Johnny Hodges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hodges.
Johnny Hodges en 1946, Al Sears au second plan (photo William P. Gottlieb)

Johnny Cornelius Hodges, surnommé The Rabbit (« le lapin »)[1], est un saxophoniste alto et soprano américain (Cambridge, Massachusetts, - New York, [2]).

Johnny Hodges est avec Benny Carter et Willie Smith l'un des grands saxophonistes alto du middle jazz.

Biographie[modifier | modifier le code]

Musicien autodidacte, il commence à jouer de la batterie et du piano avant de se consacrer au saxophone à l'âge de quatorze ans. Il est découvert par Sidney Bechet qui lui donne des leçons. En 1927, il rejoint l'orchestre de Chick Webb et en 1928, entre dans l'orchestre de Duke Ellington qu'il ne quittera qu'à sa mort, hormis une période de 1951 à 1955 où il dirige sa propre formation où apparaissent de nombreux transfuges de l'orchestre d'Ellington comme le tromboniste Lawrence Brown ou le pianiste Billy Strayhorn mais aussi de jeunes musiciens comme John Coltrane. Le son et la virtuosité de Hodges est un élément essentiel de la couleur orchestrale ellingtonienne et de nombreux morceaux de l'orchestre sont spécialement conçus pour mettre en valeur le jeu de l'altiste. À chaque concert, le titre Things Ain't What They Used To Be est ainsi l'occasion de la démonstration de la maestria de Hodges. Ellington lui-même déclare après la disparition de Hodges : « En raison de cette grande perte, notre orchestre ne sonnera plus jamais comme avant. »

Style[modifier | modifier le code]

Johnny Hodges est un de ceux qui poussa la maîtrise de son instrument à son plus haut point d'achèvement. Son sens aigu de l'équilibre dans la construction de ses solos est allié avec un son expressif, sensuel sans être mièvre, une belle finesse mélodique et une grande précision rythmique. Il est un des rares musiciens en qui le jazz a incarné son propre classicisme.

Discographie[modifier | modifier le code]

Enregistrements avec Duke Ellington[modifier | modifier le code]

  • The Mooche ( 1928 )
  • A gypsy without a song ( 1938 )
  • Warm valley ( 1940 )
  • In a mellotone ( 1940 )
  • I got it bad ( 1941 )
  • the mood to be wooed ( 1945 )
  • Sultry sunset ( 1946 )
  • Magenta haze ( 1946 )
  • The jeep is jumpin' ( 1956 )
  • Beale Street blues ( 1956 )
  • All of me ( 1959 )
  • Thing's ain't what they used to be ( 1959 )
  • Blood count ( 1967 )

Enregistrements avec Lionel Hampton[modifier | modifier le code]

  • On the sunny side of the street ( 1937 )
  • Whoa babe ( 1937 )

Sous son nom[modifier | modifier le code]

  • Dooji-wooji ( 1939 )
  • Squatty Roo ( 1940 )
  • That's the blues old man (au soprano, 1940 )
  • The Big sound ( 1959 )
  • Solitude ( 1965 )
  • Wings and Things ( 1965 )

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jacques Réda, "Johnny Hodges" in Dictionnaire du Jazz, Robert Laffont, 1994
  • Jacques Réda, "Le Lapin Centenaire" in Jazz Magazine, n°583, juin 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Surnom attribué parce qu'il raffolait des sandwichs à la laitue
  2. Décédé des suites d'un arrêt cardiaque alors qu'il est chez son dentiste