Confrérie du Rosaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rosaire (homonymie).


On attribuait autrefois la paternité de la Confrérie du Saint Rosaire à saint Dominique (Confrérie de Palencia). Cette donnée été contestée début XXe siècle car aucune trace historique ou picturale n'existe du lien entre saint Dominique et le Rosaire. Toujours est-il que les dominicains ont toujours eu la charge des confréries du Rosaire[1],[2].

XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Alain de la Roche, Le Psautier et le Rosaire de Notre-Dame, 1492

Une lettre de Frère Humbert de Romans, compagnon de Saint Dominique prouverait l'existence d'une confrérie du Rosaire du temps de Saint Dominique :

« … Le bienheureux Humbert dit simplement « votre dévote Congrégation », comme parlant d'une association généralement répandue. Cette confrérie est instituée tant pour les hommes que pour les femmes, tam virisquam mulieribus, tandis que les autres congrégations de la sainte Vierge sont ordinairement réservées aux femmes. Elle a été créée à la gloire de Dieu, ad Dei gloriam, à la louange de sa sainte Mère et pour la dévotion des fidèles, et ipsius Dei Genitricis laudem, et devotionem fidelium : caractères qui conviennent particulièrement au Rosaire, dont le but était de relever l'honneur de Dieu, le culte de Marie et l'esprit de dévotion parmi les fidèles. Cette confrérie est désignée ainsi : laudabilis societas in honorem Regina e caeli Matris Dei B. Virginia Mariae, votre louable société en l'honneur de la Reine du ciel, la Mère de Dieu, la bienheureuse Vierge Marie : expressions qui rappellent les mystères joyeux, douloureux et glorieux.Cette participation aux biens spirituels de l'Ordre est une nouvelle preuve qu'il s'agit de la Confrérie du Rosaire : car, bien que plusieurs confréries aient été fondées sous divers noms, en l'honneur de la sainte Vierge, dans les couvents des Frères Prêcheurs, les généraux ont réservé à la Confrérie du Rosaire la communication aux suffrages et bonnes œuvres de l'Ordre de Saint-Dominique  »

[3]

On a bien peu de choses sur la question....

Du XVe siècle au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Alain de la Roche, Le Psautier et le Rosaire de Notre-Dame, 1492

A la fin du XVe siècle, apparaissent les confréries du Saint-Rosaire grâce au dominicain Alain de la Roche[4]. Celles-ci vont être pour les dominicains et les chartreux le moyen d'étendre la pratique du rosaire à toute la chrétienté. Les papes enrichiront les confréries de nombreuses indulgences.

On appelait au début la Confrérie du Rosaire, Confrérie de la Vierge et de Saint Dominique et le Rosaire Psautier de Notre-Dame [5].

Les écrits d' Alain de la Roche n'ont pas tous été conservés. Il reste comme ouvrage sur les confréries, le Quod libet de veritate fraternitis Rosarii seu psalterii beate Marie Virginis de Michel François, (Cologne 1476 - conservé à la BNF) et un opuscule, Le Livre et ordonnance de la dévote confrérie du psaultier de la glorieuse Vierge Marie , souvent réimprimé, et destiné aux confréries bretonnes (conservé au British Museum).

La confrérie de Cologne[modifier | modifier le code]

