Prestige (label discographique)

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Prestige records

Filiale Concord Music Group
Fondation 1949
Fondateur Bob Weinstock
Genre jazz
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Site web Prestige

Prestige Records est un label discographique américain fondée en 1949 par Bob Weinstock (1928-2006). La maison de disque se fait connaître en éditant les enregistrements d'artistes comme Miles Davis, John Coltrane, Sonny Rollins, Thelonious Monk.

Historique[modifier | modifier le code]

À l'origine le label s'appelait « New Jazz » mais fut renommé l'année suivant sa création en Prestige Records. Le catalogue contient de nombreux enregistrements renommés et parfois historiques par Miles Davis, John Coltrane, Sonny Rollins, Thelonious Monk et tant d'autres. Bob Weinstock était connu pour encourager les enregistrements improvisés pour plus d'authenticité, pour un contenu plus excitant. D'ailleurs Prestige Records (au contraire de Blue Note Records) ne payait pas les musiciens pour les séances improvisées. Une autre des habitudes de Bob Weinstock était de rembobiner les bandes après les prises « ratées », en conséquence de quoi il existe peu de pistes « alternatives » des séances d'enregistrements célèbres.

Pour la très grande majorité des années 1950 et 1960, l'ingénieur du son Rudy Van Gelder était responsable des enregistrements du label. De façon exceptionnelle, Ira Gitler le remplace sur certains enregistrements du début des années 1950. Aux environs de 1958, Prestige Records commence à diversifier ses enregistrements, notamment en rappelant le nom « New Jazz » pour enregistrer des artistes émergents ainsi qu'en introduisant les sous titres Swingsville et Moodsville. Toutefois, ces deux derniers n'ont pas survécu longtemps. Plusieurs albums ressortis dans les années 1960, le furent sous le label Prestige Records lui-même. Bluesville Records était aussi un nom de substitution pour Prestige Records.

Durant cette période, Bob Weinstock cessa de superviser lui-même les enregistrements, il employa dans ce but Chris Albertson, Ozzie Cadena, Esmond Edwards, Don Schlitten, ainsi que le producteur Bob Porter, parmi d'autres. Pour cette période, les musiciens qui enregistraient pour le label comptaient notamment Jaki Byard et Booker Ervin. Prestige Records restait un label viable grâce à l'enregistrement de titres de soul jazz tels que Charles Earland.

Bob Weinstock fut critiqué pendant des années pour ses pratiques commerciales. Jackie McLean dans son ouvrage Four Lives in the Bebop Business (chez A.B. Spellman's, 1966) est particulièrement virulent à son égard. Cependant, d'autres tels que Albertson et Miles Davis (dans son autobiographie) l'ont défendus. Le « Junkie Label » (label des drogués) était parfois le surnom péjoratif donné à Prestige Records. Toutefois les problèmes de drogues étaient si répandus dans le monde du jazz que cette réputation n'est peut être pas justifiée.

Prestige Records est racheté en 1971 par Fantasy Records, les originaux de Prestige Records constituent la majeure partie des enregistrements aujourd'hui distribués sous le nom de Original Jazz Classics.

Marques de fabrique[modifier | modifier le code]

  • Les albums de chez Prestige Records contenaient souvent 5 pistes (3 sur la face A et 2 sur la B) et étaient la plupart du temps en dessous des 40 minutes.
  • Les titres sont principalement des standards de jazz, il existe très peu de compositions originales. Il manquait de temps pour les arrangements nouveaux et Prestige Records publiait lui-même, les musiciens ne gardaient pas leurs droits sur les enregistrements des LP du label.[pas clair]
  • Les albums originaux contiennent en général un blues de base de 10 à 15 minute sur la face B (par exemple Saxophone Colossus ; Kenny Burrell and John Coltrane). Moins souvent le blues apparait sur la face A (par exemple Screamin' the Blues par Oliver Nelson, un des rares enregistrements qui contiennent principalement des compositions originales). Parfois le blues est remplacé par un standard de jazz de durée équivalente (par ex. Lush Life de John Coltrane).
  • Sur l'album Django du Modern Jazz Quartet (1956), le même morceau (Two Bass Hit) est enregistré 4 fois de suite, à chaque fois centré sur un nouvel instrument. Le résultat est intitulé La Ronde Suite. Bob Weinstock reconnaitra plus tard que de telles stratégies étaient le moyen de remplir des enregistrements qui, sans cela, n'auraient pas été sortis.

Liens externes[modifier | modifier le code]