Le Teil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le Teil
Le Teil
Entrée du pont sur le Rhône, direction Montélimar.
Blason de Le Teil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Berg-Helvie
Intercommunalité Communauté de communes Ardèche Rhône Coiron
Maire
Mandat
Olivier Pévérelli
2014-2020
Code postal 07400
Code commune 07319
Démographie
Gentilé Teillois
Population
municipale
8 557 hab. (2016 en augmentation de 5,6 % par rapport à 2011)
Densité 322 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 45″ nord, 4° 40′ 59″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 460 m
Superficie 26,59 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes

Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Le Teil

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte topographique de l'Ardèche
City locator 14.svg
Le Teil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Teil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Teil
Liens
Site web mairie-le-teil.fr

Le Teil ou Le Teil d'Ardèche (en occitan : Lo Telh) est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans l'ancienne région historique du Vivarais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Porte d'entrée de l'Ardèche méridionale, Le Teil est une plaque tournante pour le tourisme mais aussi un pôle commercial et économique important. La ville du Teil est située au bord du Rhône dans le Sud de l'Ardèche.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Aubignas Rochemaure Rose des vents
Alba-la-Romaine N Montélimar (Drôme)
O    Le Teil    E
S
Viviers Châteauneuf-du-Rhône (Drôme)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par le Rhône.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est sous l'influence du climat méditerranéen avec un ensoleillement annuel dépassant les 2 400 heures[1]. Les hivers sont généralement froids et secs avec un ressenti glacial quand le mistral souffle.

Le printemps et l'automne connaissent des pluies d'orage parfois abondantes appelées orages cévenols ou épisode méditerranéen.

L'été est généralement synonyme de périodes de chaleur avec une sécheresse accentuée par le mistral.

Relevé météorologique mensuel de Montélimar
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,6 2,5 4,9 7,1 11 14,7 17,2 16,9 13,7 10,3 5,5 2,7
Température maximale moyenne (°C) 8,3 10,4 14,7 17,6 22,3 26,3 29,7 29,2 24,4 18,9 12,4 8,8
Précipitations (mm) 26 28,8 32,6 29,9 34,8 25,3 28,9 33,9 24,9 33 25,9 31,4
Source : - Banque de données meteorologic.net
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
8,3
1,6
26
 
 
 
10,4
2,5
28,8
 
 
 
14,7
4,9
32,6
 
 
 
17,6
7,1
29,9
 
 
 
22,3
11
34,8
 
 
 
26,3
14,7
25,3
 
 
 
29,7
17,2
28,9
 
 
 
29,2
16,9
33,9
 
 
 
24,4
13,7
24,9
 
 
 
18,9
10,3
33
 
 
 
12,4
5,5
25,9
 
 
 
8,8
2,7
31,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Il est généralement admis par les géographes et climatologues que le défilé de Donzère (commune presque voisine au sud), long de près de 3 km, marque la limite septentrionale du véritable climat méditerranéen dans la vallée du Rhône en termes d'ensoleillement et de cultures.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville du Teil est traversée par deux axes routiers majeurs : la route nationale 102, qui relie Montélimar au Puy-en-Velay, et l'ancienne route nationale 86 désormais déclassée en départementale, qui relie Lyon à Nîmes. Elle est également située à une relative proximité avec l'autoroute A7, entre les sorties de Montélimar-Nord (N°17, à 18 km) et de Montélimar-Sud (N°18, à 14 km).

Un pont routier de 315 mètres de long, dont la conception remonte à 1928, traverse le Rhône. Ce pont, achevé pour la première fois en 1931, a été détruit et reconstruit deux fois à l'identique : détruit une première fois en 1940 par les forces alliées, il fut reconstruit en 1943, avant d'être de nouveau détruit en 1944 suite à des bombardements. Ce n'est qu'en 1950 que le pont fut définitivement reconstruit.