La première confrérie du Rosaire (Rozenkranzbruderschaft) fut établie au couvent de Cologne, où Henri de Kalkar avait été supérieur de la Chartreuse, avec grand succès, le 8 septembre 1475 (jour de fête mariale célébrant la naissance de la Vierge et aussi le jour même de la mort d'Alain de la Roche) par frère Jacques Sprenger, dominicain et inquisiteur, prieur du monastère Sainte-Crroix de Cologne, en action de grâces pour la paix revenue et la libération de la place de Neuss (Rhénanie) ainsi que la retraite des armées de Charles le Téméraire duc de Bourgogne, et celle d'Augsbourg qui en dépendait fondée en 1476 avec des statuts déposés à Bâle et à Augsbourg. Elle était destinée aux laïcs comme aux religieux. Les statuts et les indulgences de la confrérie de Cologne datent de 1476. La confrérie était ouverte à tous aussi bien aux riches qu'aux pauvres et aux indigents. Sprenger en 1477 parle des roses, rouges pour les paters symbolisant le sang du Christ ou blanches pour les aves. Les membres de cette confrérie étaient tenus de dire un rosaire durant la semaine. Des messes de requiem étaient offertes pour les membres défunts de la confrérie et des prières du rosaire étaient offertes pour les âmes du purgatoire et les confrères trépassés. Le légat du pape, Alexandre de Forli accorda des indulgences à ceux qui s'y inscriraient et obtint de l'empereur Frédéric III du Saint-Empire une reconnaissance officielle de la confrérie, approuvée par une Bulle Ea quae de Sixte IV du 30 mai 1478 accordant sept ans d'indulgence et sept quarantaines de jours. C'est à Cologne que le Psautier hebdomadaire de la Vierge prend le nom de Rosaire, nom qu’Alain de la Roche ne lui donnait pas encore. C'est pour cette confrérie que fut peint un grand triptyque de Vierge de Miséricorde ou Vierge au manteau peint par le maître de Saint-Séverin entre 1510 - 1515, pour l'église Saint-André de Cologne, réalisé également pour commémorer la libération de la Rhénanie du joug de Charles le Téméraire en 1474 grâce à la prière du rosaire. La vierge Marie y reçoit une triple couronne de roses en mémoire de la Triple Couronne de ses vertus (puissance, bonté, excellence) selon une ancienne tradition mariale.

Triptyque de Saint-André de Cologne, Vierge de Miséricorde, autel de la confrérie du Rosaire, 1515

 ; Un ensemble d'histoires pieuses entourent la propagation du Rosaire : Louis-Marie Grignion de Montfort rapporte un histoire édifiante au sujet de la lutte de Sprenger pour instituer le Rosaire : « Le docte Cartagène, de l'ordre de Saint-François, avec plusieurs auteurs, rapporte que l'an 1482, lorsque le vénérable père Jacques Sprenger et ses religieux travaillaient avec grand zèle à rétablir la dévotion et la confrérie du saint Rosaire dans la ville de Cologne, deux fameux prédicateurs, jaloux des grands fruits qu'ils faisaient par cette pratique, tâchaient de la décrier par leurs sermons, et comme ils avaient du talent, et un grand crédit, ils dissuadaient beaucoup de personnes de s'y enrôler; l'un de ces prédicateurs, pour mieux venir à bout de son pernicieux dessein, prépara un sermon exprès et l'assigna à un jour de dimanche. L'heure du sermon étant venue le prédicateur ne paraissait point; on l'attendit, on le chercha, et enfin on le trouva mort sans avoir été secouru de personne. L'autre prédicateur, se persuadant que cet accident était naturel, résolut de suppléer à son défaut pour abolir la confrérie du Rosaire. Le jour et l'heure du sermon étant arrivés, Dieu châtia ce prédicateur d'une paralysie qui lui ôta le mouvement et la parole. Il reconnut sa faute et celle de son compagnon, il eut recours à la sainte Vierge dans son cœur, lui promettant de prêcher partout le Rosaire avec autant de force qu'il l'avait combattu. Il la pria de lui rendre pour cela la santé et la parole, ce que la sainte Vierge lui accorda, et se trouvant subitement guéri il se leva comme un autre Saul, de persécuteur devenu défenseur du saint Rosaire. Il fit réparation publique de sa faute, et prêcha avec beaucoup de zèle et d'éloquence l'excellence du saint Rosaire ». En fait on sait que Michel François disciple d' Alain de la Roche dut défendre le Rosaire contre ses détracteurs. C'est lui aussi qui a contribué à la distinction entre les trois grandes séries de mystères, joyeux, douloureux et glorieux[6].

