Laurac-en-Vivarais

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Laurac-en-Vivarais
Laurac-en-Vivarais
Vue de l'église du village.
Blason de Laurac-en-Vivarais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Intercommunalité Communauté de communes Val de Ligne
Maire
Mandat
Didier Nury
2020-2026
Code postal 07110
Code commune 07134
Démographie
Gentilé Lauracois[1]
Population
municipale
1 019 hab. (2019 en augmentation de 6,26 % par rapport à 2013)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 34″ nord, 4° 17′ 27″ est
Altitude Min. 149 m
Max. 373 m
Superficie 8,97 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aubenas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vallon-Pont-d'Arc
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Laurac-en-Vivarais
Liens
Site web lauracenvivarais.fr

Laurac-en-Vivarais est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Laurac-en-Vivarais est une commune rurale du parc naturel régional des Monts d'Ardèche située à 37 km au sud-ouest de Montélimar[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sanilhac Montréal Uzer Rose des vents
Vernon N Balazuc
O    Laurac-en-Vivarais    E
S
Rosières Labeaume

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pont sur le ruisseau de Toufache.

Le système hydrographique de Laurac-en-Vivarais se compose de 11 ruisseaux :

  • le ruisseau de Blajoux, long de 11,1 km est un affluent de la rivière La Baume.
  • les ruisseaux de la Planche, long de 3,9 km, de la Martinette, long de 2,9 km et de Charbonnier, long de 1,2 km, sont des affluents du ruisseau de Blajoux.
  • les ruisseaux du Breuil, long de 2,1 km et du Bulien, long de 3,9 km, sont des affluents de la rivière la Ligne.
  • les ruisseaux de Chiralet, long de 1,5 km, de Franzonne, long de 2,2 km et des Charlots, long de 4,6 km, sont des affluents du ruisseau du Bulien.
  • les ruisseaux de Toufache, long de 3,1 km et des Farnayres, long de 1,9 km, sont des affluents du ruisseau des Charlots[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec été tempéré (Classification de Köppen: Cfb)[2]. La station météorologique la plus rapprochée se trouve à Privas à 35 km à vol d'oiseau[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Laurac-en-Vivarais est une commune rurale[Note 1],[5]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[6],[7].

Elle appartient à l'unité urbaine d'Aubenas, une agglomération intra-départementale regroupant 22 communes[8] et 41 440 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aubenas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (59 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (61,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (36,9 %), forêts (22,1 %), zones agricoles hétérogènes (14,3 %), cultures permanentes (13,6 %), zones urbanisées (13,1 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 643.

Parmi ces logements, 70,5 % étaient des résidences principales, 19,9 % des résidences secondaires et 9,6 % des logements vacants[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Lauracois et les Lauracoises[2]. Au début du XXe siècle, ils sont surnommés Mondjo-chabro (mange-chèvres)[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, la plaine de Laurac fut le théâtre de rassemblements républicains en réplique aux camps de Jalès.

En 1790, Montréal est détaché de Laurac qui appartenait à la même paroisse de Saint-Amans des Termes.

Le , Laurac devient Laurac-en-Vivarais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Laurac-en-Vivarais

Les armes de Laurac-en-Vivarais se blasonnent ainsi :
Écartelé : au 1er d'azur aux lettres capitales L et V d'or rangées en bande, au 2e d'azur à l'amphore au naturel versée en barre, au 3e d'azur à la châtaigne dans sa bogue et feuillée au naturel, au 4e d'azur au chapeau de gendarme de sable posé en barre ; le tout enfermé dans une bordure d'or chargée de huit écussons d'azur.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

