers, Claude Hopkins, Ralph Sutton (en), Johnny Guarnieri, et Joe Turner qui fut l'un des derniers survivants de la première génération.

Aujourd'hui, des pianistes comme Dick Hyman, Mike Lipskin (en), Stephanie Trick (en), Butch Thompson (en), Bernd Lhotzky et, en France, Louis Mazetier, Philippe Bas (de), Philippe Souplet, Olivier Lancelot perpétuent le style stride.

Influence[modifier | modifier le code]

Le stride influença les grands pianistes de l'ère swing, comme Earl Hines, Teddy Wilson, Art Tatum ou encore Thelonious Monk, qui utilisait cette technique régulièrement en solo.

Cette technique est également utilisée par des musiciens de jazz moderne dans certains contextes : Herbie Hancock et Chick Corea[1], Keith Jarrett[2]... Martial Solal intègre également des éléments de stride en solo.

Quelques classiques du Stride[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sur Liza (All the Clouds'll Roll Away), An Evening With Herbie Hancock And Chick Corea in Concert, 1978.
  2. Sur Wrap Your Troubles In Dreams, Whisper Not, 2000, ou sur le morceau de Fats Waller Ain't Misbehavin' (en), My Foolish Heart (en), 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]