Développement[modifier | modifier le code]

La première confrérie du Saint-Rosaire semble donc bien être celle de l’''Alma Universitas de Cologne des pères dominicains, enrichie d'une clausule, « et le fruit de tes entrailles, Jésus-Christ, est béni, Amen », par le pape Urbain IV, et d'indulgences par le pape Jean XXII. La confrérie de Cologne restera la plus célèbre des confréries du Rosaire. En 1473 elle compte comme membres 8000 personnes et 1481 100000 membres.


Les confréries se propagent à Florence et Colmar[7] et dans de nombreuses villes européennes, comme, à Paris, les dominicains de la rue Saint-Jacques[8]. Elles se développent ensuite dans de nombreux diocèses de France et en Europe (Lisbonne 1479, Ulm, 1483, Francfort, 1486...), souvent reliées au couvent dominicain de la ville la plus proche lorsqu'il s'agissait de villages, ou sous leur tutelle, et jusqu'en Afrique (Congo[Lequel ?], Angola) à travers les missionnaires dominicains puis les jésuites à partir de 1540, en Amérique du Nord et du Sud (le Brésil), en Asie (Japon).


Quelques dates de création de confréries du Rosaire en France :

Elle prendra ensuite également comme à Marseille (1515) le nom de Confrérie du chapelet : à Limoges, Confrérie du Psautier ou du chapelet Notre-Dame[9].

En Suède à Mariefred, dans la chartreuse de la Paix Notre-Dame en Suède, s'établit une grande confrérie européenne du Psautier de la Vierge Marie (1498). Cette chartreuse de Mariefred Pax-Mariae en Suède fondée tout à la fin du XVe siècle (en 1495) disposait d'une presse à imprimer et devient un grand centre européen de propagation du Rosaire, le « psautier de Notre Dame », en imprimant un livre d'Alain de la Roche, en le diffusant dans toute l'Europe et en instituant aussi une confrérie européenne du Saint-Rosaire[10]. Les différents offices religieux relatant les Mystères furent alors progressivement mis en musique, pour atteindre leur apogée dans l’Italie du XVIIe siècle, en particulier à Venise[11].

En Bretagne patrie du bienheureux dominicain Alain de la Roche, les confréries du Rosaire se multiplient. «… ce fut à la demande du duc [de Bretagne] François II et de la duchesse Marguerite de Foix que, le 12 mai 1479, le pape Sixte IV promulgua une bulle approuvant la dévotion du Rosaire et accordant des indulgences aux fidèles qui le réciteraient… Le célèbre couvent de Notre-Dame de Bonne Nouvelle de Rennes devint un centre de diffusion des confréries au XVIIe siècle. Une confrérie fut établie dans l'église collégiale de Notre-Dame de la Fosse à Guémené-sur-Scorff, en 1612… Les confréries du Rosaire sont, de toutes les associations de Basse-Bretagne, celles qui ont laissé le plus grand nombre de monuments de leurs générosités... » [12]


Chaque église a bientôt son retable du Rosaire pour orner la chapelle du Rosaire de l'église du village ou de la ville. De nombreux tableaux de Vierge de miséricorde (ou Vierge protectrice, Vierge du Manteau) apparaissent, comme le triptyque de Cologne (église Saint-André de Cologne) attribué au maître de Saint-Séverin. Généralement elle n'abrite pas sous son manteau que les confrères, mais aussi la chrétienté tout entière comme Mater Omnium puis des religieux, cisterciens, chartreux, dominicains, c'est-à-dire les trois ordres fondateurs du rosaire (Voir Historique du Rosaire) [13],[14]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • En Asie : martyrisés entre 1617 et 1622, à Nagasaki (Japon), une cinquantaine de chrétiens japonais et de coréens membres de la confrérie du Rosaire[15]
Érection de la confrérie du Rosaire dans l’église de Lasbordes, 1696
  • En France, de nombreux diocèses et villes ou villages ont fait la demande de ces confréries  :

Le village de Labordes par exemple en fait la demande en 1696 auprès des religieux de Fanjeaux et des autorités ecclésiastiques ou bien en Bretagne :

