Paul Whiteman

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Paul Whiteman et son orchestre en 1921.

Paul Whiteman dit parfois Pops est un chef d'orchestre américain, né le 28 mars 1890 à Denver et mort le 29 décembre 1967 à Doylestown (Pennsylvanie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1890, fils d'un professeur de musique, Paul Whiteman commence sa carrière comme altiste dans l’orchestre symphonique de Denver puis dans celui de San Francisco. Il participe aussi comme instrumentiste (violon ou alto) à de nombreux orchestres de danse. En 1919, il fonde son propre orchestre. En 1920 il enregistre ses premières faces pour le label Victor. L’orchestre de Whiteman joue, entre autres, pour des revues dont celles de Florenz Ziegfeld. La notoriété arrivant, Whiteman élargit le personnel de son orchestre et le proclame orchestre de jazz symphonique. Dans les faits, le répertoire est composé de musique de danse et de variétés, de reprises « réarrangées » de pièces classiques, de jazz édulcoré et de tentatives de fusion entre « classique » et jazz.

Whiteman est très populaire dans les années 1920. Ceci lui permet de passer des commandes à des compositeurs reconnus (Gershwin, Stravinski) et aux maintenant passablement oubliés Ferde Grofé et Bill Challis.

Il commande à George Gershwin la Rhapsody in blue qu’il donne en public à l’Aeolian Hall de New York, le 24 février 1924, avec le compositeur au piano et qu'il enregistre le 10 juin. Il est aussi le premier à enregistrer le Concerto en Fa du même Gershwin et le Scherzo à la russe d’Igor Stravinski.

Cependant, ces incursions dans l’univers de la musique « savante » restent marginales, L’orchestre de Whiteman est avant tout un orchestre de variétés (c’est là que le chanteur Bing Crosby va se faire connaître) et surtout un orchestre de jazz, atypique certes (les arrangements ne sont pas toujours du meilleur goût), mais présentant d’excellents solistes. Au fil des années, on a pu y entendre le cornettiste Bix Beiderbecke, les trompettistes Harry Busse, Red Nichols, Andy Secrest, Bunny Berigan, les trombonistes Bill Rank, Jack Teagarden, et Tommy Dorsey, les saxophonistes Frankie Trumbauer, Jimmy Dorsey, le violoniste Joe Venuti, le guitariste Eddie Lang et la chanteuse Mildred Bailey.

À la fin des années 1920, Whiteman est d’ailleurs sacré « Roi du jazz ». En 1930, il est même la vedette d’un film musical qui lui est dédié The King of Jazz. L’arrivée de l’ère du swing va mettre fin à son « règne », Whiteman va continuer à diriger son orchestre jusqu’au milieu des années 1940. À partir de cette date, il ne dirige plus que des orchestres occasionnels.

Il s’occupe en revanche de la direction de L’American Broascasting Corporation. Il meurt en 1967. Son œuvre est reconnue dans la franc-maçonnerie[1].

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Adulé dans les années 1920, sacré indûment « Roi du jazz », Paul Whiteman a longtemps été méprisé par les critiques de jazz. Certes le style ampoulé et pompier de certains des arrangements de l’orchestre a souvent très mal vieilli, mais il faut reconnaître à Whiteman sa réelle volonté de donner une « respectabilité » au jazz (même si son « concept » était naïf et inadapté), sa grande ouverture d’esprit et surtout sa capacité à savoir recruter d’excellents solistes. L’écoute de plages de Whiteman, outre le fait qu’elle nous replonge dans une ambiance « années folles » - très « Francis Scott Fitzgerald » - au charme un peu désuet, offre parfois musicalement d’excellentes surprises.

Notes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Berrett, Joshua. Louis Armstrong & Paul Whiteman : two kings of jazz. Yale University Press, 2004
  • Thomas A. Delong. Pops : Paul Whiteman, King of Jazz. New Century Publishers, 1983
  • Rayno, Don. Paul Whiteman : pioneer in American music. Scarecrow Press, 2003

Liens externes[modifier | modifier le code]