Ouigo

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Ouigo est le nom de l'offre de TGV à bas coûts lancée par SNCF le 2 avril 2013. Dans un premier temps, ces trains relient principalement les gares de Marne-la-Vallée - Chessy, Lyon-Saint-Exupéry TGV, Marseille-Saint-Charles et Montpellier-Saint-Roch.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lancée le (après présentation officielle le ), l'offre Ouigo, inspirée des compagnies aériennes low cost, est présentée dans un contexte de crise économique, qui avait conduit à une baisse de la fréquentation et de la rentabilité des TGV classiques en 2012[1]. La SNCF espère transporter plus d'un million de passagers par an sur l'axe Marne-la-Vallée – Lyon – Marseille / Montpellier[2]. Les billets Ouigo ne sont disponibles qu'en ligne sur les sites de Ouigo, de Capitaine Train et de Voyages-sncf.com.

Comme les compagnies aériennes low-cost, Ouigo fait payer le bagage supplémentaire au-delà d'une valise et d'un sac par passager. De même, à l'instar des iDTGV, les titres de transports (imprimables 4 jours avant le départ) sont contrôlés avant la montée dans le train. Cela implique pour les clients de devoir se présenter trente minutes avant le départ du train. Le choix de gares périphériques comme Marne-la-Vallée-Chessy ou Lyon-Saint-Éxupéry se justifie du prix que fait payer SNCF Réseau à SNCF Mobilités pour l'utilisation des voies, prix qui est nettement moins cher que Paris-Gare-de-Lyon ou Lyon-Part-Dieu.

Contrairement à iDTGV ou iDBUS, Ouigo n'est pas une filiale indépendante, mais constitue un service spécifique au sein de la maison mère SNCF, plus précisément la branche SNCF Voyages. Pour les cheminots travaillant pour la marque Ouigo, des conditions de travail spécifiques ont toutefois été négociées[3] (en ce qui concerne les conducteurs, tous issus du dépôt de Lyon, il n'y a pas de particularité comparé aux marques TGV et iDTGV).

Le 1er avril 2014, la filiale de la SNCF annonce avoir atteint la barre des deux millions cinq-cent-mille billets vendus[4].

La filiale annonce l'ouverture de liaisons vers la façade atlantique d'ici 2017 avec l'achèvement de la ligne à grande vitesse vers Bordeaux, ainsi que de nouvelles destinations dès 2016[5].

Réseau actuel[modifier | modifier le code]

Offre Ouigo au 31 mai 2014[6] :
Liaison Date de lancement Circulations hebdomadaires
Marne-la-Vallée - ChessyMarseille-Saint-Charles 14
Marne-la-Vallée - Chessy → Montpellier-Saint-Roch 9
Marne-la-Vallée - Chessy → Lyon-Part-Dieu 4
Marseille-Saint-Charles → Marne-la-Vallée - Chessy 17
Marseille-Saint-Charles → Lyon-Perrache 1
Montpellier-Saint-Roch → Marne-la-Vallée - Chessy 7
Lyon-Perrache → Marne-la-Vallée - Chessy 4
Lyon-Perrache → Marseille-Saint-Charles 4
Deux rames couplées, en gare de Marne-la-Vallée - Chessy.
Deux rames couplées, en gare de Marne-la-Vallée - Chessy.
Rame en gare de Lyon-Saint-Exupéry TGV.
Rame en gare de Lyon-Saint-Exupéry TGV.

Ainsi, Lyon est le centre du réseau, et ses principales gares sont exploitées de cette manière :

  • la gare de Lyon-Saint-Exupéry-TGV, située en périphérie, est un arrêt desservi par les trains reliant Marne-la-Vallée à Marseille ou Montpellier ;
  • les gares de Lyon-Part-Dieu et Lyon-Perrache, situées au cœur de la ville, constituent les terminus des trains reliant Marne-la-Vallée ou Marseille à Lyon.

De plus, les gares suivantes sont desservies par certains trains, en tant qu'arrêt : Aix-en-Provence-TGV, Avignon-TGV, Nîmes et Valence-TGV[6].