«  La confrérie détermine pour l’exercice d’icelle la chapelle de Notre Dame autrement dite des cinq plaies, bâtie et ornée, obligeant les dits suppliants d’entretenir la chapelle. Le curé, le seigneur, les consuls promettent d’observer et faire observer en tant qui leur sera possible les statuts et règles qui sont principalement de faire dire une messe du Saint-Rosaire ou de Notre-Dame dans ladite chapelle tous les premiers dimanches du mois et aux fêtes principales de la Vierge comme aussi de solenniser la principale fête du Rosaire qui tombe le premier dimanche d’octobre. »

— Confrérie de Labordes

[19] Et Tréguier en 1635 :

«  « Les actes capitulaires portent l'érection et fondation du Saint-Rosaire en l'église cathédrale, par noble et discret messire Michel Thépault, chanoine, et l'approbation des évêque et Chapitre. » [14] « Il veut qu'une messe basse soit célébrée en la chapelle du Rosaire, en l'honneur de la glorieuse Vierge, à toutes les fêtes d'icelle et à chaque premier dimanche du mois, par un chapelain que le Chapitre, après le décès du fondateur, nommera et instituera. À la fin de la messe, se dira le De profundis sur la tombe qui lui est concédée par le Chapitre dans la dite chapellenie ». Cette confrérie est dotée de trois sommes de froment payables par le procureur de la fabrique, ainsi qu'il est rapporté par l'acte de donation, daté de l'an 1635, signé par Noel Deslandes, évêque, et M. Thépault. . »

— Confrérie de Tréguier

[20]

Les membres de la confrérie ont parfois un habit spécial comme dans de nombreuses confréries : la confrérie du Rosaire de Jumièges, fondée en 1639 par dom Étienne Duval, moine non réformé, porte ainsi chaperon blanc[21].

Organisation de confréries[modifier | modifier le code]

Les confréries ont parfois des officiers (confrérie de Landry en Savoie fondée par le R.P. Pierre Gautier, dominicain[22] prieur, sous-prieur, conseillers, réconciliateurs, procureurs, visite des malades) deux procureurs, élus par les confrères, chargées de gérer dépenses et recettes et d'entretenir la chapelle du Rosaire et de la décorer, de faire les inventaires, un revenu dont elles rendent compte devant un notaire, des dépenses en florins (entretien des chapelles) parfois des biens et des terres (prés, terrain) comme la confrérie de Bellentre en Savoie, droit d'entrée et cotisation tout comme les paroisses d'aujourd'hui[23].

Spiritualité de confréries[modifier | modifier le code]

Cette organisation ne doit pas faire perdre de vue la raison de l'institution des confréries, l'esprit de prière, désintéressé (Louanges de la Vierge Marie, culte d’hyperdulie) ou parfois moins désintéressé (Les indulgences), appuyée sur la tradition des promesses de la Vierge à Alain de la Roche. À Toulouse les dominicains, une fois la chapelle du Rosaire construite s'y emploient activement : des livres de piété sont imprimés, des dévotions propagées.

On distinguait à Toulouse au XVIIe siècle puis ailleurs plusieurs confréries du Rosaire : la confrérie du Rosaire ordinaire dont les confrères s'obligeaient à réciter chaque semaine le rosaire tout entier, et la Confrérie du Rosaire perpétuel où les confrères s'engageaient à, réciter, chacun tour à tour, le rosaire sans interruption, en sorte qu'à toute heure du jour et de la nuit il y ait quelque confrère qui honore la Sainte Vierge, en récitant cette prière au nom de toute la confrérie : l'ensemble formait le Triple Rosaire, formé du Grand Rosaire, du Quotidien et du Perpétuel[24],[25]. Le Rosaire était dit le samedi[26] dans la chapelle du Rosaire, publiquement, à deux chœurs alternés.

