Gare du Creusot TGV

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Le Creusot - Montceau - Montchanin
Image illustrative de l'article Gare du Creusot TGV
Localisation
Pays France
Commune Écuisses
Adresse avenue de l'Europe
71210 Ecuisses
Coordonnées géographiques 46° 45′ 54″ N 4° 29′ 59″ E / 46.765106, 4.499752 ()46° 45′ 54″ Nord 4° 29′ 59″ Est / 46.765106, 4.499752 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
Caractéristiques
Ligne(s) Combs-la-Ville à Saint-Louis
Voies 4 (dont 2 centrales sans arrêt)
Quais Quai 1 : 428 m
Quai 2 : 421 m
Transit annuel 780 000[1] (2008)

1 000 000 (2011)

Altitude 318 m
Historique
Mise en service 27 septembre 1981

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Le Creusot - Montceau - Montchanin

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(Voir situation sur carte : Europe)
Le Creusot - Montceau - Montchanin

La gare du Creusot TGV (portant le nom officiel de Le Creusot - Montceau-les-Mines - Montchanin) est une gare ferroviaire française de la ligne Combs-la-Ville - Saint-Louis (LGV) qui permet la relation TGV de Paris à Marseille. Elle est située à proximité de Montchanin sur le territoire de la commune d'Écuisses, dans le département de la Saône-et-Loire en région Bourgogne. Par la route la gare est à 2 km au nord du croisement entre la Route nationale 80 et la route nationale 70, à 8 km du Creusot et à 15 km de Montceau-les-Mines.

Avec Mâcon-Loché TGV, Le Creusot TGV fut la première gare de France construite sur le réseau à Grande Vitesse.

Situation Ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare du Creusot TGV est située au point kilométrique (PK) 273,816 de la ligne de Combs-la-Ville à Saint-Louis (LGV). Son altitude est de 318 m.

La gare est reliée à la ligne de Nevers à Chagny par un raccordement non utilisé pour les relations commerciales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Le Creusot TGV est issue d'un compromis entre la logique de la SNCF, qui souhaitait réaliser une ligne à grande vitesse de Paris à Lyon sans arrêt intermédiaire (une simple halte technique était prévue à Montchanin) et celles des collectivités locales qui se sont mobilisées lors de l’étude d’impact de la LGV pour valoriser l’aménagement de leur territoire. Pour la SNCF le potentiel de clientèle ne justifiait pas l'investissement dans des raccordements pour une desserte des gares centrales[2]. Le projet de construction de la gare a notamment été défendu par André Jarrot, ancien ministre, sénateur et député, à l'époque maire de Montceau-les-Mines.

Le 22 septembre 1981 la LGV Sud-Est a été officiellement inaugurée en gare du Creusot par François Mitterrand[3]. Elle a permis une liaison directe à Paris en 1 h 20, alors qu'il fallait auparavant 3 h 40 en empruntant une correspondance à Dijon ou à Nevers. Il en est de même vers Lyon avec un temps de trajet réduit à 40 min contre 1 h 30 via des correspondances à Chagny ou Chalon-sur-Saône[2].

Effets territoriaux[modifier | modifier le code]

Conformément au consensus politique qui existait alors en France sur les effets structurants des infrastructures de transports, il y avait localement de grands espoirs sur les effets positif de cet équipement sur le développement de l'aire urbaine. La DATAR a ainsi appuyé la création d'une gare, avec l'espoir qu'elle permette d'atténuer les effets de la crise dans la région. On espérait en effet qu'elle allait attirer de nouvelles entreprises qui auraient pris le relais de l'industrie sidérurgique[2].

Les élus ont ainsi décidé du classement des terrains agricoles environnant en ZAD et de la création d'une ZAC de 2,5 ha sur le site. Malgré une forte promotion de la SNCF et de le communauté urbaine Creusot-Montceau, on observe seulement trois implantations à la fin des années 1980. En 1984 l'agence de développement économique «Creusot-Montceau Développement» regroupe les acteurs locaux (CCI, communauté de communes…), elle se voit confier le développement du site de la gare. En 1989 elle impulse le projet « Coriolis » qui prévoit deux zones: 4ha autour de gare pour des activités tertiaires (hôtels, centre de congrès, immeubles de bureau…), 45 ha plus à l'ouest pour des unités industrielles (production et R&D)[2].