La ligne ferroviaire Givors-Grezan, dite de la rive droite du Rhône, traverse également la ville avec une gare, la gare du Teil, mais cette dernière n'assure plus le trafic de voyageurs depuis 1973 et ce malgré de nombreux projets de réouverture. Le trafic ferroviaire se reporte donc de l'autre côté du fleuve, à la gare de Montélimar. Cependant, lors de périodes de travaux sur la rive gauche dans le secteur de Montélimar, le trafic de voyageurs est parfois dévié sur la rive droite, avec un arrêt en gare du Teil et des navettes. Ce trafic reste exceptionnel et la ville voit essentiellement transiter des trains de fret.

Pour compenser l'absence de trafic ferroviaire, de nombreux bus départementaux et régionaux desservent la ville du Teil, à destination de Valence, Aubenas, Montélimar, Pierrelatte, Le Pouzin ou Privas.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La ville du Teil se situe entre deux centrales nucléaires, celle de Cruas, distante de 12 km au nord, et celle du Tricastin, à 30 km au sud. Elle est donc fortement concernée par un risque majeur de catastrophe nucléaire sur l'un de ces deux sites. Une carrière et usine de ciment, appartenant au groupe Lafarge, est également située au sud de la commune.

Le Teil étant également située au bord du Rhône, elle est susceptible de subir des inondations avec le fleuve en crue, même si ce risque est atténué par le canal de dérivation de Montélimar construit dans les années 1950. Enfin, la ville est, comme tout l'est de l'Ardèche, située en zone sismique modérée (3/5) depuis le zonage établi en 2010.

Séisme de 2019[modifier | modifier le code]

Le , un séisme de magnitude 5,4, dont l'épicentre est localisé en Ardèche, est ressenti à 11 h 52[2]. Ce séisme s'est produit sur une faille sismique non répertoriée. Ressenti de Lyon à Montpellier, c'est le tremblement de terre le plus puissant survenu dans la région depuis cinquante ans et en France depuis celui de Saint-Dié dans les Vosges en 2003[3]. Quatre personnes sont blessées (dont une gravement tombée de son échafaudage à Montélimar) sans provoquer de dégâts majeurs bien qu'une centaine de maisons sont affectées[Où ?][4],[5]. Les principaux quartiers étant celui de La Rouvière et de Mélas avec son église, classée aux monuments historiques français depuis 1875.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Tilium en 1248.

Étymologie[modifier | modifier le code]

En occitan, lo telh signifie littéralement « le tilleul ».

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare du Teil possédait un important dépôt PLM puis SNCF. De par sa situation géographique, à 150 km de Lyon et 110 km Nîmes, le dépôt du Teil permettait sur son axe nord-sud de soulager la rive gauche du Rhône. Outre sa vocation marchandises et son rôle de dépôt-relais, il était chargé des dessertes voyageurs locales mais également de tout le service sur les lignes ardéchoises, se greffant ainsi sur l'artère Lyon - Nîmes et plus particulièrement les antennes du Pouzin à Privas, Le Teil à Lalevade-d'Ardèche de leurs embranchements de Vogüé à Alès (via Robiac-Rochessadoule) et Saint-Sernin à Largentière.

Plaque commémorative des cheminots morts pour la France en gare du Teil.

Le Teil fut concernée par la bataille de Montélimar. La ville abrite le musée de la Résistance de l'Ardèche.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason du Teil

Les armes du Teil se blasonnent ainsi :
D'or au tilleul de sinople, au chef d'azur chargé d'une fleur de lys du champ accostée de deux étoiles du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
août 1944 1954
(démission)
Joseph Thibon PCF Cheminot
Président du Comité de Libération
1954 21 mars 1965 René Montérémal PCF Instituteur
21 mars 1965 31 mars 1976
(décès)
Paul Avon SFIO puis DVG Instituteur
Conseiller général de 1949 à 1976
17 mai 1976 18 mars 1983 Étienne Bénistant DVD puis UDF Gérant d'imprimerie
18 mars 1983 24 mars 2001 Robert Chapuis PS Professeur
Député (1981-1993)
Secrétaire d'État au ministère de l'Éducation Nationale (1988-1991)
24 mars 2001 15 mars 2008 Christian Lavis UDF puis UMP Commerçant
Président de la communauté de communes Rhône Helvie
15 mars 2008 En cours Olivier Pévérelli[19] PS Chargé d'affaires
Conseiller général puis départemental depuis 2004, député suppléant d'Hervé Saulignac depuis 2017