Herlin, Friedrich, Retable St.George, Nördlingen
Herlin, Friedrich, Retable St.George, Nördlingen

XVIIIe siècle.[modifier | modifier le code]

  • Au XVIIe siècle, au Brésil, les confréries du Rosaire se répandent chez les esclaves noirs, car elles sont ouvertes à tous et aux personnes de toute condition et de toute couleur : elles comprenaient de membres noirs libres et des membres noirs esclaves, qui pouvaient cependant exercer des responsabilités au sein de la confrérie, durant un an, des officiers blancs et des officiers noirs comme dans la Confrérie du Rosaire des Noirs de la ville Arrial de Bacalhau du diocèse de Mariana[27]
  • La Révolution française, cherche à étouffer toute trace de christianisme et de piété catholique notamment à Saumur où les chapelets sont brûlés en place publique et interdits par un arrêté[28]. tandis qu'en Bretagne puis en Vendée, le chapelet et le rosaire deviennent comme la cocarde blanche le signe de reconnaissance contre-révolutionnaire des royalistes, chouans et vendéens, qui le portent à la boutonnière ou autour du cou comme Jacques Cathelineau, ce qui permettait de reconnaître les camps des soldats de loin. Les confréries du Rosaire subsistent clandestinement, par exemple en Provence à Marseilledom Joseph de Martinet, unique survivant du massacre des pères chartreux, prêche clandestinement le Rosaire : le 7 octobre 1794, pendant la Fête du Rosaire se déroule par exemple la réception d'un membre de l'assistance dans la confrérie du Rosaire[29].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Cependant après la Révolution les confréries du Saint-Rosaire existent toujours, mais absolument plus liées à la contre-révolution[30].
  • En 1826, Pauline Jaricot met en place le Rosaire Vivant en groupant 15 personnes priant chacune chaque jour un des quinze mystères du Rosaire en union de prière avec les quatorze autres, unie par une seule et même intention de prière, et des circulaires sont envoyées à chaque membre... Ainsi chaque groupe de quinze personnes médite chaque jour un rosaire entier. Elle conseillait de mettre ensemble « les charbons brûlants et les charbons froids pour que tous brûlent Le Rosaire Vivant se développe dans différents pays, Suisse, Belgique, Angleterre, Amérique, Canada, Colombie, Afrique... Cette initiative sera imitée au XXe siècle par le frère Joseph Eyquem (1916-1990) en 1955, fondateur des Équipes du Rosaire.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Aujourd'hui ces confréries perdurent en France et dans le monde entier, par exemple dans la ville de Douai, berceau d'une des premières confréries du Rosaire : elles sont l'objet d'une reconnaissance officielle.
  • La récitation publique du Rosaire ne se fait plus dans le cadre des confréries comme au XVIe siècle même si celles-ci subsistent dans l'ordre du privé, mais dans les sanctuaires mariaux, tel Notre-Dame-des-Victoires à Paris, diffusée par la radio, ou dans des lieux favorisés d'apparitions mariales de la Vierge du Rosaire et de sanctuaires comme Lourdes ou Notre-Dame de Fátima[32]. Les confréries dominicaines existent toujours comme celle de Portland en Orégon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Confrérie : voir Dictionnaire historique des institutions, mœurs et coutumes de la France, Adolphe Chéruel (1809-1891) — Paris, 1899 Confréres, Confréries, Confréres de la Passion
