Fabienne Keller

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Fabienne Keller
Fabienne Keller en janvier 2013.
Fabienne Keller en janvier 2013.
Fonctions
Sénatrice du Bas-Rhin
En fonction depuis le
Élection
Réélection 28 septembre 2014
Élection 26 septembre 2004
Maire de Strasbourg
Prédécesseur Catherine Trautmann (PS)
Successeur Roland Ries (PS)
Conseiller général du Canton de Strasbourg-8
Prédécesseur Hervé Bussé (UDF)
Successeur Geneviève Werlé (UMP)
Conseiller régional d'Alsace
Députée européenne
Prédécesseur Nicole Fontaine (PPE)
Successeur Jean-Thomas Nordmann (PPE)
Biographie
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Sélestat (Bas-Rhin)
Nationalité française
Parti politique UMP

Fabienne Keller, née le à Sélestat (Bas-Rhin), est une femme politique française, sénatrice de l'UMP depuis 2004 et maire de Strasbourg de 2001 à 2008.

Après avoir été membre de l'UDF, elle fait partie de l'UMP depuis 2002.

Depuis 2012, elle est vice-présidente du Conseil d'administration du Mouvement européen-France.

Formation[modifier | modifier le code]

Fabienne Keller est une ancienne élève de l'École polytechnique (X 1979) et de l'École nationale du génie rural et des eaux et des forêts. Elle est également diplômée d'un master en économie de Berkeley.

Elle a commencé sa carrière professionnelle au ministère de l'Agriculture entre 1985 et 1988 comme responsable de la gestion du marché français des céréales, puis au ministère des Finances (direction générale du Trésor), où elle est nommée responsable du financement du secteur très sensible de l'agriculture et de la pêche.

Nommée en 1989 directrice générale du CIAL (Crédit Industriel d'Alsace Lorraine), elle devient, en 1996, directrice générale du Crédit commercial de France, qu'elle quitte en 2001, année de son élection comme maire de Strasbourg.

Après avoir effectué son service militaire au service des renseignements du commandement en chef de la marine nationale pour la Méditerranée, Fabienne Keller est également capitaine de corvette de réserve ainsi que titulaire du brevet de parachutisme.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Fabienne Keller adhère à l'UDF en 1991. Elle est la première femme élue au Conseil Général du Bas-Rhin en 1992. Elle y restera jusqu'en 2001. Elle sera aussi vice-présidente du Conseil régional d'Alsace entre 1998 et 2004 où elle préside la commission « Université et Recherche ».

Elle figura également, sur la liste de François Bayrou aux élections européennes de 1999.

Bien qu'ayant soutenu François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, elle rejoint, à l'instar d'Adrien Zeller, président centriste de la région Alsace et d'autres élus et militants de l'UDF, le nouveau parti de la majorité présidentielle, créé par Jacques Chirac, l'UMP, marquant sa désapprobation à l'égard de la stratégie personnelle du candidat centriste.

Maire de Strasbourg de 2001 à 2008[modifier | modifier le code]

Après avoir remporté la primaire interne de l'UDF contre François Loos, elle mène la liste d'union RPR et UDF. Elle est élue maire de Strasbourg en mars 2001, succédant ainsi à Catherine Trautmann. Elle devient aussi présidente déléguée de la Communauté urbaine de Strasbourg aux côtés de son colistier devenu président, Robert Grossmann. Ils forment le fameux « tandem », concept de gouvernance inspiré par la pratique des pays nordiques en matière de parité hommes/femmes, et qui s’est vu récompensé par une « Marianne d’or » en 2005[1].

Ce mandat est caractérisé par la concrétisation de réalisations suivantes :

  • Abaissement du pont Churchill permettant le passage du tramway et la requalification de l'ensemble du môle Seegmuller rebaptisé presqu'île Malraux.
  • Création de Rivétoile
  • Création de la ligne de tram reliant l'Elsau au Neuhof et l'extension du tram jusqu'à la Robertsau.
  • Percée du parc du Kurgarten, au Neudorf, pour aménager une liaison routière avec le Neuhof (jonction de la rue d'Orbey avec la rue des Canonniers) déclenche de vives protestations des riverains entre 2003 et 2004 qui craignent la transformation de la rue d'Orbey en route à camions embouteillée. Diverses manifestations (pétitions, sit-in, banderoles sur les immeubles...) organisées par l'ARSOK (Association des Résidents du Secteur Oreby-Kurgarten[2]) contraignent Fabienne Keller à procéder à des aménagements du projet : rétrécissement de la chaussée, mise en place de ralentisseurs, aménagement de pistes cyclables...
  • Requalification de la place Kléber et rénovation de l'Aubette.
  • Signature du permis de construire et pose la première pierre de la Grande Mosquée de Strasbourg.
  • Réalisation de la patinoire Iceberg, de la Médiathèque Malraux, du Zénith Europe, du Hall Rhénus, de la nouvelle gare TGV et de sa verrière.
  • Accueil du Prologue et de la première étape du tour de France 2006 et premier tour de la Coupe Davis de 2004.
  • Développement de la vidéosurveillance : entre 2003 et 2008, 210 caméras ont été installées pour 6 millions d'euros[3], en majorité au centre-ville[4], ce qui a contribué à faire de Strasbourg une des villes les plus surveillées de toute la France, sans en faire une des plus sûres pour autant[5].