En les 15 conseillers municipaux sont désignés au premier tour[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[18]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juillet 1800 avril 1801 André Meynier    
avril 1801 janvier 1808 Louis Galfard    
janvier 1808 janvier 1826 Victor Ruelle    
janvier 1826 juillet 1830 Jean-Etienne Reynaud    
juillet 1830 avril 1831 Louis Meynier (Granger)    
avril 1831 décembre 1831 Louis Meynier (Figeou)    
décembre 1831 février 1837 Jean-Louis Perbost    
février 1837 décembre 1841 Joseph Galfard    
décembre 1841 janvier 1847 Jean-Etienne Babois    
janvier 1847 mars 1848 Joseph Roure    
mars 1848 juillet 1852 Jean-Louis Perbost    
juillet 1852 septembre 1870 Joseph Galfard    
septembre 1870 mai 1871 Jean Victor Edouard Reynouard    
mai 1871 octobre 1876 Jean-Etienne Reynaud    
octobre 1876 mai 1881 Pierre-Henri Galfard    
mai 1881 mai 1884 Jean-Louis Babois    
mai 1884 mai 1888 Jean-François Courbier    
mai 1888 mai 1896 Henri Reynaud    
mai 1896 mai 1900 Henri Brun    
mai 1900 mai 1904 Amand Prevot    
mai 1904 mai 1908 Hippolyte Prevot    
mai 1908 mai 1912 Alexis Besset    
mai 1912 février 1913 Benjamin Babois    
février 1913 août 1914 Jules André Victor Reynouard    
août 1914 1919 Victor Sevenier    
1919 décembre 1919 Jules André Victor Reynouard    
décembre 1919 mai 1929 Evariste Bartus    
mai 1929 mai 1945 Jules André Victor Reynouard    
mai 1945 octobre 1947 Aimé Brot PCF  
octobre 1947 mars 1971 André Chabanel RI puis UDF Instituteur
Conseiller général
Président du conseil général
mars 1971 juin 1995 Guy Chabanel DVD Propriétaire exploitant
juin 1995 mars 2008 Jean-Louis Champetier    
mars 2008 En cours
(au )
Didier Nury[19],[20]   Employé

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].

En 2019, la commune comptait 1 019 habitants[Note 3], en augmentation de 6,26 % par rapport à 2013 (Ardèche : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9079631 1521 1411 4791 5271 6821 7051 770
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9161 5401 5351 5711 3771 0331 0511 0531 114
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1181 0371 011830784732717632639
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
660802763797789784850895885
2014 2019 - - - - - - -
9821 019-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 437 représentant 944 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 17 459 [15].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total d’emploi dans la zone était de 161, occupant 358 actifs résidants (salariés et non-salariés) .

Le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 72,3 % contre un taux de chômage de 15,3 %[15].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de cent dix-neuf dont vingt dans l’agriculture-sylviculture-pêche, sept dans l'industrie, vingt dans la construction, soixante-trois dans le commerce-transports-services divers et neuf étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, quinze entreprises ont été créées dont douze par des auto-entrepreneurs[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Statue du frère Serdieu.
  • L’église : elle est placée sous le vocable de Saint Amans, premier évêque de Rodez. Elle présente une abondante statuaire sulpicienne. Elle dépend de la paroisse Saint-Joseph en Ligne du diocèse de Viviers.
  • La statue du frère Serdieu : la statue de ce modeste religieux des écoles chrétiennes, fondateur de l'enseignement agricole de la région, fut inaugurée le . Cette cérémonie fut précédée d'un triduum solennel en l'honneur de saint Jean-Baptiste de La Salle[25].
  • Hameau de « Prends-Toi-Garde ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'écrivaine allemande Anne Chaplet (pseudonyme de Cora Stephan) habite Laurac pendant plusieurs mois par an. Elle partage sa vie entre ses domiciles à Ilsdorf/Solms (Allemagne) et Laurac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Docteur Francus (Albin Mazon), Voyage au pays Helvien, Privas, Imprimerie Typographique du Patriote, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/ardeche-07
  2. a b c et d Site Annuaire-Mairie
  3. « Plan séisme consulté le 5 septembre 2016 »
  4. Site Lion 1906
  5. « Zonage rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune urbaine-définition », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Unité urbaine 2020 d'Aubenas », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. a b c et d Statistiques officielles de l’INSEE (version novembre 2016).
  16. Voyage au pays Helvien / par le Dr Francus Mazon, Albin (1828-1908), page 107 et 108
  17. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014 (consulté le ).
  18. « Les différents maires et conseillers municipaux », sur lauracenvivarais.fr (consulté le 1er septembre 2014).
  19. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  20. Liste des maires de l'Ardèche [PDF], Préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  25. Gallica : La Semaine religieuse du Diocèse de Rouen , page 358