Amiri Baraka

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Amiri Baraka

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Amiri Baraka au Miami Book Fair International en 2007

Nom de naissance Everett LeRoi Jones
Activités Dramaturge, poète, nouvelliste, essayiste
Naissance 7 octobre 1934
Newark, New Jersey, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 9 janvier 2014 (à 79 ans)
Newark, New Jersey, Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d'écriture Anglais américain
Genres Théâtre, poésie, nouvelle, essai

Œuvres principales

Le Métro fantôme

Amiri Baraka (de son vrai nom LeRoi Jones), né le 7 octobre 1934 à Newark (New Jersey) et mort dans la même ville le 9 janvier 2014, est un intellectuel, dramaturge, écrivain et essayiste afro-américain.

À l'avant-garde d'une forme de théâtre engagé, LeRoi Jones s'est fait le chantre de la révolte des Noirs américains contre l'ordre, l'hégémonie et la culture blanche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Amiri Baraka est né Everett LeRoi Jones à Newark, New Jersey, États-Unis. Son père, Coyt Leverette Jones, a travaillé comme garçon d'ascenseur et à la Poste, tandis que sa mère, Anna Lois (née Russ), était travailleur social. Jones changera en 1967 son nom pour le patronyme africain Imamu Amear Baraka, changé plus tard en Amiri Baraka quand il se convertit à l'islam.

1934-1965[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié la philosophie et la religion aux universités Rutgers, Columbia et Howard, sans toutefois obtenir de diplôme, Jones rejoint en 1954 l'US Air Force, atteignant le grade de sergent. Une lettre anonyme ayant dénoncé ses convictions communistes à ses supérieurs, il reçoit un blâme pour violation de son serment militaire, et est affecté aux cuisines.

La même année, il quitte l'armée et se rend à Greenwich Village, le quartier « bohême » de New York, où il découvre le jazz et le mouvement des poètes "Beat Generation", qui influencent grandement son propre travail poétique et dramatique. Jones devient l'un des dandys les plus notoires du quartier. En 1958, il fonde la maison d'édition Totem Press, qui publie les travaux d'icônes de la Beat Generation, telles que Jack Kerouac et Allen Ginsberg. Cette année est également celle de son mariage avec Hettie Jones, avec qui il coéditera jusqu'en 1963 le magazine littéraire Yugen.

En 1960, il se rend à Cuba, une visite qui fait de lui un artiste beaucoup plus engagé politiquement. Il publie en 1961 Preface to a Twenty Volume Suicide Note (Préface à une Note de Suicide en 20 Volumes), suivi en 1963 de Blues People: Negro Music in White America (Le Peuple du Blues : une musique noire dans une Amérique blanche), qui reste encore aujourd'hui considéré comme l'un des travaux critiques les plus influents au sujet du Blues et du Jazz. En 1964, Jones remporte un grand succès avec sa pièce de théâtre Dutchman (Le Métro fantôme), qui lui vaut un Obie Award.

À la suite de l'assassinat de Malcolm X en 1965, Jones rompt avec les poètes Beat, quitte sa femme et leurs deux enfants et part vivre dans la quartier noir new-yorkais de Harlem, rejoignant le mouvement du nationalisme noir.

1966-1980[modifier | modifier le code]

Amiri Baraka (au centre) sur scène au Malcolm X Festival du Black Dot Stage à San Antonio Park (Oakland) en Californie avec Marcel Diallo et son Electric Church Band, le 19 mai 2007.

En 1966, Jones épouse en secondes noces celle qui va devenir Amina Baraka lorsqu'il changera son nom, l'année suivante, pour le patronyme africain Imamu Amear Baraka, puis Amiri Baraka. Devenu en 1967 professeur à l'université San Francisco State University, il est arrêté en 1968 à Newark pour port d'arme illégal et résistance à l'autorité, au cours d'une des émeutes qui suivent le meurtre de Martin Luther King. Condamné à 3 ans de prison ferme, il est finalement acquitté en appel.

Sa plus grande contribution au mouvement du Black Power est l'ouvrage Le Peuple du Blues (Blues People), où il développe la thèse révolutionnaire que l'évolution du statut des Afro-américains a trouvé un écho dans les modifications de la musique noire. Sa lecture sociale et politique du blues et du jazz a eu une influence très importante dans le domaine des Popular Music Studies.

1980-2014[modifier | modifier le code]

À titre de professeur invité, il enseigne la culture et la littérature afro-américaines à l'Université Columbia, puis est un temps professeur à temps plein à l'Université Rutgers. En 1987, il participe avec Toni Morrison et Maya Angelou à la cérémonie à la mémoire de James Baldwin. En 1998, il incarne le personnage de Rastaman dans le film Bulworth de Warren Beatty. Il reçoit de nombreux honneurs et distinctions : il devient notamment en 2001 un des membres de l'Académie américaine des arts et des lettres.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Preface to a Twenty Volume Suicide Note, 1961
  • The Dead Lecturer: Poems, 1964
  • Black Magic, 1969
  • It's Nation Time, 1970
  • Slave Ship, 1970
  • Hard Facts, 1975
  • New Music, New Poetry (India Navigation), 1980
  • Transbluesency: The Selected Poems of Amiri Baraka/LeRoi Jones, 1995
  • Wise, Why’s Y’s, 1995
  • Funk Lore: New Poems, 1996
  • Somebody Blew Up America & Other Poems, 2003
  • The Book of Monk, 2005

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Dutchman, 1964
    Publié en français sous le titre Le Métro fantôme, adaptation française par Éric Kahane, Paris, Gallimard, « Le Manteau d'Arlequin », 1967
  • The Slave, 1964
    Publié en français sous le titre L'Esclave, adaptation française par Éric Kahane, Paris, Gallimard, « Le Manteau d'Arlequin », 1967
  • The Baptism, 1966
  • The Toilet, 1966
  • A Black Mass, 1966
  • Four Black Revolutionary Plays: All Praises to the Black Man, 1969
    Publié en français sous le titre Théâtre noir révolutionnaire: à la gloire de l'homme noir, quatre pièces révolutionnaires, adaptation française par Nicole Tisserand, Paris, Buchet-Chastel, 1972
  • Slave Ship, 1970
  • The Motion of History and Other Plays, 1978

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • The System of Dante's Hell, 1965
    Publié en français sous le titre Le Système de l'Enfer de Dante, traduit par Pierre Alien, Paris, Calmann-Lévy, 1970
  • Tales, 1967
  • Tales of the Out & the Gone, 2006

Essais[modifier | modifier le code]

  • Blues People: Negro Music in White America, 1963
    Publié en français sous le titre Le Peuple du blues: la musique noire dans l'Amérique blanche, traduit par Jacqueline Bernard, Paris, Gallimard, « Témoins » no 7, 1968 ; réédition, Paris, Gallimard, Folio no 3003, 1997
  • Home: Social Essays, 1965
  • Black Music, 1968
    Publié en français sous le titre Musique noire, traduit par Jacqueline Morini et Yves Hucher, Paris, Buchet-Chastel, 1969
  • Raise Race Rays Raize: Essays Since 1965, 1971
  • Poetry for the Advanced, 1979
  • reggae or not!, 1981
  • Daggers and Javelins: Essays 1974–1979, 1984
  • The Autobiography of LeRoi Jones/Amiri Baraka, 1984
  • The Music: Reflections on Jazz and Blues, 1987
  • The Essence of Reparations, 2003

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]