  2. Histoire du rosaire [lire en ligne] Publication d'informations écrites par Herbert Thurston & Andrew J. Shipman. Transcrit par C. Michael Tinkler. En reconnaissance pour le Très Saint Rosaire L'Encyclopédie catholique, volume XIII. Publié 1912. New York: Robert Appleton Company. Nihil Obstat, le 1er février 1912.
  3. Source :IV rosaire Bulle&ei= 4lETLLsJIjh4AaOwInfCQ&ct=result&id=FkOUAy6QEeIC&output=text La théologie du Saint Rosaire Par Marcelin Chery
  4. Fr. Baltazar Hendricks, O.P. Congrès international du Rosaire Séville, octobre 2004 [1] Le Mois d'août : le très saint Rosaire Série de cinq articles - 1 son histoire
  5. Dieu pour tous et Dieu pour soi: histoire des confréries et de leurs images… Par Marie-Hélène Froeschlé-Chopard [p.63[lire en ligne]
  6. Référence bibliographique Humanisme et imagerie aux XVe et XVIe siècles : études iconologiques et Fondation de la Confrérie de Cologne Henri Dominique Saffrey [lire en ligne]
  7. Schmitt Jean-Claude, «La confrérie du Rosaire de Colmar (1485), textes de fondation, "exempla" en allemand d'Alain de la Roche, listes des Prêcheurs et des sœurs dominicaines», dans Archivum fratrum praedicatorum, Instituto storico domenicano, Rome, 1970.
  8. Persée : Jean-Claude Schmitt Apostolat mendiant et société : une confrérie dominicaine à la veille de la Réforme Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, année 1971, volume 26, numéro 1, p. 83-104 Sur Persé ewww.persee.fr/.../ahess_0395-2649_1971_num_26_1_422461
  9. Dieu pour tous et Dieu pour soi : histoire des confréries et de leurs images Par Marie-Hélène Froeschlé-Chopard, p. 64
  10. Sur Persée/ Bibliothèque de l'école des chartes, année 1887, volume 48 L. Delisle Impression d'un livre dans une Chartreuse p. 638 [lire en ligne]
  11. Misteri Gioiosi La musique du Rosaire en Italie pour la nativité La Fenice
  12. Alain de la Roche et les confréries bretonne du Rosaire [2]
  13. Persée : recension de A.Boinet Paul Perdrizet. La Vierge de Miséricorde. Étude ďun thème iconographique -[3] Boinet Amédée Bibliothèque de l'école des chartes, année 1909, volume 70, numéro 70, p. 374-376
  14. Les Ordres religieux et le manteau de Marie - Dominique Donadieu-Rigaut p. 107-134-xiv protection spirituelle au Moyen Âge [lire en ligne] C.R.M. Cahier de Recherches médiévales .Journal of Medieval Studies .
  15. [4]
  16. Les confréries étant tout d'abord réservées aux Portugais, comme à Sao Salvador au Portugal en 1548, jusqu'à l'arrivée des dominicains. Cette confrérie avait obtenu du chapitre de Lisbonne, ville de la plus ancienne confrérie du Rosaire du Portugal des privilèges pour faire affranchir par leurs maîtres les membres noirs de la confrérie, ou aider les membres libérés par leur maître par voie testamentaire, mais ayant de mal à obtenir leur liberté lire : From slavery to emancipation in the Atlantic world par Sylvia R. Frey, Betty Wood, page 14. Cette confrérie du Rosaire de Lisbonne était originellement composée de noirs et de blancs mais dans les faits, à partir de 1497, elle fut uniquement composée de noirs. Fin du XVIIIe siècle elle devint très populaire chez les noirs originaires d'Afrique ou nés esclaves au Portugal car elle permettait à ses membres esclaves noirs d'avoir l'assurance de ne pas être venu en dehors du territoire portugais, au Brésil lire aussi The Black lay brotherhoods of colonial Brazil: a history, par Patricia A. Mulvey. [lire en ligne] Blacks of the Rosary: Memory and History in Minas Gerais, Brazil Par Elizabeth W. Kiddy, pages 31-32
