Jay Jay Johnson

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Jay Jay Johnson

Nom James Louis Johnson
Naissance
Indianapolis (Indiana)
Décès
Indianapolis (Indiana)
Genre musical Jazz, be-bop music, musique de films
Instruments trombone

Tromboniste de jazz, Jay Jay Johnson, de son vrai nom James Louis Johnson, est né à Indianapolis le et mort le .

Grâce à un son tout en rondeur, une technique incroyable et une dextérité proche d’un saxophoniste, Jay Jay Johnson a su faire évoluer l’instrument, démontrant ainsi que le trombone avait sa place au sein du bebop — le tromboniste Bob Brookmeyer dira de lui qu’il est le « Charlie Parker de son instrument » —. Il a probablement été l’un des trombonistes de jazz les plus influents. Il était également compositeur — il laisse au jazz quelques standards dont Lament, Enigma et Kelo — et arrangeur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les grands orchestres[modifier | modifier le code]

Après avoir, dès 9 ans, étudié le piano, il commença le trombone à l’âge de 14 ans. Il entama sa carrière professionnelle aux côtés de Clarence Love en 1941, puis de Snookum Russel en 1942. Chez ce dernier, il rencontra le trompettiste Fats Navarro qui l’influença vers un jeu rappelant celui du saxophoniste ténor Lester Young. Il joua dans l’orchestre de Benny Carter de 1942 à 1945 puis, entre 1945 et 1946, rejoignit à New York celui de Count Basie, qui enregistra une de ces compositions. En 1944, il participa à la tournée Jazz at the Philharmonic de Norman Granz.

Le bebop[modifier | modifier le code]

En 1946, il quitta Basie pour se tourner vers les petites formations du bebop naissant aux côtés, entre autres, de Max Roach, Illinois Jacquet, Sonny Stitt, Bud Powell, Charlie Parker, Woody Herman et Dizzy Gillespie. Son incroyable dextérité pour manier la coulisse — la légende affirme que beaucoup, en l’entendant, crurent qu’il jouait du trombone à pistons — contribua à faire accepter l’instrument dans ce genre aux tempos très rapides. En 1951, il partit avec le bassiste Oscar Pettiford pour une tournée dans les camps militaires du Japon et de Corée, avant de quitter une première fois la carrière musicale.

Jay et Kai[modifier | modifier le code]

Il revint en 1954, quand le producteur Ozzie Cadena le persuada de monter un quintette avec le tromboniste danois Kai Winding : le «Jay and Kai quintet». Les sonorités des deux musiciens, bien que très différentes, se conjuguant somptueusement, cet ensemble, qui perdura jusqu’en 1956, fut un véritable succès musical et commercial. Le duo se reforma en 1960 et 1968. Entre temps, Jay Jay se produisit dans de petites formations autour du hard bop.

Le compositeur[modifier | modifier le code]

À partir des années 1960, Jay Jay Johnson se consacra de plus en plus à la composition et dirigea divers ensembles. À cette époque, il écrivit ses trois plus célèbres compositions : Lament, Enigma et Kelo. En 1961, il composa pour Dizzy Gillespie Perception, une suite en six mouvements. Il enregistra encore de nombreux albums en tant que soliste, se produisit avec l’ensemble de Miles Davis en 1961, Bobby Jaspar en 1964 et la même année, partit en tournée au Japon et en Europe avec Sonny Stitt.

En 1970, Quincy Jones le convainquit de s’installer en Californie pour composer pour le cinéma et la télévision, ce qu’il fit en écrivant entre autres les musiques des films Cleopatra Jones et Top of the heap, ainsi que des séries télévisées Starsky et Hutch, Mike Hammer et L'Homme qui valait trois milliards. Son investissement dans la composition se fit au détriment de ses apparitions sur scène, même si l’on put le voir encore en 1977 au Japon, en 1984 en Europe, dans une tournée aux États-Unis qui se termina au Village Vanguard en 1987, puis à Paris en 1993. En 1997, atteint d’un cancer de la prostate, il abandonna définitivement le trombone, continuant à se consacrer exclusivement à la composition.

Le à Indianapolis, il décide volontairement de quitter ce monde pour devenir un tromboniste de légende.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1946 : J.J. Johnson Jazz Quintets (Savoy)
  • 1953-54 : The Eminent J.J. Johnson, Vol. 1 (Blue Note)
  • 1954-55 : The Eminent J.J. Johnson, Vol. 2 (Blue Note)
  • 1957-60 : The Trombone Master (CBS)
  • 1958 : Blue Trombone (Columbia)
  • 1960 : J.J. Inc. (Columbia)
  • 1964 : Proof Positive (Impulse)
  • 1988 : Quintergy: Live at the Village Vanguard (Island records)
  • 1994 : Tangence (Verve)
  • 1996 : Heroes (Impulse)
  • 2002 : Origins: The Savoy Sessions (Savoy Jazz)
  • 2003 : The J.J. Johnson memorial album (Prestige) compilation

avec Miles Davis[modifier | modifier le code]

  • 1950 : The Persuasively Coherent (Alto 701)
  • 1950 : Miles Davis, Vol. 1 (Session)
  • 1950 : Birth of the Cool (Capitol)
  • 1954 : Walkin' (Prestige)

avec Coleman Hawkins[modifier | modifier le code]

  • 1957 : The Hawk Flies High (Riverside/OJC)

avec Charlie Parker[modifier | modifier le code]

  • 1948 : Alternate Masters, Vol. 1 (Dial)
  • 1948 : Alternate Masters, Vol. 2 (Dial)
  • 1948 : Charlie Parker on Dial, Vol. 6 (Spotlite)

en duo avec Joe Pass[modifier | modifier le code]

  • 1985 : We'll Be Together Again (Orig. Jazz Classics)

avec Sonny Rollins[modifier | modifier le code]

  • 1957 : Volume 2 (RVG)

avec Horace Silver[modifier | modifier le code]

  • 1965 : The Cape Verdean Blues (Blue Note)

avec Kai Winding[modifier | modifier le code]

avec Kai Winding et Benny Green[modifier | modifier le code]

  • 1949-51 : Trombone by three" (Prestige)
  • 1952 : …with Strings (Prestige)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The Musical World of J.J. Johnson (en anglais) par J. Berrett et L. G. Bourgois (éditions Rowman & Littlefield). (ISBN 0-8108-3648-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]