Stan Getz

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Stan Getz

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Stan Getz sur scène au North Sea Jazz Festival en 1976

Informations générales
Surnom The Sound
Nom Stanley Gayetsky
Naissance cu
Philadelphie, Pennsylvanie
États-Unis
Décès (à 64 ans)
Malibu, Californie
États-Unis
Activité principale Saxophoniste, compositeur
Genre musical Jazz, jazz West Coast, cool jazz, bossa nova
Instruments Saxophone ténor
Années actives 1942 - 1991
Labels Roost Records, Verve Records

Stanley Gayetzsky, plus connu sous le nom de Stan Getz (né le à Philadelphie en Pennsylvanie — décédé le à Malibu en Californie) est un musicien de jazz américain. Il est considéré comme l'un des plus grands joueurs de saxophone ténor. On le surnommait « The Sound » (« Le Son »)[1], en raison de la sonorité ample, pure et riche de son jeu que John Coltrane lui-même enviait.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stan Getz fait ses débuts au saxophone ténor chez Dick Rogers en 1942, alors qu'il avait 15 ans. Avant d'être engagé par Stan Kenton en 1944, il effectue des stages chez Jack Teagarden, Dale Jones et Bob Chester. Puis il joue avec les orchestres de Jimmy Dorsey, Benny Goodman, Randy Brooks, Buddy Morrow et Herbie Fields. Installé en Californie, il s'associe avec Butch Jones, dirige un trio, et est engagé par Woody Herman (1947-1949). Au sein de cette formation, il participe aux travaux des "Brothers", surnom de la section des saxophonistes. On y trouve Zoot Sims, Herbie Stewart et Serge Chaloff. Leur style se caractérise par un son nouveau d'une grande légèreté, une belle homogénéité et beaucoup de véhémence. En 1948, au sein de l' orchestre de Woody Herman, il signe un solo d' anthologie sur "Early Autumn".

En 1950, il enregistre des séances en leader pour le label Roost avec les pianistes Al Haig et Horace Silver. De 1951 à 1952, il joue avec le guitariste Jimmy Raney qui a rencontré Getz pour la première fois en 1945 à Chicago. Il enregistre notamment avec lui une remarquable séance Live au Storyville de Boston le 28 octobre 1951. Il signe un contrat avec le producteur Norman Granz à la fin de l' année 1952. Il est accompagné pour ses premières séances pour Granz par le pianiste Duke Jordan. La pochette de l' album "The Artistry of Stan Getz" montre Getz recevant un baiser de son jeune fils. L' instabilité causé par sa consommation de drogues provoque le départ de Jimmy Raney en cette fin d'année 1952. Il est remplacé par le tromboniste Bob Brookmeyer. En juin 1953, il joue avec Chet Baker au club d' Hollywood "The Haig". En décembre 1953, il enregistre avec Dizzy Gillespie. Ce même mois, il est arrêté pour consommation d' héroïne. Le mois suivant, il est arrêté un nouvelle fois pour vol de barbituriques dans une pharmacie de Seattle. Des photographies de cette dernière arrestation sont largement diffusées dans la presse. Entre ces deux arrestations, il enregistre une séance avec le pianiste Jimmy Rowles.

De 1955 et 1957, il enregistre abondamment pour le label Verve de Norman Granz avec Lionel Hampton, Sonny Stitt, Gerry Mulligan, Conte Candoli, Lou Levy. Il participe aux concerts du JATP, dont le mémorable concert du 29 septembre 1957 à l' Opéra House de Chicago avec Jay Jay Johnson et Oscar Peterson. En 1958, il se produit en Europe et participe à Paris à la bande originale du film Les Tricheurs. En 1961, il enregistre, accompagné d' un orchestre symphonique, le disque ambitieux "Focus" avec le compositeur et arrangeur Eddie Sauter.

En 1962, il découvre le Brésil et la bossa nova. Il enregistre à New York en 1963 le fameux album Getz/Gilberto avec le « père » de la bossa nova, João Gilberto et aussi la participation de son épouse Astrud notamment dans une version du standard de Tom Jobim et Vinícius de Moraes : A Garota de Ipanema qui deviendra en anglais The Girl from Ipanema et sera la version de ce morceau la plus connue et la plus jouée sur les radios. C'est Getz lui-même qui eut l'idée de faire reprendre les paroles de la chanson en anglais par Astrud Gilberto, qui n'était pas connue comme chanteuse à l'époque, paroles que João chante en portugais au début de cette version.