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2016, la commune comptait 8 557 habitants[Note 39], en augmentation de 5,6 % par rapport à 2011 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2001 2531 6641 6922 0902 2132 3942 3972 439
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3822 4772 5382 6043 1564 5524 4904 8314 940
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 5825 7856 0916 7867 3108 5208 0298 0438 071
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
8 2368 5888 1438 0897 7797 9997 9537 9417 929
2013 2016 - - - - - - -
8 2928 557-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Marché « provençal » le jeudi matin ;
  • Marché d'agriculteurs et de traiteurs sous la marque commerciale « Marchés des Producteurs de Pays » le vendredi de 17 h à 20 h. De mai à octobre.
  • Cinéma Regain, classé art et essai.

Médias[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune du Teil a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[24].

Économie[modifier | modifier le code]

Le Teil était une commune principalement agricole : depuis l'Antiquité la culture principale est celle de la vigne et l'excédent était vendu aux régions avoisinantes. Plus tard on cultiva le chanvre qui permettait de fabriquer des vêtements. Pour cela on le teillait d'où peut-être l'origine du nom de la ville. Enfin on cultive les céréales, blé, orge, etc. De nos jours Le Teil comporte une usine de cartonnage (Cartonnage Girard).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fondé en 1992, le « Musée de la résistance et de la déportation en Ardèche » propose une exposition permanente retraçant le déroulement des événements de la Seconde Guerre mondiale en s'attardant plus particulièrement sur les problématiques de la Résistance dans la région ardéchoise ainsi que sur la déportation.
  • Table d'orientation avec vue sur la vallée du Rhône.
  • Vieilles rues (grenier à sel) et vieux immeubles.
  • Patrimoine industriel (importante carrière à ciment).
  • Borne milliaire de Mélas, classée aux Monuments historiques en 1932[25].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption.

Il y a sur la commune deux édifices catholiques[26] :

  • l'église Saint-Étienne de Mélas, XIe et XIIe siècles, classée monument historique en 1868. De style roman vivarois, elle comporte une nef unique, une chapelle nord du XIe siècle et une très ancienne chapelle octogonale du IXe siècle.
  • l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de style néo-roman au centre-ville. Elle a été consacrée en 1897[27] et financée en partie par la famille Lafarge. L’édifice fait l’objet d’une fiche sur l’Inventaire général du patrimoine culturel [28].

Ces deux églises sont rattachées à la paroisse catholique Charles-de-Foucauld Viviers / Le Teil du diocèse de Viviers depuis 2003[29].

Dans le quartier de Frayol subsiste l'ancienne église paroissiale du Sacré-Cœur, construite à partir de 1929 sur les plans de Georges Curtelin, architecte lyonnais. Elle fut bénite le 23 mars 1930 par Mgr Étienne-Joseph Hurault, évêque de Viviers et achevée en 1956. Elle n'est plus utilisée pour le culte depuis le milieu des années 1990. Elle est devenue salle de sport : ses volumes permettaient la pratique du tennis de table en 2014. L’édifice fait l’objet d’une fiche sur l’Inventaire général du patrimoine culturel[30].

Un ancien temple protestant est établi dans une chapelle datant du XIVe siècle aujourd'hui désaffectée. L’édifice fait l’objet d’une fiche sur l’Inventaire général du patrimoine culturel[31]. NB : le temple de la paroisse protestante Montélimar - Le Teil se trouve en 2015 à Montélimar[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

  • Xavier Mallet, le peintre du « vrai »

Joseph-Xavier Mallet (, Le Teil[Note 40] - , Montélimar[Note 41]), dit « Le peintre ordinaire du Rhône » dont la devise est « Le vrai avant toute chose, même s’il est choquant ou déplaisant ». Après quelques études primaires au Teil, son père (marinier de profession), l’envoya à Privas dans un collège où il poursuivit des études classiques et y révéla d’exceptionnelles dispositions pour le dessin et la peinture tout en acquérant un bon bagages littéraire.

En 1857, il rejoint Paris où il s’inscrivit à l’atelier de Charles Gleyre, peintre suisse et professeur aux Beaux-Arts.

Mais son domicile parisien ne l’empêche pas de prendre très souvent le chemin de la propriété familiale au Teil où il reste des mois entiers, s’imprégnant de la beauté locale, de la vie du fleuve et de l’aspect des montagnes ardéchoises. Celles-ci constituent des projets de tableaux magnifiques dont certains resteront un intéressant patrimoine. C’est l’Angleterre qui détient les plus belles collections de Xavier Mallet.

Un lycée porte son nom ; il est issu de l'agrandissement du lycée d'enseignement professionnel Pierre-Bravay qui était situé au centre du Teil. La première pierre fut posée en février 1991 et le lycée fut inauguré le .

Ce n’est que le 22 octobre que ce nouveau lycée, appelé jusqu’alors lycée polyvalent, fut baptisé lycée Xavier-Mallet, baptême qui a eu lieu quatre ans après son inauguration.

Politique[modifier | modifier le code]

  • Henri Pavin de Lafarge, Patron de l'entreprise Lafarge, conseiller général du canton de Viviers de 1927 à 1937 et sénateur de 1930 à 1945.
  • Joseph Thibon ( à Chandolas, décédé le au Teil), maire du Teil de 1944 à 1954.
  • René Montérémal ( à Lamastre, décédé le à Montélimar), maire du Teil de 1954 à 1965 et président du Mouvement de la Paix de 1954 à 1962.
  • Paul Avon ( au Teil, décédé le à Montpellier), maire du Teil de 1965 à 1976 et conseiller général de 1949 à 1976.
  • Étienne Bénistant (né le au Teil, décédé le au Teil), conseiller municipal et premier adjoint de 1965 à 1976 puis maire de 1976 à 1983.
  • Marcel Mazel (né le à Viviers) secrétaire fédéral du PCF en Ardèche de 1953 à 1974, suppléant d'Henri Chaze de 1962 à 1967 et 2e adjoint au maire de 1983 à 1989.
  • Robert Chapuis (né le à Paris) député de l'Ardèche de 1981 à 1988, maire du Teil de 1983 à 2001 et secrétaire d'État de 1988 à 1991.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Pierre du Teil : chevalier de la langue de Provence de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Commandeur, entre autres, de la commanderie de Jales avant de devenir grand commandeur de l'ordre en 1410 puis prieur de Toulouse à partir de 1412[33].
  • Le général Breloque : Honoré Auguste Massol était un fervent républicain et joua un rôle de premier plan dans sa bonne ville du Teil pendant l'époque révolutionnaire. Engagé dans l'armée, il fut promu au grade d'adjudant général d'où son surnom de général. Général Breloque car la chaîne de sa montre était surchargée de tout un attirail de médailles et autres pendentifs. Il fut membre du Conseil de guerre à Lyon.
  • Les frères Allignol : nés à la Rouvière, ils devinrent tous deux curés. Ils publièrent en 1839 un ouvrage qui fit grand bruit en France, et provoqua d'importants remous dans la hiérarchie catholique : De l’état actuel du clergé en France et en particulier des curés ruraux appelés Desservans[34]. Dans cet ouvrage, les frères Allignol s'élevaient contre la toute-puissance des évêques et autres princes de l'Église. L'abbé Vital Augustin, le cadet[Note 42] fut reçu au Vatican en 1840. Soutenus par Jean-Louis-Auguste Clavel dans sa revue Le Bien social, les deux frères se soumirent en avril 1845 à l'autorité ecclésiastique.

Littérature et historiens[modifier | modifier le code]