  17. http://webperso.mediom.qc.ca/~lgder/html/confrerie.html Acte de fondation de la confrérie du Saint-Rosaire par Marie Favery, veuve de Pierre Le Gardeur de Repentigny
  18. Sur Google Books Les Pratiques de dévotion en Nouvelle-France par Marie-Aimée Cliche, page 146, notes
  19. Source : [5] et [6] Établissement de la confrérie de Labordes
  20. Source :[7]
  21. [8]
  22. [Confrérie de Landry Archives communales de Savoie, Sabaudia, pages 46/47 [9]
  23. Persée : Les Paroisses rurales d'un diocèse de Savoie au XVIIe siècle L'archevêché de Tarentaise Gabriel Pérouse Revue d'histoire de l'Église de France, année 1913, volume 4, numéro 23, pages 509 et 510 [10]
  24. P. Vincent Bernard, Le Triple Rosaire... Toulouse, 1676
  25. Sur Google Books : Dictionnaire historique des cultes religieux, par Jean François de Lacroix, 1820, Versailles, p. 90
  26. D'où la dévotion dite des « quinze samedi » de la confrérie de Toulouse
  27. Google Books
    • Étude très détaillée de deux confréries noires au Brésil, Bacalhau et Rio de Janeiro - in : Africa and the Americas: interconnections during the slave trade Par José C. Curto, Renée Soulodre-LaFrance, Page 106 - 125
    • Blacks of the rosary: memory and history in Minas Gerais, Brazil Par Elizabeth W. Kiddy - voir aussi dans la Bibliographie
    • Children of God's fire: a documentary history of black slavery in Brazil Par Robert Edgar Conrad p. 178 La Confrérie du Rosaire de Recife
    • Central Africans and cultural transformations in the American diaspora Par Linda Marinda Heywood page 160 et suivantes (Fête du Rosaire, Élections de Rois et de Reines .
  28. L'autodafé des chapelets [11]
  29. Les confréries de Provence face à la Révolution Régis Bertrand Annales historiques de la Révolution française, année 1996, volume 306, numéro 306, p. 645 [12]
  30. « Quant à la confrérie du Saint-Rosaire, c'est une des plus étendues. Elle est, pour ainsi dire, établie dans tout le monde catholique, et se compose de tout ce qu'il y a de plus fervents chrétiens. Nous pouvons dire que si quelqu'un a le bonheur d'être de cette sainte confrérie, dans tous les coins du monde chrétien il y a des âmes qui prient pour sa conversion, s'il est assez malheureux d'être dans le péché ; pour sa persévérance, s'il a le bonheur d'être dans la grâce du bon Dieu, et pour sa délivrance, s'il est dans les flammes du purgatoire. » Cela seul devrait nous faire sentir combien nous en recevons de secours, pour nous aider à opérer notre salut.» (Jean-Marie Vianney, saint curé d'Ars)
  31. « Créée le 16 décembre 1836, l’association de prière en l’honneur du Cœur Immaculé de la très sainte Vierge Marie, pour la conversion des pécheurs, a été érigée en archiconfrérie le 24 avril 1838. Le but de cette association de prière est double 1) honorer par un acte de vénération, d’hommage et de prières le Cœur immaculé de la très sainte Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, incarné par amour pour nous, et mort sur la croix pour la rémission des péchés et le salut de tous les hommes ; 2° obtenir par les mérites du Cœur de Marie, si parfaitement ajusté au Cœur de Jésus, la conversion des pécheurs.»(Statuts article 1° et 2°).
  32. référence Où dire le Rosaire ? Avec Radio Lourdes ou TV LOURDES à 15h 30 [13]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Les Confréries aujourd'hui :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres anciens[modifier | modifier le code]