Schéma des dessertes Ouigo avril 2013
.
KBHFa
Marne la Vallée – Chessy
STR
kABZc2 kSTRq+l ABZrf
kSTRg+l KRW+l KRWgr
STRg STRf BHF FLUG
Lyon Saint-Exupéry
STR KHSTe STR
Lyon-Part-Dieu
KHST-Le KHST-Ra STR
Lyon-Perrache
KRWl KRWg+r
HST
Valence TGV
ABZlf STRlg
STR HST
Avignon TGV
STR HST
Aix-en-Provence TGV
STR KBHFe
Marseille Saint-Charles
HST
Nîmes
KBHFe
Montpellier Saint-Roch

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Une rame Ouigo sans le nom Ouigo, vue en octobre 2012 à Mulhouse.
Une rame à Mulhouse, en octobre 2012. La marque Ouigo n'avait pas encore été apposée sur le pelliculage.

Ouigo dispose de quatre rames à deux niveaux dédiées, constituées de motrices de la génération Dasye et de tronçons de la première génération Duplex, le tout aménagé pour pouvoir transporter 20 % de passagers en plus, comparé à un service TGV classique[7]. Ce gain en capacité est rendu possible par moins d'espace pour les bagages, l'absence de première classe et de voiture-bar et un autre type de sièges[7],[8]. Ces rames disposent d'une livrée spécifique dans les couleurs bleu-ciel et rose. Les rames Ouigo, sur les rails pendant douze heures par jour, sont entretenues pendant la nuit dans les technicentres SNCF de Lyon ou de Marseille[9].

Une rame en unité simple peut contenir 634 passagers, contre 509 sur un TGV Duplex classique.

Résultats[modifier | modifier le code]

Sur les 3 500 000 billets vendus, plus de 370 000 personnes ont voyagé à 10 € et plus de 500 000 enfants ont bénéficié du tarif spécifique à .

2013[modifier | modifier le code]

Ouigo annonce des résultats plus bas que prévu en 2013, avec un faible taux de remplissage qui avoisine les 60 %.

L'offre se développe peu à peu et attire de nouveaux clients, avec ses petits prix.

2014[modifier | modifier le code]

Depuis le début de l'année, l'offre connait un réel succès. Ses trains sont remplis en moyenne à 85 %, soit plus que les TGV classiques (ces derniers le sont à 75 %).

En avril, mai, juin, juillet et août, Ouigo atteint des records de fréquentation, avec 98 % de remplissage.

En septembre, ce taux baisse légèrement, à 94 %.

La direction de la filiale indique que l'équilibre financier devrait être atteint dès 2015[5].

Entre et , 3 millions de personnes ont voyagé via Ouigo[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La SNCF lance son TGV anti-crise »,‎ (consulté le 25 février 2013).
  2. Robert Kassous, « TGV low-cost : Les plus et les moins », sur Le Nouvel Observateur,‎ (consulté le 17 février 2013).
  3. « Avec Ouigo, la SNCF arrête de mener grand train », sur Le Monde,‎ (consulté le 28 février 2013).
  4. « Le TGV low-cost Ouigo franchit le cap des 2 millions de billets vendus », sur Le Figaro,‎ (consulté le 22 mars 2014).
  5. a et b « Ouigo à la conquête de l’Ouest »,‎ .
  6. a et b « La SNCF annonce Ouigo, une offre de TGV « Low Cost » 100 % numérique », sur PC INpact,‎ (consulté le 20 février 2013).
  7. a et b « TGV « low cost » : lancement au printemps entre Marne-la-Vallée et Marseille... et plus tard vers le Nord », sur lavoixdunord.fr,‎ (consulté le 17 février 2013)
  8. « Les TGV low cost bientôt sur les rails », sur europe1.fr,‎ (consulté le 18 février 2013)
  9. « Ouigo, ou comment améliorer la productivité de la SNCF », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 8 mars 2013)
  10. « Ouigo, le TGV à bas prix, s'ouvre aux groupes et tour-opérateurs », Challenges, 24 septembre 2014 (consulté le 3 octobre 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]