Division du temps (solfège)

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Dans le solfège, on entend par division du temps, la répartition en plusieurs parties égales (deux moitiés, trois tiers, etc) de la durée ordinaire du temps.

Chaque partie, le cas échéant, pourra être divisée à son tour en plusieurs sous-parties ; dans cette hypothèse, on parlera de « subdivision ».

La division du temps peut être naturelle ou artificielle.

Division naturelle[modifier | modifier le code]

La division naturelle ou division ordinaire des temps est la conséquence directe de deux principes : d'une part, celui de la valeur relative des figures, d'autre part, celui de l'équivalence des valeurs pointées. La division naturelle d'un temps peut être binaire ou ternaire.

Les différentes parties d'un même temps sont séparées entre elles par des accents de moindre importance : les sous-pulsations. Ainsi, chaque temps binaire aura une sous-pulsation en son milieu, et chaque temps ternaire, en aura deux, une au début du deuxième tiers de temps, et une autre au début du troisième.

Temps binaire[modifier | modifier le code]

Un temps binaire est un temps divisible en deux parties égales, donc en deux moitiés de temps. Un temps binaire sera donc représenté par une valeur simple, c'est-à-dire non pointée, puisque, par exemple, une ronde se divise en deux blanches, une blanche, en deux noires, etc. La division naturelle d'un temps binaire produit les valeurs suivantes : la moitié, le quart, le huitième, le seizième, etc.

Temps ternaire[modifier | modifier le code]

Une musique ternaire (jazz, swing, New Orleans, boogie ternaire, mais aussi de nombreuses musiques traditionnelles (gigue irlandaise, tarentelle italienne, etc...) est composée de temps ternaires.

Un temps ternaire est un temps divisible en trois parties égales. Dans une musique ternaire, on joue généralement deux notes par temps, la première note dure deux tiers de temps et la deuxième note dure un tiers de temps. C'est ce déséquilibre de durée entre les notes d'un même temps qui donne une sensation particulière, la sensation de rebondissement.

En boogie quasiment chaque temps est décomposé en 2 notes dans le rapport 2/3-1/3 comme indiqué précédemment ce qui donne une sensation de rebondissement tonique.

En swing c'est quasiment un temps sur 2 qui est décomposé dans le rapport 2/3-1/3 ce qui donne une sensation de rebondissement nonchalant. Notons tout de même que dans le cas du swing, il ne s'agit pas d'une décomposition réellement théorisée, mais d'un résultat empirique. Ainsi, ce rapport n'est ni exact, ni fixe : il varie selon les interprètes et le tempo[1].

Division artificielle[modifier | modifier le code]

La division artificielle des temps (ou division exceptionnelle) permet d'insérer un temps ternaire au milieu d'une succession de temps binaires, ou à l'inverse, d'insérer un temps binaire au milieu d'une succession de temps ternaires — triolet et duolet. Elle permet également d'insérer un temps dont la division ne pourrait pas être obtenue naturellement, par exemple la division en cinq cinquièmes, ou encore, celle en sept septièmes, etc. : quartolet, quintolet, sextolet et septolet, principalement.

Au-delà du septolet, on peut trouver des divisions par 9, par 10, par 11, etc., mais il n'existe pas de terminologie précise pour désigner ces nouvelles figures, qui sont par ailleurs rarement utilisées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Anders Friberg, « Jazz Drummers' Swing Ratio in Relation to Tempo », Acoustical Society of America ASA/EAA/DAGA '99,‎ 1999

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]