Si les subventions de l’État et l’Union Européenne pour aider la reconversion industrielle ont permis d'attirer quelques entreprises, avec au total une quinzaine d'établissements présents sur le site, le résultat reste cependant bien en deçà des attentes. Les établissements industriels sont ainsi des sites de production banalisés, sans grande valeur ajoutée. La plupart des projets d'infrastructures tertiaires ont été suspendus, elle se limite à deux immeubles de bureaux que la communauté urbaine envisage de reconstruire[2].

Il n'y avait pas de volonté politique pour favoriser l'implantation d'entreprises autour de la gare, les deux villes du Creusot et de Montceau souhaitant favoriser le développement des zones existantes sur leur territoire. Les acteurs locaux affirment ainsi que le TGV a été un élément majeur de la reconversion de l'aire urbaine. Il a permis d'attirer des entreprises nouvelles, qui se sont majoritairement installées sur les anciens sites industriels[4].

Fréquentation[modifier | modifier le code]

À la mise en service 900 000 voyageurs annuels étaient attendus par la SNCF. La fréquentation réelle a été beaucoup plus faible avec 250 000 voyageurs en 1982. Elle était alors utilisée à 75 % pour des trajets vers Paris, et 25 % vers Lyon[5].

La fréquentation s'est par la suite améliorée, avec 780 000 voyageurs en 2008[1]. La gare présente un usage professionnel assez important, avec une proportion d’abonnements Fréquence supérieur à la moyenne nationale, la part des destinations semblant rester dans une proportion 3/4 1/4 entre Paris et Lyon[5].

Lors de l'anniversaire des 30 ans de la gare TGV le 22 septembre 2011, Gares & connexions annonce une fréquentation de l'ordre du million de voyageurs, correspondant à une moyenne quotidienne de 2700 voyageurs[6].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

À l'ouverture de la gare des navettes par autocar desservaient le Creusot, Montceau-les-Mines, Autun, Chalon et Roanne. Faute de rentabilité suffisante, seule la liaison vers Roanne fut maintenue durant les années 2000.

Depuis début 2010, sous l'impulsion du conseil général de Saône-et-Loire et de la communauté urbaine Creusot-Montceau, toutes ces navettes ont été remises en service.

Service de transport par autocar
Réseau Ligne Destination Desserte journalière
Buscéphale 1-2 Chalon-sur-Saône 100% des TGV (1/3 transport régulier + 2/3 transport à la demande)
Buscéphale 5 Autun Heure de pointe (60% des TGV) - transport régulier
Monrezo TGVM Montceau-les-Mines 100% des TGV (1/5 transport régulier + 4/5 transport à la demande)
Monrezo TGVC Le Creusot 100% des TGV (1/5 transport régulier + 4/5 transport à la demande)

La desserte par trains TER de la gare est envisagée depuis longtemps. Elle est en effet située près de la gare de Montchanin, à environ 1 km de la ligne de Nevers à Chagny auquel elle est reliée par une voie de service[7]. L'étude d'un barreau ferroviaire a été actée dans le CPER état région 2000[8]. Il a été abandonné pour des raisons de coûts jugés trop élevés[9]. Elle pourrait être relancée dans le cadre de l’électrification de la ligne Chagny – Nevers[8].

Service voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Desserte[modifier | modifier le code]

Principalement desservie par les trains Paris-Lyon, elle bénéficie aussi de l'arrêt de quelques intersecteurs.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Tableau des dessertes

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Paris-Gare de Lyon Paris-Gare de Lyon TGV Mâcon-Loché-TGV Lyon-Perrache
Paris-Gare de Lyon Paris-Gare de Lyon TGV Lyon-Part-Dieu Lyon-Perrache
Bruxelles-Midi
ou Lille-Europe
Marne-la-Vallée - Chessy TGV Lyon-Part-Dieu Lyon-Perrache
ou Montpellier-Saint-Roch
Creusot Montceau TGV Creusot Montceau TGV TER Rhône-Alpes Paray-le-Monial
Par bus
Roanne
Par bus