Gare du Creusot TGV

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Gare du Creusot.
Le Creusot - Montceau - Montchanin
Image illustrative de l'article Gare du Creusot TGV
Vue de la gare avec un TGV Duplex, en 2009.
Localisation
Pays France
Commune Écuisses
Adresse Avenue de l'Europe
71210 Écuisses
Coordonnées géographiques 46° 45′ 54″ N 4° 29′ 59″ E / 46.765106, 4.49975246° 45′ 54″ Nord 4° 29′ 59″ Est / 46.765106, 4.499752  
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service TGV
Caractéristiques
Ligne(s) Combs-la-Ville à Saint-Louis (LGV)
Voies 4 (dont 2 centrales sans arrêt)
Quais Quai 1 : 428 m
Quai 2 : 421 m
Transit annuel 780 000 (2008)[1]
1 000 000 (2011)[réf. nécessaire]
Altitude 318 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Autocar Voir à Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
Le Creusot - Montceau - Montchanin

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Le Creusot - Montceau - Montchanin

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne

(Voir situation sur carte : Bourgogne)
Le Creusot - Montceau - Montchanin

La gare du Creusot TGV, portant le nom officiel de Le Creusot - Montceau - Montchanin[2], est une gare ferroviaire française de la ligne Combs-la-Ville - Saint-Louis (LGV), située à proximité de Montchanin, sur le territoire de la commune d'Écuisses, dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne. Par la route, la gare est à 2 km au nord du croisement entre la route nationale 80 et la route nationale 70, à 8 km du Creusot et à 15 km de Montceau-les-Mines.

Avec Mâcon-Loché TGV, Le Creusot TGV fut la première gare de France construite sur le réseau à grande vitesse.

Situation Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 318 mètres d'altitude, la gare du Creusot TGV est située au point kilométrique (PK) 273,816 de la ligne de Combs-la-Ville à Saint-Louis (LGV).

La gare est reliée à la ligne de Nevers à Chagny par un raccordement non électrifié, qui n'est pas utilisé par les relations commerciales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Le Creusot TGV est issue d'un compromis entre la logique de la SNCF, qui souhaitait réaliser une ligne à grande vitesse de Paris à Lyon sans arrêt intermédiaire (une simple halte technique était prévue à Montchanin) et celles des collectivités locales qui se sont mobilisées lors de l’étude d’impact de la LGV pour valoriser l’aménagement de leur territoire. Pour la SNCF, le potentiel de clientèle ne justifiait pas l'investissement dans des raccordements pour une desserte des gares centrales[3]. Le projet de construction de la gare a notamment été défendu par André Jarrot, ancien ministre, sénateur et député, à l'époque maire de Montceau-les-Mines.

Le 22 septembre 1981, la LGV Sud-Est a été officiellement inaugurée en gare du Creusot TGV par François Mitterrand[4]. Elle a permis une liaison directe à Paris en h 20, alors qu'il fallait auparavant h 40 en empruntant une correspondance à Dijon ou à Nevers. Il en est de même vers Lyon, avec un temps de trajet réduit à 40 min contre h 30 via des correspondances à Chagny ou Chalon-sur-Saône[3].

Effets territoriaux[modifier | modifier le code]

Conformément au consensus politique qui existait alors en France sur les effets structurants des infrastructures de transport, il y avait localement de grands espoirs sur les effets positif de cet équipement sur le développement de l'aire urbaine. La DATAR a ainsi appuyé la création d'une gare, avec l'espoir qu'elle permette d'atténuer les effets de la crise dans la région. On espérait en effet qu'elle allait attirer de nouvelles entreprises qui auraient pris le relais de l'industrie sidérurgique[3].

Les élus ont ainsi décidé du classement des terrains agricoles environnant en ZAD et de la création d'une ZAC de 2,5 hectares sur le site. Malgré une forte promotion de la SNCF et de le communauté urbaine Creusot-Montceau, on observe seulement trois implantations à la fin des années 1980. En 1984, l'agence de développement économique « Creusot-Montceau Développement », regroupant les acteurs locaux (CCI, intercommunalité…), se voit confier le développement du site de la gare. En 1989, elle impulse le projet « Coriolis » qui prévoit deux zones : 4 ha autour de gare pour des activités tertiaires (hôtels, centre de congrès, immeubles de bureau…), 45 ha plus à l'ouest pour des unités industrielles (production et R&D)[3].

Si les subventions de l’État et l’Union européenne pour aider la reconversion industrielle ont permis d'attirer quelques entreprises, avec au total une quinzaine d'établissements présents sur le site, le résultat reste cependant bien en deçà des attentes. Les établissements industriels sont ainsi des sites de production banalisés, sans grande valeur ajoutée. La plupart des projets d'infrastructures tertiaires ont été suspendus, elle se limite à deux immeubles de bureaux que la communauté urbaine envisage de reconstruire[3].

Il n'y avait pas de volonté politique pour favoriser l'implantation d'entreprises autour de la gare, les deux villes du Creusot et de Montceau souhaitant favoriser le développement des zones existantes sur leurs territoires respectifs. Les acteurs locaux affirment ainsi que le TGV a été un élément majeur de la reconversion de l'aire urbaine. Il a permis d'attirer des entreprises nouvelles, qui se sont majoritairement installées sur les anciens sites industriels[5].

Fréquentation[modifier | modifier le code]

À la mise en service, 900 000 voyageurs annuels étaient attendus par la SNCF. La fréquentation réelle a été beaucoup plus faible, avec 250 000 voyageurs en 1982. Elle était alors utilisée à 75 % pour des trajets vers Paris, et 25 % vers Lyon[5].

La fréquentation s'est par la suite améliorée, avec 780 000 voyageurs en 2008[1]. La gare présente un usage professionnel assez important, avec une proportion d’abonnements Fréquence supérieur à la moyenne nationale, la part des destinations semblant rester dans une proportion 3/4 pour Paris contre 1/4 pour Lyon[5].

Lors de l'anniversaire des 30 ans de la gare TGV le 22 septembre 2011, Gares & Connexions annonce une fréquentation annuelle de l'ordre du million de voyageurs, correspondant à une moyenne quotidienne de 2 700 voyageurs[6].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Desserte[modifier | modifier le code]

Principalement desservie par les trains Paris – Lyon, elle bénéficie aussi de l'arrêt de quelques intersecteurs.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

À l'ouverture de la gare, des navettes par autocar desservaient Le Creusot, Montceau-les-Mines, Autun, Chalon-sur-Saône et Roanne. Faute de rentabilité suffisante, seule la liaison vers Roanne fut maintenue durant les années 2000.

Depuis début 2010, sous l'impulsion du conseil général de Saône-et-Loire et de la communauté urbaine Creusot-Montceau, toutes ces navettes ont été remises en service.

Service de transport par autocar
Réseau Ligne Destination Desserte journalière
Buscéphale 1 – 2 Chalon-sur-Saône 100 % des TGV (1/3 transport régulier + 2/3 transport à la demande)
Buscéphale 5 Autun Heure de pointe – 60 % des TGV (transport régulier)
Monrezo TGVM Montceau-les-Mines 100 % des TGV (1/5 transport régulier + 4/5 transport à la demande)
Monrezo TGVC Le Creusot 100 % des TGV (1/5 transport régulier + 4/5 transport à la demande)


La desserte par trains TER de la gare est envisagée depuis longtemps. Elle est en effet située à environ 1 km de la gare de Montchanin, établie sur la ligne de Nevers à Chagny dont elle est reliée par une voie de service[7]. L'étude d'un barreau ferroviaire a été actée dans le CPER État-région 2000[8]. Il a été abandonné pour des raisons de coûts jugés trop élevés[9]. Elle pourrait être relancée dans le cadre de l’électrification de ladite ligne[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Projet de gare nouvelle dans le secteur d'Arrou-Courtalain [PDF], p. 30, février 2010 (archive consultée le 9 avril 2015).
  2. « DOCUMENT DE RÉFÉRENCE DES GARES DE VOYAGEURS POUR L’HORAIRE DE SERVICE 2015 » [PDF], sur rff.fr (consulté le 9 avril 2015), p. 350.
  3. a, b, c, d et e Gares exurbanisées et développement urbain : Le cas des gares TGV bourguignonnes, Valérie Facchinetti-Mannone, 2006, Revue géographique de l'Est, vol. 46, no 1 – 2, p. 15 – 23.
  4. http://discours.vie-publique.fr/notices/817128000.html
  5. a, b et c « Les impacts d’une gare TGV sur un territoire » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF], Direction départementale de l'Équipement de Saône-et-Loire, 2007 – 2008.
  6. http://www.creusot-montceau.tv/les-30-ans-de-la-gare-tgv/
  7. http://plm1950.msts.free.fr/rail/CorresTGV.html
  8. a et b « http://www.cu-creusot-montceau.fr/ACCMC/PubliNow/uploadDocuments/04785/deliberation_15052008_V-1.pdf » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF]
  9. http://www.region-bourgogne.fr/download.php?voir=0&document_id=1955

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

La gare du Creusot TGV sur Gares en mouvement, un site officiel de la SNCF


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Paris-Gare-de-Lyon Paris-Gare-de-Lyon TGV Mâcon-Loché-TGV
ou Lyon-Part-Dieu
Lyon-Perrache
Bruxelles-Midi Marne-la-Vallée - Chessy TGV Lyon-Part-Dieu Lyon-Part-Dieu
ou Lyon-Perrache
Lille-Europe Marne-la-Vallée - Chessy TGV Lyon-Part-Dieu Montpellier-Saint-Roch