Saint-Marcel-d'Ardèche

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Saint-Marcel-d'Ardèche
L'église de Saint-Marcel-d'Ardèche
L'église de Saint-Marcel-d'Ardèche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Bourg-Saint-Andéol
Intercommunalité Communauté de communes du Rhône aux Gorges de l'Ardèche
Maire
Mandat
Michel Bouchon
2014-2020
Code postal 07700
Code commune 07264
Démographie
Gentilé Saint-Marcellois, Saint-Marcelloises
Population
municipale
2 405 hab. (2015 en augmentation de 0,08 % par rapport à 2010)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 42″ nord, 4° 37′ 04″ est
Altitude Min. 49 m
Max. 345 m
Superficie 36,12 km2
Localisation

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Saint-Marcel-d'Ardèche est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Saint-Marcellois et les Saint-Marcelloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisée dans le Bas-Vivarais, la commune de Saint-Marcel-d'Ardèche est située dans le département de l'Ardèche. Elle s'étend sur 3 612 hectares. Sa limite sud est proche de la rivière Ardèche, qu'elle longe sur environ 200 mètres, tandis que le Rhône la sépare à l'est des départements de la Drôme et du Vaucluse. Le climat y est de type méditerranéen avec une végétation de chênes verts, genévriers et de garrigues sur quelque 1 600 hectares ; mais les collines et les plaines qui dominent les terrasses du Rhône comportent des zones très fertiles sur 1 700 hectares environ. Son paysage est alors composé d'une mosaïque de cultures (melons, asperges, arbres fruitiers, maïs, blé, tournesol, amandiers), mais la vigne domine, avec plus de 800 hectares au début des années 2000[2], une large part des surfaces étant en appellation d'origine contrôlée Côtes du Rhône et Côtes-du-rhône villages.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Marcel-d'Ardèche est entourée de sept communes[3], réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Bidon Bourg-Saint-Andéol Rose des vents
Aiguèze (Gard) N Pierrelatte (Drôme)
O    Saint-Marcel-d'Ardèche    E
S
Saint-Martin-d'Ardèche Saint-Just-d'Ardèche Lapalud (Vaucluse)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Gare de St Just-St Marcel

Située sur la rive droite du Rhône (ligne Givors-Nîmes), la gare de Saint-Marcel-d'Ardèche, dite de Saint-Just - Saint-Marcel, n'est plus desservie par le trafic voyageurs, comme d'ailleurs toutes les gares ardéchoises. Le bâtiment est aujourd'hui une habitation particulière.

Saint-Marcel-d'Ardèche est desservi par les bus du Conseil général de l'Ardèche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le peuplement du territoire constituant la commune de Saint-Marcel remonte aux temps les plus anciens, avec de nombreux signes d'implantation humaine dès la préhistoire. L'oppidum de Saint-Étienne de Dions a été habité durant la protohistoire et les premiers siècles de l'ère chrétienne.

Cardinal de Bernis.

Au Moyen Âge, le village se développe sur son emplacement actuel, s'entoure de remparts, et s'affirme comme un patrimoine épiscopal d'importance. Puis, et durant tout l'Ancien Régime, Administration et Justice ont pu relever de l'Église et des nombreux seigneurs (48 selon plusieurs sources) implantés dans une cité fortifiée. Une sentence arbitrale de l'évêque de Viviers rendue le 12 février 1242 a porté création d'un Consulat à Saint-Marcel.

Au XVIIIe siècle, la Famille de Pierre, dont est issu le cardinal de Bernis, a joué un rôle important dans l'administration de la cité. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, l'exode rural, dû aux crises agricoles, puis la guerre de 1914-1918, ont fortement affecté la démographie municipale : 1 046 habitants en 1954 contre 2 358 en 1856.

Mais, après la Seconde Guerre mondiale, les barrages construits dans la vallée du Rhône puis, surtout, l'implantation, à proximité, des sites nucléaires du Tricastin ont, avec l'attrait de l'Ardèche méridionale pour les retraités et les citadins à la recherche de résidences secondaires, permis de retrouver au début du XXIe siècle un total de population supérieur à 2 000 habitants[4].