  • Alanus Redivivus /Alain de la Roche, De Psalterio seu Rosario Christi et Mariae tractatus (en latin et italien) [lire en ligne]
  • Von dem psalter und Rosen krancz unser lieben frauen. Wie man den beten, 1483, Ulm, (Conrad Dinckmut).
  • De dignitate et utilitate psalterii praecelsae ac intemeratae semper virginis Mariae, Manuscrit numérisé : [lire en ligne]
  • Sprenger, Jakob: Erneuerte Rosenkranzbruderschaft, [Augsburg], [1476], incunable numérisé, Bayerische Staatsbibliothek DFG Allemagne [lire en ligne]

Livres contemporains[modifier | modifier le code]

  • Dieu pour tous et Dieu pour soi: histoire des confréries et de leurs images - Par Marie-Hélène Froeschlé-Chopard - Harmattan - extraits : [lire en ligne]
  • (en) Stories of the rose: the making of the rosary in the Middle Ages " - Anne Winston-Allen - 1997 - Chapitre 3 sur les Confréries. [lire en ligne]*
  • Humanisme et imagerie aux XVe et XVIe siècles, études iconographiques et bibliographiques'', éditions Vrin, par Henri Dominique Saffrey, page .122 , La Fondation de la confrérie du Rosaire à Cologne en 1475 - Histoire et Iconographie . [lire en ligne].
  • (en) The Rosary Cantoral: Ritual and Social Design in a Chantbook from Early Renaissance Toledo par Lorenzo F. Candelaria. University of Rochester Press, mars 2008, coll. Eastman Studies in Music.
  • (en) Elizabeth W. Kiddy Blacks of the Rosary: Memory and History in Minas Gerais, Brazil University Park: Pennsylvania State University Press, 2005, xvi + 287 pp

Articles[modifier | modifier le code]

  • Persée La dévotion du Rosaire à travers quelques livres de piété.- Marie-Hélène Froeschle-Chopard Histoire, économie et société . - Année 1991 .- Volume 10 .- Numéro 10-3 .- p. 299-316 . [lire en ligne]
  • France : La fondation de la confrérie du Rosaire d' Athis-sur-Orge en 1620-1630 - CAPIT Jean-Baptiste Bulletin de la Société historique et archéologique de Corbeil, de l'Essonne et du Hurepoix, no 71, p. 35-44 (1988-2004) (Revue) INIST
  • Les confréries du Rosaire en Rouergue aux XVIe et XVIIe siècles En Rouergue: population et société - LANCON P. ; Annales du Midi Toulouse 1984, vol. 96, no166, p. 121-133 INIST
  • Les Confréries du rosaire dans le diocèse de Sées -2006, vol. 125, no 4, p. 25-49, Société historique et archéologique de l'Orne, Alençon, 1974 (revue)
  • Schmitt Jean-Claude, «La confrérie du Rosaire de Colmar (1485), textes de fondation, "exempla" en allemand d'Alain de la Roche, listes des Prêcheurs et des sœurs dominicaines», dans Archivum fratrum praedicatorum, Istituto storico domenicano, Rome, 1970
  • [15]Apostolat mendiant et société : une confrérie dominicaine à la veille de la Réforme'' Jean-Claude Schmitt Annales. Économies, Sociétés, Civilisations Année 1971, Vol. 26, Numéro 1, p. 83-104
  • En Pologne : La fraternité du Rosaire à UrzedÓw fin XVIIIe siècle, Bractwo rÓzancowe w urzedowie W XVIII wieku SURDACKI Marian - kierownik Katedry Historii Opieki Społecznej w Instytucie Pedagogiki KUL, POLOGNE - Revue Roczniki humanistyczne, 2004, vol. 52, no2, p. 25-55 Towarzystwo Naukowe Katolickiego Uniwersytetu Lubelskiego, Lublin, POLOGNE (1949) INIST
  • Angleterre : Journal History :Praying by Number: The Confraternity of the Rosary and the English Catholic Community, c.1580–1700 Anne Dillon Lucy Cavendish College, Cambridge
  • Luxembourg Die Heyligen Brüder von Esch.- MEIER P. - Revue Hémecht, 1990, vol. 42, no3, p. 437-468 M. Histoire de la fondation des dominicains à Esch-sur-Sûre (Grand-Duché de Luxembourg), probablement au XIVe siècle par essaimage du couvent dominicain de Luxembourg (duché à cette époque, depuis 1354). Documents du XVe siècle « La fondation de l'archiconfrérie du Rosaire, XVIe siècle, l'autel consacré à cet effet| l'effigie de Marie| le registre des confrères du Rosaire, XVIIIe-XIXe siècle| le " Stundenzettel ", billet où l'on inscrivait l'heure de prière d'un confrère| la bibliothèque de la confrérie| cette confrérie a subsisté jusqu'au XXe siècle et s'est éteinte récemment. »

Iconographie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir