Gluiras

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Gluiras
Mairie de Gluiras
Mairie de Gluiras
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Saint-Pierreville
Intercommunalité Communauté de communes des Châtaigniers
Maire
Mandat
Marc Tauleigne
2014-2020
Code postal 07190
Code commune 07096
Démographie
Gentilé Gluirassous
Population
municipale
382 hab. (2012)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 52″ N 4° 31′ 25″ E / 44.8477777778, 4.5236111111144° 50′ 52″ Nord 4° 31′ 25″ Est / 44.8477777778, 4.52361111111  
Altitude Min. 219 m – Max. 1 046 m
Superficie 25,10 km2
Localisation

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Gluiras est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Gluirassous[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

378 habitants (au recensement de 2009). Dans le parc naturel régional des Monts d'Ardèche. Au sein de la [communauté de communes des Châtaigniers]]. Situé à 800 m d'altitude, dans les montagnes de l'Ardèche, permettant de découvrir un point de vue exceptionnellement large sur la vallée du Rhône, les Alpes, le Ventoux et le mont Blanc.

Elle est lovée entre le plateau ardéchois et la vallée de l'Eyrieux, mais appartient à la région historique des Boutières. Son paysage est modelé à la fois par une forte implantation touristique (nombreuses maisons secondaires) et par une importante activité agricole conservée (installation de jeunes agriculteurs) et de qualité.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est assise sur un socle granitique mais comporte aussi un site volcanique paré de belles orgues basaltiques.

Climat[modifier | modifier le code]

Le village de Gluiras est exposé plein sud. Il bénéficie donc d'un bon ensoleillement et subit l'influence du climat montagnard, d'où la présence d'une végétation supra-méditerranéenne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux rivières bordent la commune : la Glueyre, rivière très poissonneuse de première catégorie, et l'Eyrieux, haut lieu du tourisme ardéchois.

Topographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Antériou
  • le Bas Vernet
  • Baujé
  • Chalan
  • le Chambon, camping
  • le Cheminas
  • les Clos
  • la Coste
  • les Écluses
  • la Fargatte
  • le Flacheyre
  • Fougeyrolles
  • Giffon
  • le Grand Chemin
  • la Marette, ancienne seigneurie
  • Marjanoux
  • Moulancher
  • le Pral
  • la Rabaste
  • Saint-Martin
  • la Théoule, ancienne tuilière
  • Tisonèche
  • Rioufol

les Rancs

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Beauvène Beauvène Chalencon Rose des vents
Beauvène N Saint-Étienne-de-Serre
O    Gluiras    E
S
Saint-Pierreville Saint-Pierreville Saint-Étienne-de-Serre

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1034, le cartulaire de Saint-Chaffre mentionne qu'un certain Étienne appartenant au bourg a donné à cette abbaye un domaine en échange d'un mulet et de 125 sols valentinois. Ce marché est approuvé par l'évêque de Viviers et son neveu Guigues de Montagut.

En 1083, le cartulaire de Saint Bernard fait référence à la communauté de « Gloyraz », mais le suffixe « az » indique un peuplement beaucoup plus ancien.

En 1259, le seigneurie de Gluiras est cédée à Aymar de Poitiers et entre dans la mouvance des comtes de Valentinois et appartiendra à Diane de Poitiers (1499-1566), maîtresse du roi Henri II de France.

En 1404, les Estimes dénombrent 107 « feux ».

La première église réformée de Gluiras daterait de 1562. Cette même année des assemblées se tiennent à Rochemaure.

En 1592, une compagnie de Jacques de Chambaud, gouverneur huguenot du Vivarais, est logée et complète son effectif à Gluiras.

En 1683, le temple de Gluiras est détruit.

En 1686, M. de Folleville, qui commande une troupe d'infanterie régulière, de dragons et de milices, commence son expédition punitive. Il massacre une quarantaine de personnes au fort Saint-Jean.

En 1689, Gluiras compte 516 habitants.

En 1694 est fait mention de la seigneurie de Marette appartenant à un notaire anobli, Durand Courtial dont la fille a été enlevée. Huit lourdes condamnations seront prononcées.

Le 16 septembre 1701, Marie, dite la Boiteuse, née à Gluiras, est arrêtées dans une assemblée aux environs de Pranles.

En 1704, une véritable insurrection camisarde a lieu à Gluiras. Une centaine de jeunes gens attaquent le presbytère dans la nuit de 18 au 19 février, tuent le curé et son vicaire et incendient l'église. La troupe poursuit les insurgés qui incendient d'autres églises. Le 24 février les insurgés sont rattrapés au hameau de Franchassis (Pranles). La répression est féroce, 240 soldats suisses sont cantonnés sur le territoire communal aux frais des communautés. Les protestants doivent financer la reconstruction de l'église et répondront sur leur vie de toute violence contre un prêtre.

Le 20 juin 1706, une quinzaine de personnes est arrêtés lors d'une assemblée se tenant dans le moulin de Chamanche.

À partir de 1715, s'organise les assemblées clandestines du « désert » autour d'Antoine Court. De nombreuses assemblées clandestines protestantes se tiennent dont celles de 1724 — une trentaine de personnes de Gluiras et de Saint-Christol sont arrêtées —, de 1739 et de 1744.

En 1789, Gluiras est la sixième communauté du Vivarais (1.680 habitants en 1790), devant Privas. La commune envoie trois délégués pour porter les « doléances » de la population à la Sénéchaussée de Villeneuve-de-Berg en vue des États Généraux.

Le 19 germinal an II (8 avril 1794, la cure est attribuée à la municipalité et au comité de surveillance « pour y tenir séance au lieu d'un méchant cabaret ». L’Église devient Temple de la Raison où s'assemble la société populaire.

Avec la culture du châtaignier et des vers à soie, la commune s'enrichit et en 1833, elle compte 3.019 habitants. Le temple est reconstruit.

Albin Clauzel, maire de Gluiras, est député de l'Ardèche de 1886 à 1893. Quatre écoles sont construites au village et dans les hameaux de Plos, la Fargatte et Mours.

À la fin du XIXe siècle, la maladie de l'encre et le phylloxéra frappent l'agriculture, la population n'est plus que de 2 243 habitants en 1911.

La guerre de 1914-1918 fait 96 morts.

En 1921, il n'y a plus que 1 863 habitants et l'exode rural s'accélère. Les jeunes partent en ville, attirés par l'industrialisation ou le secteur tertiaire.

En 1924, Beauvène prend son indépendance.

Le 18 juin 1944, les FFI libèrent la commune. 35 jeunes de ses jeunes avaient rejoint le maquis. le village est bombardé le 17 et le 18 juillet faisant des dégâts aux bâtiments (maisons, église et temple).

En 1954, Gluiras ne compte plus que 850 habitants. La commune a perdu 75 % de sa population en un siècle.

Depuis 1977, la municipalité favorise l'immobilier (logements locatifs, résidences secondaires).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Affaires[modifier | modifier le code]

En 2013, Alain Risson, ancien maire de Gluiras, a été condamné à 15 000 € d’amende pour infraction au code des marchés publics[2].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Gluiras a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2008 Alain Risson PCF  
mars 2008 mars 2014 Elisabeth Le Bournault[4] PCF  
mars 2014 en cours Marc Tauleigne[5]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 382 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 409 2 074 2 599 2 583 3 011 3 019 2 834 2 927 2 764
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 867 2 887 2 673 2 875 2 857 2 750 2 757 2 834 2 665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 571 2 515 2 243 1 863 1 142 1 080 1 081 906 819
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
713 591 452 398 380 349 383 393 382
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (41,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,2 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,4 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,1 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 16,5 %, plus de 60 ans = 38,4 %) ;
  • 47,6 % de femmes (0 à 14 ans = 12,3 %, 15 à 29 ans = 9,6 %, 30 à 44 ans = 15 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 44,9 %).
Pyramide des âges à Gluiras en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
15,0 
30,1 
60 à 74 ans
28,3 
16,5 
45 à 59 ans
18,2 
18,0 
30 à 44 ans
15,0 
13,1 
15 à 29 ans
9,6 
14,1 
0 à 14 ans
12,3 
Pyramide des âges du département de l'Ardèche en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
7,7 
75 à 89 ans
11,4 
15,4 
60 à 74 ans
15,7 
21,7 
45 à 59 ans
20,6 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
15,7 
15 à 29 ans
14,4 
18,7 
0 à 14 ans
16,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Culture et production animale, chasse et services annexes à Gluiras (15)
  • Activités immobilières à Gluiras (7)
  • Activités créatives, artistiques et de spectacle à Gluiras (3)
  • Travaux de construction spécialisés à Gluiras (2)
  • Hébergement à Gluiras (1)
  • Activités sportives, récréatives et de loisirs à Gluiras (1) :
    • Accrobranche.
  • Sylviculture et exploitation forestière à Gluiras (1)
  • Enseignement à Gluiras (1)
  • Activités auxiliaires de services financiers et d'assurance à Gluiras (1)
  • Commerce de détail, à l'exception des automobiles et des motocycles à Gluiras (1)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église
  • Le temple
  • Le vieux lavoir
  • L'ancienne route caladée dite « romaine » offre une belle vue sur la vallée de l'Eyrieux et le village perché de Chalencon.
  • Les gorges de la Glueyre.
  • Le plage de Fontugne, un espace de baignade très apprécié l'été.
  • La route des Dragonnades.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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