Le 9 avril 1962, dix tonnes de munitions entreposées dans la poudrerie Rey explosent. D'origine accidentelle, le drame tue 18 personnes et en blesse plusieurs dizaines. La déflagration est entendue à 30 kilomètres à la ronde et le site est ravagé dans un périmètre de 12 hectares[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[6] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 682 000 , soit 654 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 481 000 , soit 593 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 342 000 , soit 137 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 368 000 , soit 147 par habitant.
  • endettement : 2 142 000 , soit 858 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 8,24 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,17 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 51,51 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900 1907 Pierre Robert    
1907 1919 Paul Saladin    
1919 1929 Hippolyte Dubois    
1929 1944 Albert Briand    
1945 1955 Jean Quelin    
1955 1971 Marcel Despeysse    
1971 1995 Pierre Sabatier    
1995 2014 André Pesenti PS  
2014 en cours
(au 24 avril 2014)
Michel Bouchon[7] DVG Agent technique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2015, la commune comptait 2 405 habitants[Note 2], en augmentation de 0,08 % par rapport à 2010 (Ardèche (département) : +2,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 780 1 700 1 857 1 977 2 088 2 217 2 198 2 237 2 344
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 358 2 216 2 148 2 153 1 950 1 861 1 824 1 657 1 640
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 468 1 452 1 405 1 280 1 195 1 120 1 066 1 039 1 046
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 059 1 089 1 140 1 465 1 781 2 150 2 342 2 376 2 407
2015 - - - - - - - -
2 405 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Sulpice
Monument aux morts
Les bassins de la grotte de Saint-Marcel
  • L'église de Saint-Marcel-d'Ardèche[12],[13].
  • La chapelle Saint-Sulpice, classée Monument historique[14], proche du hameau de Trignan, à 5 kilomètres environ du village, a été construite à l'époque où s'établissaient, non loin de là[Note 3], les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, sans doute vers le XIIIe siècle. Le bâtiment, de petites dimensions, très représentatif de l'art roman, comporte des éléments de remploi, avec pierres sculptées à motifs d'entrelacs, d'une construction plus ancienne pouvant remonter au IXe siècle. À l'intérieur, une courte nef comprend deux travées avec de rares ouvertures de taille modeste. La chapelle a connu des périodes d'abandon mais a été restaurée à plusieurs reprises[15].
  • La chapelle Saint-Julien-de-la-Renne est située à un peu moins de deux kilomètres au nord du village. Elle est ainsi nommée à cause des enfants pleureurs et grognons (li renaires en occitan) que l'on y portait jadis. Son architecture romane et la tradition s'accorderaient à en fixer la fondation au Xe siècle. Elle a été restaurée en 2006-2007 par un groupe de bénévoles, avec le soutien de particuliers et de la Société de Sauvegarde des Monuments Anciens de l'Ardèche[16].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les monuments commémoratifs[17],[18].
  • La grotte de Saint-Marcel, bien que située sur le territoire de la commune de Bidon, appartient à celle de Saint-Marcel, à la suite de la donation de terrains qui a été faite en 1228 par Dame Vierne de Baladun, aux seigneurs de cette cité, à leurs chevaliers et à leurs hommes. Découverte en 1838, son entrée naturelle, en forme d'abri sous roche, à quelques dizaines de mètres de la rivière Ardèche, comprend des gisements préhistoriques très anciens. Cette cavité est classée depuis le 26 juin 1934 et se trouve dans la zone protégée au titre de "site inscrit" depuis le 15 janvier 1943.
Dès 1870, la commune a organisé, après un équipement sommaire, des visites pour les touristes amateurs du monde souterrain mais, eu égard aux difficultés d'approche et au cheminement malaisé, le nombre de visiteurs est toujours resté limité.
En revanche, les spéléologues de Saint-Marcel, de la région, de France et de l'étranger ont progressivement révélé, par leurs explorations du site dans ses divers réseaux, l'étendue et la complexité de cette grotte; elle compte en ce début du XXIe siècle plus de 50 kilomètres de galeries répertoriées et est en cela une des plus vastes de France.
De très importants aménagements ont été réalisés en 1988, sur une partie du parcours, par la municipalité, avec un accès artificiel très proche de la Route touristique des Gorges de l'Ardèche (RTGA), à proximité immédiate du "Grand Belvédère". Le 27 mai 1989 la visite de la grotte a été rouverte au public; elle compte depuis, chaque année, plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, son succès tenant à l'immensité des salles, à l'importance et à la beauté des concrétions, à la vaste étendue de ses "gours" (bassins) festonnés de calcite, uniques en Europe, l'ensemble souligné par un son et lumière de qualité.
La grotte la plus profonde d’Ardèche. Les 23/24 juin 2012 le réseau de Saint Marcel d’Ardèche devient la cavité la plus profonde d’Ardèche avec -257 m de profondeur et deux nouvelles entrées (écluse/bateau)
Cour d'honneur du château du Bosquet

