Fabienne Keller

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Fabienne Keller
Fabienne Keller en janvier 2013.
Fabienne Keller en janvier 2013.
Fonctions
Sénatrice du Bas-Rhin
En fonction depuis le 21 février 2005
Élection 20 février 2005
1er octobre 200426 novembre 2004
Élection 26 septembre 2004
Maire de Strasbourg
19 mars 200116 mars 2008
Prédécesseur Catherine Trautmann (PS)
Successeur Roland Ries (PS)
Conseiller général du Canton de Strasbourg-8
29 mars 199218 mars 2001
Prédécesseur Hervé Bussé (UDF)
Successeur Geneviève Werlé (UMP)
Conseiller régional d'Alsace
16 mars 199828 mars 2004
Député européen
17 juin 20022 juillet 2002
Prédécesseur Nicole Fontaine (PPE)
Successeur Jean-Thomas Nordmann (PPE)
Biographie
Date de naissance 20 octobre 1959 (54 ans)
Lieu de naissance Sélestat (Bas-Rhin)
Nationalité française
Parti politique UMP

Fabienne Keller, née le 20 octobre 1959 à Sélestat (Bas-Rhin), est une femme politique française, sénatrice de l'UMP depuis 2004 et maire de Strasbourg de 2001 à 2008.

Après avoir été membre de l'UDF, elle fait partie de l'UMP depuis 2002.

Depuis 2012, elle est vice-présidente du Conseil d'administration du Mouvement européen-France.

Formation[modifier | modifier le code]

Fabienne Keller est une ancienne élève de l'École polytechnique (X 1979) et de l'École nationale du génie rural et des eaux et des forêts. Elle est également diplômée d'un master en économie de Berkeley.

Elle a commencé sa carrière professionnelle au ministère de l'Agriculture entre 1985 et 1988 comme responsable de la gestion du marché français des céréales, puis au ministère des Finances (direction générale du Trésor), où elle est nommée responsable du financement du secteur très sensible de l'agriculture et de la pêche.

Nommée en 1989 directrice générale du CIAL (Crédit Industriel d'Alsace Lorraine), elle devient, en 1996, directrice générale du Crédit commercial de France, qu'elle quitte en 2001, année de son élection comme maire de Strasbourg.

Après avoir effectué son service militaire au service des renseignements du commandement en chef de la marine nationale pour la Méditerranée, Fabienne Keller est également capitaine de corvette de réserve ainsi que titulaire du brevet de parachutisme.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Fabienne Keller adhère à l'UDF en 1991. Elle est la première femme élue au Conseil Général du Bas-Rhin en 1992. Elle y restera jusqu'en 2001. Elle sera aussi vice-présidente du Conseil régional d'Alsace entre 1998 et 2004 où elle préside la commission « Université et Recherche ».

Elle figura également, sur la liste de François Bayrou aux élections européennes de 1999.

Bien qu'ayant soutenu François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, elle rejoint, à l'instar d'Adrien Zeller, président centriste de la région Alsace et d'autres élus et militants de l'UDF, le nouveau parti de la majorité présidentielle, créé par Jacques Chirac, l'UMP, marquant sa désapprobation à l'égard de la stratégie personnelle du candidat centriste.

Maire de Strasbourg de 2001 à 2008[modifier | modifier le code]

Après avoir remporté la primaire interne de l'UDF contre François Loos, elle mène la liste d'union RPR et UDF. Elle est élue maire de Strasbourg en mars 2001, succédant ainsi à Catherine Trautmann. Elle devient aussi présidente déléguée de la Communauté urbaine de Strasbourg aux côtés de son colistier devenu président, Robert Grossmann. Ils forment le fameux « tandem », concept de gouvernance inspiré par la pratique des pays nordiques en matière de parité hommes/femmes, et qui s’est vu récompensé par une « Marianne d’or » en 2005[1].