  • André Hébrard (Le Teil 1932-1997), historien local : pour son livre Histoire Du Teil qui a reçu le Grand Prix de la ville du Teil en 1987.
  • Fernand Etienne : entre l'art et l'histoire du Teil se trouve Fernand Étienne. L'auteur des célèbres « brindilles teilloises » du Dauphiné libéré narrait la vie de la commune. « Le Brindille », comme on le surnommait, habitait le quartier de « la Violette » et ses articles participaient entre autres à l'entretien de la mémoire d'une cité industrielle qui a vu petit à petit fermer ses fleurons.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nommé par le marquis de Jovyac, seigneur de la vicomté du Teil, le [6].
  2. Ce maire, qui signe simplement « Cuchet », est le père du docteur Cyprien Massis-Cuchet, maire du Teil de février 1808 à février 1812[6].
  3. Élu le [6]. Cette élection entraîna la protestation du précédent maire, Pierre-Romuald Massis-Cuchet, fondée sur ce que Hector Grimolle, natif de Dieulefit, ne résidait pas dans la commune.
  4. Il était l'époux de Marie Mourier. Leur fils Hector, né au Teil le , a épousé à Châteauneuf-du-Rhône (Drôme) le Geneviève Anne Bourlon[6].
  5. Élu le [6].
  6. Dans les registres paroissiaux puis d'état civil, ce maire est dénommé « Terrasson de Fougères » avant 1792 et signe de même, puis tantôt « Terrasson-Fougères », tantôt simplement « Terrasson ».
  7. , mariage avec Marie Magdeleine Félicité Dumas[7].
  8. Élu le [6].
  9. Durant sa mandature, ce maire signe simplement « Cuchet ».
  10. Nommé par arrêté du préfet de l'Ardèche le [6].
  11. Durant ses différentes mandatures, ce maire signe presque toujours « Terrasson ».
  12. Nommé par arrêté du préfet de l'Ardèche le , installé le [6].
  13. Décédé en fonction le [9].
  14. , baptême de sa fille Barbe Clémentine d'Hilaire de Jovyac[10].
  15. Démissionnaire en juillet 1823[6]. Ce maire est le père d'Andéol et de Frédéric Ollivier, respectivement maires du Teil de septembre 1830 à février 1836 et de mai 1850 à décembre 1851[6],[11].
  16. , mariage de son fils Frédéric Ollivier avec Reine Catherine dite Caroline Perrin[11].
  17. Démissionnaire en septembre 1830[6]. Durant sa mandature, ce maire se désigne et signe tantôt « D'Hilaire de Joviac », tantôt « D'hilaire de Jovyac ».
  18. , naissance de sa fille Marie Gabrielle Mélanie d'Hilaire de Jovyac[12].
  19. De février 1836 à novembre 1839, il n'y a pas de maire au Teil[6].
  20. Démissionnaire en février 1836[6].
  21. , mariage de son frère Frédéric Ollivier avec Reine Catherine dite Caroline Perri[11]. , décès d'Andéol Ollivier[13].
  22. Démissionnaire en mars 1841[6].
  23. Démissionnaire en août 1845[6]. Ce maire est le père de Vital Terrasson de Fougères, maire du Teil de septembre 1865 à novembre 1867 et le grand-père de Henri Terrasson de Fougères, gouverneur général du Soudan français.
  24. Démissionnaire en juillet 1848[6].
  25. , mariage avec Marie Victorine Césarine Sanial-Chaillans[15].
  26. Lors de ses deux mandatures, ce maire se dénomme et signe presque constamment « Terrasson-Fougères »[6].
  27. Démissionnaire en décembre 1851[6].
  28. , mariage avec Reine Catherine dite Caroline Perrin[11].
  29. Démissionnaire en juin 1853[6].
  30. , mariage avec Marie Alexandrine Carle[16].
  31. Démissionnaire en août 1865[6].
  32. Démissionnaire en novembre 1867[6].
  33. , mariage avec Marie Victoire Julia Cade[17]. Sur son acte de mariage, l'époux est désigné sous le patronyme « Fougères-Terrasson ». Lors de sa mandature, il se dénomme et signe « Vital Terrasson ». Au cimetière du Teil, sa sépulture porte le patronyme « Terrasson de Fougères ». Ce maire est l'oncle paternel de Henri Terrasson de Fougères, gouverneur général du Soudan français.
  34. Démissionnaire en septembre 1869[6].
  35. Vice-président de la Commission municipale, faisant fonction de maire de septembre 1870 à mai 1871 puis maire en titre à compter de cette date. Démissionnaire en juin 1872[6].
  36. Démissionnaire en janvier 1875[6].
  37. , mariage avec Marie Pélagie Courtiol[18].
  38. Démissionnaire en mars 1876[6].
  39. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  40. Il était fils de Jean François Xavier Mallet, charon (1827, acte de naissance de Xavier Mallet) et de Joséphine Avon (Archives Municipales du Teil, registre des naissances, 1827, acte no 2).
  41. Il est décédé au lieu des Routes, commune de Montélimar, étant veuf de Jeanne Marie Badaut, époux de Marthe Marie Badaut (Archives Municipales de Montélimar, registre des décès, 1895, acte no 247).
  42. Il était fils de Charles Allignol, bourgeois du Teil avant la Révolution et de Marie-Dorothée Pavin. Il était né au Teil le (Archives Municipales du Teil, naissances 1793, folio 7 verso) et en 1839, était curé de Laurac, dans le canton de Largentière (Ardèche).

Références[modifier | modifier le code]

  1. relevés météofrance données météofrance.
  2. « Séisme de 5,4 en Ardèche : au Teil, trois blessés, d'importants dégâts et des gymnases ouverts » (consulté le 12 novembre 2019)
  3. Émilie Torgemen, « Le tremblement de terre du 11 novembre est le plus important survenu en France depuis 16 ans », Le Parisien, 11 novembre 2019.
  4. « Un séisme de magnitude 5,4 s'est produit près de Montélimar dans la Drôme », Le Figaro, 11 novembre 2019
  5. Sarah Finger, « Séisme en Ardèche : "On a cru que la maison était en train de se soulever" », Libération, 11 novembre 2019.
  6. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x et y Archives municipales du Teil.
  7. Registres paroissiaux du Teil, 1786.
  8. Liste des Docteurs en médecine et en chirurgie, Chirurgiens, Officiers de santé, Sages-femmes et Pharmaciens établis dans le département de l'Ardèche, dressée en exécution de l'article XXVI de la Loi du 19 ventôse an XI et de l'article XXVIII de celle du 21 germinal, même année, Mémorial administratif de la Préfecture du Département de l'Ardèche, no XXI, .
  9. Archives municipales du Teil, décès 1817, acte no 1.
  10. Registres paroissiaux du Teil, 1785.
  11. a b c et d Archives départementales de la Drôme, Valence, mariages 1814, acte no 14.
  12. Archives Municipales de Bourg-Saint-Andéol, naissances 1828, acte no 38.
  13. Archives municipales du Teil, décès 1840, acte no 16.
  14. Patrimoine industriel sur le site leteilmemoireenimages.net.
  15. Archives municipales du Cheylard, mariages 1836, acte no 14.
  16. Archives municipales du Teil, mariages 1820, acte no 1.
  17. Archives municipales de Bourg-Saint-Andéol, mariages 1861, acte no 26.
  18. Archives municipales du Teil, mariages 1851, acte no 17.
  19. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 août 2015).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  24. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  25. « Borne milliaire de Mélas », notice no PA00116823, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le 14 novembre 2019).
  26. Édifices catholiques du Teil sur 40000clochers.com.
  27. Diocèse de Vivers, Annuaire du diocèse de Viviers, 1996, 224 p.
  28. « Eglise paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption », notice no IA00048266, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le 14 novembre 2019).
  29. Paroisse Charles-de-Foucauld Viviers / Le Teil sur ardeche.catholique.fr.
  30. « Eglise paroissiale du Sacré-Coeur », notice no IA00048263, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le 14 novembre 2019).
  31. « Chapelle Notre-Dame-de-l'Assomption », notice no IA00048265, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le 14 novembre 2019).
  32. Site de la paroisse Montélimar - Le Teil.
  33. Joseph Delaville le Roulx, Les Hospitaliers à Rhodes, 1310-1421, E. Leroux, (réimpr. 1974) (présentation en ligne), p. 314, 315 et 321.
  34. Eric Darrieux, Résister en décembre 1851 en Ardèche - Essai d'histoire sociale d'une insurrection (thèse de doctorat d’Histoire soutenue le , Université Lyon 2, Laboratoire d'Études Rurales – Sociétés et espaces ruraux de l'Europe contemporaine (XIXe – XXIe siècles)), , p. 202.