Oscar Peterson

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Oscar Peterson

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Oscar Peterson en 1977

Informations générales
Nom Oscar Emmanuel Peterson
Naissance
Montréal, Québec
Drapeau du Canada Canada
Décès (à 82 ans)
Mississauga, Ontario
Drapeau du Canada Canada
Activité principale Pianiste, compositeur
Genre musical Jazz
Instruments Piano
Années actives 1945 - 2007
Labels Mercury, MPS, Pablo, Telarc, Verve
Site officiel www.oscarpeterson.com

Oscar Emmanuel Peterson, né le à Montréal (Québec) et mort le à Mississauga (Ontario), est un pianiste et compositeur canadien de jazz.

Biographie[modifier | modifier le code]

Oscar Peterson grandit dans la Petite-Bourgogne, à Montréal. C'était un quartier majoritairement habité par des noirs. Le jeune Oscar se retrouve donc bercé par la culture du jazz née aux débuts du XXe siècle. Il commence à apprendre la trompette avec son père à l'âge de cinq ans. Mais vers l’âge de sept ans, il se consacre au piano après avoir passé presque un an à l'hôpital, victime de la tuberculose. Un de ses frères succombe à ce fléau. Sa sœur Daisy apprend à Oscar le piano classique, ce dernier travaille dès le début plusieurs heures par jour, d'où son incroyable virtuosité. À ce moment-là Oscar est surnommé « the Brown Bomber of the Boogie-Woogie ». À neuf ans sa technique impressionne les musiciens professionnels. Il travaille six heures par jour, toute sa vie. Vers la fin de sa vie il diminuera la quantité de travail à une ou deux heures par jour. En 1939, à l'âge de quatorze ans, Oscar Peterson gagne un prix national et quitte l'école pour devenir musicien professionnel.

Il se joindra au Johnny Holmes Orchestra en 1942 et il y sera soliste jusqu'en 1947[1]. Pendant plusieurs années, il jouera régulièrement dans plusieurs cabarets montréalais (Tic Toc Club, Café St-Michel et autres)[1]. Il sera aussi très présent à la radio montréalaise dans les années 1940.

Il gagne rapidement une réputation de pianiste techniquement brillant et de pianiste de jazz mélodieusement inventif. Il apparaît pour la première fois au Carnegie Hall en 1949.

De 1991 à 1994 il est chancelier à l’université York à Toronto. Il est par ailleurs franc-maçon[2].

En 1993, Oscar Peterson est victime d’une grave attaque qui affaiblit son bras et sa main gauche et qui le rend inactif pendant deux ans. Cependant, il surmonte cette infirmité et poursuit ses tournées, continuant à enregistrer et à composer.

Il meurt chez lui, dans la banlieue de Toronto le des suites d'insuffisance rénale.

Influences[modifier | modifier le code]

Teddy Wilson, Nat "King" Cole, James P. Johnson, et Art Tatum ont influencé Oscar Peterson au début de sa carrière. Il leur fut comparé par la suite. Il entendit Art Tatum jouer Tiger Rag pour la première fois quand il avait une dizaine d'années, et il fut tellement impressionné par ce qu'il avait entendu que son jeu lui parut fade en comparaison. Il dira même : « Tatum scared me to death ». Art Tatum fut un modèle dans les années 1940-1950 pour Oscar Peterson. Les deux virtuoses devinrent amis mais Oscar était toujours intimidé par le jeu de Art. Oscar Peterson jouait rarement en présence de ce dernier.

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Il joue et enregistre accompagné, entre autres, par Lester Young, Ray Brown, Herb Ellis, Ed Thigpen, Niels-Henning Ørsted Pedersen, Louis Armstrong, Frank Gariepy et accompagne Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Clark Terry et Joe Pass.

Un des grands tournants de sa carrière est son engagement par l’imprésario Norman Granz au sein de l'écurie Verve Records, qui lui permet de jouer avec les artistes de jazz les plus importants du moment.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Statue d'Oscar Peterson à Ottawa.

Il reçoit sept Grammy Awards et est intronisé au Temple canadien de la renommée en musique en 1978.

Il est promu Compagnon de l'Ordre du Canada en 1984, après en avoir été fait Officier en 1972.

Il est fait Chevalier de l'Ordre national du Québec en 1991.

En 1997 il reçoit un Grammy Award pour l'ensemble de son œuvre et son inscription à l'International Jazz Hall of Fame.

Le Conseil des Arts du Canada et la National Endowment for the Arts (NEA), l'agence de soutien aux arts des États-Unis, rendent hommage à Oscar Peterson en janvier 2008 dans le cadre de la conférence annuelle de l'International Association for Jazz Education, à Toronto[3].

Discographie Sélective[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nancy Marrelli, Stepping Out. The Golden Age of Montreal Night Clubs 1925-1955, Véhicule Press, Montréal, 2004, p.88
  2. (en) « Oscar E. Peterson », université de Toronto.
  3. « Oscar Peterson sera honoré par le Canada et les États-Unis le 11 janvier », showbizz.net

Liens externes[modifier | modifier le code]

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