Ce mandat est caractérisé par la concrétisation de réalisations suivantes :

Elle annonce rapidement être candidate pour un deuxième mandat aux élections municipales de mars 2008. Les sondages avant le premier tour la donnent au coude à coude avec son adversaire, Roland Ries, mais elle accuse un important retard au premier tour. Les divergences d'analyse des résultats du scrutin accentueront la mésentente entre Fabienne Keller et Robert Grossmann, ce qui finira de conduire à la défaite, au soir du second tour, Fabienne Keller remportant 42 % des suffrages. Le choc de cette défaite sera à l'origine de la division de la nouvelle opposition en deux groupes. Celui mené par Fabienne Keller s'intitule Strasbourg au Centre puis Strasbourg au Centre - Groupe UMP-UDI et celui présidé par son ex équipier Robert Grossmann est nommé groupe UMP, Nouveau Centre et Indépendant.

Sénatrice du Bas-Rhin[modifier | modifier le code]

Fabienne Keller est élue sénateur du Bas-Rhin le 26 septembre 2004, mais l'ensemble du scrutin à l'échelle du département est invalidé par le Conseil constitutionnel le 26 novembre 2004. Elle est réélue le 20 février 2005.

Fabienne Keller rédige alors de nombreux rapports parlementaires :

Rapport Gare Contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 25 septembre 2008, elle est chargée d'une mission temporaire[2] auprès du ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire et de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur le sujet du « concept de gare contemporaine ». Le rapport qu'elle rend, au printemps 2009, insiste notamment sur la nécessité d'accélérer les investissements pour développer les grandes gares selon un schéma multimodal et l'opportunité de créer une structure commune, chef de file, fédérant tous les acteurs impliqués dans la gouvernance des gares, Gare Ensemble[3].

Taxe Carbone[modifier | modifier le code]

Le 19 février 2009, la commission des finances du Sénat a constitué en son sein un groupe de travail dédié à la fiscalité environnementale. Ce groupe, présidé par Fabienne Keller[4], a notamment vocation à examiner l'opportunité de créer une « taxe carbone » et à étudier le fonctionnement et l'encadrement du marché d'échanges de quotas d'émissions de CO2. Il a présenté ses conclusions le 9 juillet 2009[5]. Sur la question précise de la contribution climat énergie, la position de Fabienne Keller préconise une taxe d'un montant incitatif et une assiette large (incluant l'électricité), tout en conservant le souci de traiter les problèmes de redistribution au sein des ménages les plus modestes[6].

Centriste à l'UMP[modifier | modifier le code]

Si Fabienne Keller a rejoint l’UMP en 2002, elle revendique néanmoins un positionnement centriste, notamment sur les questions sociétales.

Elle Co anime par ailleurs un groupe de parlementaires centristes, les « Centristes de l’UMP », avec Marc-Philippe Daubresse et Pierre Méhaignerie. Ce groupe composé d’une trentaine de membre souhaite alors infléchir les prises de position de l’UMP et la politique du Président Sarkozy.

Fabienne Keller, alors délégué générale adjointe de l’UMP, s’est ainsi opposé à l’organisation du débat sur la laïcité organisé par l’UMP regrettant un débat mal préparé et qui divise. Elle a vivement contesté le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy ou encore les propos de Claude Guéant considérant l’immigration musulmane comme un problème pour la France.

Elle soutient la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet à la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

Pancarte conspuant Fabienne Keller, à Strasbourg le 17 avril 2013, après qu’elle se soit déclarée favorable au mariage entre personnes de même sexe.

Le 12 avril 2013, elle vote en faveur du projet de loi ouvrant le mariage pour les couples de personnes de même sexe, qui est adopté par 170 voix contre 165[7]. La prise de position de Fabienne Keller a suscité des critiques, notamment de la part de Christine Boutin ou de Frigide Barjot. Elle fera également l’objet d’insultes et de menaces, suscitant le soutien de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, et de certains élus socialistes. À l’inverse, sa prise de position a été soutenue par les associations de défenses des homosexuels et citoyens.

Mandats actuels[modifier | modifier le code]

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Ouvrage publié[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]