Il dirige de petits groupes, parmi lesquels figurent Gary Burton, la chanteuse Astrud Gilberto, le guitariste Charlie Byrd et se produit dans de nombreuses salles, dont le Go-Go de New York, ou il enregistre, avec Astrud, l'album Getz au Go-Go qui contient notamment une version très personnelle d'un autre standard de Jazz : Summertime.

Il fut un des heureux profiteurs de cette vogue de la bossa et découvreur de jeunes talents comme les pianistes Chick Corea, Joanne Brackeen et Andy Laverne. Il a aidé aussi à la redécouverte d'un savoureux pianiste en la personne de Jimmy Rowles. Il a joué jusqu'à la fin de sa vie avec beaucoup de musiciens, essentiellement en quartet, avec toujours autant d'inspiration. En mars 1991, quelques mois avant sa disparition, il se produit en duo avec le pianiste Kenny Barron au "Jazzhus Montmatre" de Copenhague.

Stan Getz est à l'époque l'un des plus importants saxophoniste de jazz blanc. Chef de file de l'école cool, il combine une sonorité douce et feutrée au phrasé et au découpage rythmique de Lester Young. Tendre, éthérée, élégante, sa musique s'oppose à la rudesse des disciples de Coleman Hawkins, à la crudité du blues et aux excentricités du bebop. Elle eut une influence prépondérante sur l'évolution du jazz, d'abord par l'intermédiaire des musiciens blancs de la côte Ouest, ensuite par son emprise sur les conceptions de Miles Davis. Vers le milieu des années 1950, au moment où le hard bop supplante le cool jazz, Stan Getz évolue à l'intérieur même de son style, vers une expression plus virile. Sa sonorité se dilate; sa technique lui permet une exploitation plus totale des ressources de l'instrument; il mêle douceur et punch, devient un artiste complet, improvisateur toujours en verve, véhément et raffiné, assumant les tâches les plus ambitieuses comme les plus routinières, à l'aise aussi bien avec Dizzy Gillespie ou Chet Baker qu'avec des orchestres à cordes ou des rythmes brésiliens.

Stan Getz décède d'un cancer du foie en 1991, à l'âge de 64 ans.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Conception (1951)
  • West Coast Jazz (1955)
  • Hamp and Getz (1955)
  • The Steamer (1956)
  • For Musicians Only (1956)
  • Stan Getz And The Oscar Peterson Trio (1957)
  • At The Opera House (1957)
  • Getz Meets Mulligan In Hi-Fi (1957)
  • Focus (1961)
  • Jazz Samba (1962)
  • Stan Getz With Cal Tjader (1963)
  • Stan Getz And Luiz Bonfa Jazz Samba Encore! (1963)
  • Getz/Gilberto (1963) – Grammy Award
  • Getz/Gilberto#2 (1964)
  • Getz Au-Go-Go (1964)
  • Stan Getz & Bill Evans (1964)
  • Getz Plays Jobim: The Girl From Ipanema (1965)
  • A Song After Sundown (1966)
  • Sweet Rain (1967)
  • Dynasty (1971)
  • Captain Marvel (1972)
  • But Beautiful - avec le Bill Evans Trio
  • The Best Of Two Worlds (1976)
  • Stan Getz Quartet at Montreux (1977)
  • The Peacocks (1977)
  • Live, Cannes, France, 1980 (1980)
  • The Dolphin (1981)
  • Spring Is Here (1981)
  • Pure Getz (1982)
  • The Sotckholm Concerts (1983) - avec Chet Baker
  • Apasionado (1990) - avec Jeff Porcaro (Batt.)
  • Serenity (1991)
  • People Time (1991) – avec Kenny Barron
  • The Complete Roost Recordings 1950-1954 (1997)
  • Bossas & Ballads- The Lost Sessions (2003) – enregistré dès 1989, mais sorti seulement en 2003
  • Jazz sur la Croisette (compilation avec Stan Getz lors du Jazz festival de Cannes en 1958) - (INA Mémoire vive / Abeille Musique)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Stan Getz fait une courte apparition dans Le droit de tuer, interprétant son propre rôle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire du jazz par Franck Ténot, éd. Larousse

Liens externes[modifier | modifier le code]