Elle annonce rapidement être candidate pour un deuxième mandat aux élections municipales de mars 2008. Un pamphlet anonyme, Requiem pour un Tandem, où elle est surnommée "Madame Paranoïa", l'accuse d'autoritarisme et fait le lien entre son autocratisme supposé et la valse des personnels à la mairie ; ses désaccords avec Robert Grossmann sont également épinglés[6]. Malgré les sondages qui laissaient présager un scrutin serré, elle accuse un important retard au premier tour sur son adversaire principal, Roland Ries. Les divergences d'analyse des résultats du scrutin accentueront la mésentente entre Fabienne Keller et Robert Grossmann, ce qui finira de conduire à la défaite, au soir du second tour, Fabienne Keller remportant 42 % des suffrages. Le choc de cette défaite sera à l'origine de la division de la nouvelle opposition en deux groupes. Celui mené par Fabienne Keller s'intitule Strasbourg au Centre puis Strasbourg au Centre - Groupe UMP-UDI et celui présidé par son ex équipier Robert Grossmann est nommé groupe UMP, Nouveau Centre et Indépendant.

De nouveau candidate pour un mandat de maire aux élections municipales de mars 2014, elle promet notamment la construction du GCO et la transformation simultanée de l'A35 en boulevard urbain, ainsi que le recrutement de 50 policiers municipaux supplémentaires et la rénovation des écoles. Elle perd de justesse au second tour contre la liste emmenée par Roland Ries, en récoltant 45,05% des voix contre 46,96% en faveur de son adversaire (soit 1509 voix d'écart).

Sénatrice du Bas-Rhin[modifier | modifier le code]

Fabienne Keller est élue sénateur du Bas-Rhin le , mais l'ensemble du scrutin à l'échelle du département est invalidé, pour des raisons de procédure, par le Conseil constitutionnel le . Elle est réélue le .

Le , elle est réelue pour un second mandat sur la liste menée par Guy-Dominique Kennel.

Fabienne Keller rédige de nombreux rapports parlementaires :

Rapport Gare Contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , elle est chargée d'une mission temporaire[7] auprès du ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire et de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur le sujet du « concept de gare contemporaine ». Le rapport qu'elle rend, au printemps 2009, insiste notamment sur la nécessité d'accélérer les investissements pour développer les grandes gares selon un schéma multimodal et l'opportunité de créer une structure commune, chef de file, fédérant tous les acteurs impliqués dans la gouvernance des gares, Gare Ensemble[8].

Taxe Carbone[modifier | modifier le code]

Le , la commission des finances du Sénat a constitué en son sein un groupe de travail dédié à la fiscalité environnementale. Ce groupe, présidé par Fabienne Keller[9], a notamment vocation à examiner l'opportunité de créer une « taxe carbone » et à étudier le fonctionnement et l'encadrement du marché d'échanges de quotas d'émissions de CO2. Il a présenté ses conclusions le 9 juillet 2009[10]. Sur la question précise de la contribution climat énergie, la position de Fabienne Keller préconise une taxe d'un montant incitatif et une assiette large (incluant l'électricité), tout en conservant le souci de traiter les problèmes de redistribution au sein des ménages les plus modestes[11].

Centriste à l'UMP[modifier | modifier le code]

Si Fabienne Keller a rejoint l’UMP en 2002, elle revendique pourtant des positions centristes, surtout au sujet des droits sociaux. Elle a co-animé un groupe d'une trentaine de parlementaires centristes, les « Centristes de l’UMP », avec Marc-Philippe Daubresse et Pierre Méhaignerie, afin d'infléchir la politique du Président Sarkozy. Dans la même logique, elle a soutenu la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet à la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

Elle a approuvé au Sénat le projet de loi instaurant le droit au mariage homosexuel, ce qui lui a valu des critiques (notamment de la part de Christine Boutin ou de Frigide Barjot), des insultes et des menaces. Elle a regretté (à l'époque où elle était déléguée générale adjointe de l’UMP) que le débat sur la laïcité organisé par l'UMP soit mal préparé et divise la société. Elle a vivement contesté le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy ou encore les propos de Claude Guéant considérant l’immigration musulmane comme un problème pour la France.

Pancarte conspuant Fabienne Keller, à Strasbourg le 17 avril 2013, après qu’elle s'est déclarée favorable au mariage entre personnes de même sexe.

Le 9 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, la nomme secrétaire nationale de l'UMP chargée de l'environnement et des transports[12].

Mandats actuels[modifier | modifier le code]

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Ouvrage publié[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]