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale est très développée grâce à la diversité des activités[23] et de la présence d'une maison des services publics[24].

Les domaines vinicoles :

  • Le château de Saint-Marcel d'Ardèche[25] produisant un "Côtes-du-Rhône".
  • le Mas de Libian appartenant à la famille Thibon depuis 1670[26], agriculture biologique certifiée en biodynamie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François-Joachim de Pierre de Bernis, cardinal de Bernis (né au château de Saint-Marcel-d'Ardèche en (1715) d'où est originaire sa famille, mort en 1794 à Rome). Après ses succès dans les salons littéraires et politiques parisiens et à la Cour, il fut nommé en 1751 ambassadeur à Venise, puis secrétaire d'État aux Affaires étrangères, cardinal, enfin ambassadeur de France à Rome (1768) où il demeura jusqu'à sa mort. Il a laissé des mémoires et inspiré divers ouvrages .
  • Léopold Chiron, (1845-1916), instituteur et préhistorien.
  • Gustave Thibon, philosophe natif de Saint-Marcel (1903-2001), Grand Prix de l'Académie française a écrit de nombreux ouvrages.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 44° 18′ 46″ N, 4° 34′ 51″ E.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  3. La commanderie de Saint-Jean d'Artignan / de Trignan: 44° 19′ 19″ N, 4° 35′ 32″ E.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Services publics à Saint-Marcel d'Ardèche
  2. Source : Direction générale des impôts
  3. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, (consulté le 17 octobre 2011)
  4. Source : monographie Saint-Marcel-d'Ardèche, Éditions P. Sabatier - 07700 Saint-Marcel-d'Ardèche, 2002, 286 p.
  5. Saint-Marcel-d'Ardèche : Il y a 50 ans, l'usine du Banc Rouge explosait
  6. « Les comptes de la commune »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  7. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. L'église de Saint-Martin d'Ardèche
  13. Le soutien de la Fondation du patrimoine à la restauration de l'église
  14. « Chapelle Saint-Sulpice », notice no PA00116793, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Sources : P. Pontal, La chapelle de Saint-Sulpice dans la Revue du Vivarais, 1955, p. 119-128
  16. Aiguère (Gard) et trois chapelles romanes du canton de Bourg-Saint-Andéol : La chapelle Saint-Julien-la-Renne
  17. Monument aux Morts, Stèle 1939-1945
  18. Monument aux morts
  19. « Château du Bosquet », notice no PA00116794, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Trilithe, photo André Chauvel (architecte en chef des monuments historiques)
  21. La maladrerie des templiers n'a pas encore livré tous ses secrets, France 3 Rhône-Alpes
  22. Saint-Martin d'Ardèche : Le mythe de la maladrerie des Templiers s’effondre
  23. L'économie locale
  24. Maison des services publics
  25. Le château de Saint-Marcel d'Ardèche
  26. Le Mas de Libian