Cronenbourg

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Cronenbourg
Vue aérienne vers l'ouest du quartier avec en son centre le site de la brasserie.
Vue aérienne vers l'ouest du quartier avec en son centre le site de la brasserie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Ville Strasbourg
Arrondissement Strasbourg-Ville
Canton Strasbourg-6
Démographie
Population 21 485 hab. (1999)
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 48″ N 7° 43′ 14″ E / 48.5967, 7.720548° 35′ 48″ Nord 7° 43′ 14″ Est / 48.5967, 7.7205  
Transport
Gare Strasbourg-Cronenbourg
Tramway A / D
Bus 4 17 19 29
50 70 G N3
Localisation

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Cronenbourg

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Cronenbourg
Liens
Site web www.strasbourg.eu/territoire/les-quartiers/cronenbourg-hautepierre-poteries-hohberg


Cronenbourg (en allemand Cronenburg, puis Kronenburg, le bourg de la couronne princière ou royale) est un quartier situé à l'ouest de Strasbourg. Ses habitants sont appelés les Cronenbourgeois et les Cronenbourgeoises.

Administrativement il forme un quartier à part entière[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le château "Kronenburg" se situait au nord de la route de Marlenheim à Wasselonne au centre du Kochersberg. Il avait été construit au début du XIIIe siècle par Frédéric II de Hohenstauffen et détruit par les troupes de l’évêque de Strasbourg en 1246. Il est ensuite reconstruit pour surveiller la route menant à Strasbourg mais à nouveau détruit en 1369. En 1432 la ville de Strasbourg avait installé sa potence à la bifurcation des actuelles routes de Mittelhausbergen et Oberhausbergen, en dehors de la "Porte de Cronenbourg". Les premières constructions du quartier remontent au XVIe siècle[2].

Le quartier de Cronenbourg s'est développé lors de la seconde moitié du XIXe siècle avec l'arrivée du chemin de fer et l'implantation de la brasserie. De 550 habitants en 1866 ce chiffre atteint 5 500 habitants en 1900 et près de 10 000 habitants en 1936 (20 800 en 1990)[3]. Deux rotondes sont construites en 1840[3] à l'arrière du cimetière central, puis en 1914 la nouvelle gare aux marchandises de Strasbourg-Cronenbourg au sud-est du quartier. La Compagnie des transports strasbourgeois transfère son dépôt, auparavant situé près de la place des Halles, juste à côté de celle-ci en 1931. Le Marché d'intérêt national (ou Marché-Gare) s'implante dans le quartier en 1962. Le nouvel abattoir, destiné à remplacer celui de la rue Sainte-Marguerite près de la gare centrale, est construit de 1963 à 1968. Il sera démoli pour laisser la place au magasin Ikea en 1999.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le quartier est délimité[4] :

Le quartier est structuré par les routes d'Oberhausbergen et de Mittelhausbergen, axes qui partent du centre-ville et rejoignent le Kochersberg.

La brasserie[modifier | modifier le code]

Ce quartier doit sa notoriété à la présence en son sein des Brasseries Kronenbourg, qui est aujourd'hui l'un des principaux producteurs de bière en France. La Brasserie Hatt s'est installée à Cronenbourg en 1862[3]. Depuis 2000, le site de la Brasserie K1 de Cronenbourg n'accueille plus que le siège social et le centre de recherche et développement de Kronenbourg, dont la production est désormais principalement issue de la Brasserie K2 d'Obernai. Début 2014 le siège social et les unités de recherche et développement quitte définitivement Cronenbourg pour emménager au site K2 à Obernai. Une partie de l'ancienne brasserie a déjà été réhabilitée en écoquartier comportant 395 logements, après démolition des anciens bâtiments[5]. Le reste du site devrait également accueillir des logements mais aussi une résidence étudiante, des bureaux et un hôtel[6].

Le Vieux Cronenbourg[modifier | modifier le code]

Cronenbourg, traversé depuis 1994 par le tramway de Strasbourg, est constitué de quatre secteurs bien distincts. À l'est de la voie ferrée qui coupe le quartier en son milieu se trouve le Vieux Cronenbourg, quartier populaire apparu au milieu du XIXe siècle, qui a connu son développement grâce à la brasserie et à l'implantation de nombreux cheminots.

