Contre-mélodie

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L'Offrande musicale de J.S. Bach

En musique, la contre-mélodie, ou contre-chant, est une séquence de notes musicales, perçue comme une mélodie et jouée en accompagnement de la mélodie principale à la façon d'un contrepoint.

Particularités[modifier | modifier le code]

Dans les marches, la contre-mélodie est souvent donnée au trombone ou Cor d'harmonie (le compositeur américain David Wallis Reeves (en) est crédité de cette innovation en 1876[1]). Le terme, plus formel, Contre-sujet s'applique à une idée mélodique secondaire ou subordonnée dans une fugue. Une contre-mélodie n'est pas un style de quatuor Barbershop ou un chant A cappella, par exemple. C'est-à-dire, qu'elle n'est pas une partie de l'harmonie chantée par un choriste, en ce sens que la partie harmonique musicale n'est pas indépendante. La contre-mélodie, elle, est une ligne mélodique distincte.

Exemples historiques[modifier | modifier le code]

Dès le IXe siècle, l'Organum comportait des voix ajoutées formant une contre-mélodie située au-dessus de la voie principale[2].

La contre-mélodie est présente dans le Jazz de style New Orleans (années 1910) : la trompette joue la mélodie tandis que le trombone ou la clarinette joue une mélodie distincte appelée contrepoint ou contre-mélodie[3].

À titre d'exemples, la Symphonie nº 6 d'Anton Bruckner, dans l'adagio, présente une contre-mélodie avec hautbois. Le concerto pour violon n° 1 de John Williams, dans son premier mouvement, est conduit par la flûte. L'orchestre répète alors le thème initial, tandis que le violon solo l'accompagne d'une active contre-mélodie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]