Les deux principales extensions planifiées qui ont ensuite eu lieu furent le quartier Saint-Florent au nord au début du XXe siècle, puis le quartier des Cèdres, dans les années 1980. Du fait d'une population rajeunie et diversifiée, d'une bonne desserte par le tramway et d'un linéaire commercial le long de la route de Mittelhausbergen, le Vieux Cronenbourg joue le rôle de centre pour le quartier.

Les extensions à l'ouest et au nord de la voie ferrée[modifier | modifier le code]

Au nord-ouest se trouve la Cité Nucléaire, quartier social constitué de barres d'habitat social construit dans les années 1960 parallèlement à la construction d'un centre d'étude du CNRS qui lui a donné son nom. Comportant près de 2 200 logements, il fait l'objet de maintes réflexions des pouvoirs publics visant à requalifier le quartier.

Au sud de la Cité Nucléaire, entre les routes de Mittelhausbergen et d'Oberhausbergen, se trouve le quartier résidentiel de Saint-Antoine, constitué d'habitat pavillonnaire datant des années 1960-1970.

Un nouveau quartier, "Hochfelden", situé au bout de la rue du même nom, au nord de la voie ferrée est en cours d'aménagement depuis le début des années 2010. Il comporte près de 200 logements mais aussi des activités tertiaires et commerciales[7].

Description[modifier | modifier le code]

Cronenbourg compte cinq églises: les églises catholiques Saint-Florent, Saint-Antoine et du Bon Pasteur, l'église protestante Saint-Sauveur et l'église protestante de Cronenbourg-cité. La synagogue de Cronenbourg est située rue du Rieth. Plusieurs cimetières se trouvent dans le quartier: le Cimetière ouest de Strasbourg, la Nécropole nationale de Strasbourg-Cronenbourg (cimetière militaire) ainsi que les cimetières israélites 3 route d’Oberhausbergen, et Adath Israel (עדת ישראל L'assemblée d'Israël) 5 rue Jean-Pierre Clause.

Parmi les bâtiments remarquables notons l'ancien lycée professionnel Jean-Jacques Rousseau et les anciens bains municipaux, actuellement en friche. Le lycée a fait l'objet d'une extension de l'école primaire Camille Hirtz contigüe et accueille une école de musique. La "villa vénitienne", le plus ancien bâtiment du quartier, accueille aujourd'hui l'Association de parents de personnes handicapées mentales.

Le quartier comporte un grand parc au nord de la voie ferrée, le parc de la Bergerie, deux bureaux de Poste (5 rue des Ormes et 98 rue de Hochfelden), une caserne des Pompiers - le Centre de Secours Ouest, le Siège de la Direction régionale de l'Équipement d'Alsace, une Médiathèque et un collège - Sophie Germain (le lycée de secteur est le lycée Marie Curie situé dans le quartier de l'Esplanade).

Plusieurs équipements sportifs ont été aménagés: la Patinoire Iceberg, construite en 2006 pour remplacer celle du Wacken, un skatepark et les stades de la Rotonde et AS Cheminots.

Le bureau de police de Cronenbourg a fermé en 2011, il se trouvait au n°21 rue Lavoisier[8].

Cronenbourg en images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Louis Ludes, Cronenbourg, Oberlin, Strasbourg, 3 parties : vol. 1, 1984, 79 p. (ISBN 2-85369-033-4) ; vol. 2, 1985, 80 p. (ISBN 2-85369-043-1) ; vol. 3, 1988, 96 p. (ISBN 2-85369-079-2)
  • Louis Ludes, Cronenbourg, Koenigshoffen, Montagne Verte vers 1900, Verger, Illkirch, 1991, 91 p. (ISBN 2-908367-21-1) (collec. « La carte postale, support historique », animée par Freddy Sarg)
  • Géo Marchal, « La brasserie Hatt à Cronenbourg », in La Vie en Alsace, février 1934, no 2, p. 38-42
  • Jean-Bernard Pouy, 1664, la bataille de Cronenbourg, ADK, Paris, 2007, 48 p. (ISBN 978-2-9519753-5-4)
  • Théodore Rieger, Gilbert Bronner, Léon Daul et Louis Ludes, « Cronenbourg » in Les faubourgs de Strasbourg : de la Belle Époque aux Années Folles, G4J, 2003, 214 p. (ISBN 2-913468-20-9)
  • Bernard Schenk, Réminiscences d'histoire : Strasbourg : un sanctuaire alsacien de la mémoire, Alsace : témoignages muets des soldats de pierre, Le Verger, Illkirch-Graffenstaden, 2003, 163 p. (ISBN 2-84574-032-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]