Saint-Étienne-de-Serre

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Saint-Étienne-de-Serre
L'église Saint-Étienne.
L'église Saint-Étienne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Le Cheylard
Intercommunalité Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche
Maire
Mandat
Nathalie Malet-Torres
2014-2020
Code postal 07190
Code commune 07233
Démographie
Gentilé Serrous
Population
municipale
225 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 08″ nord, 4° 32′ 28″ est
Altitude Min. 271 m – Max. 974 m
Superficie 16,52 km2
Localisation

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Saint-Étienne-de-Serre, appelée le plus souvent Serres, est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Serrous et les Serrouses[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 30 kilomètres de Privas, du Cheylard et de la vallée du Rhône. Vue sur les Alpes.

Topographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Glueyre, l'Auzène et l'Orsane.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gluiras Saint-Sauveur-de-Montagut Rose des vents
Saint-Pierreville N Pranles
O    Saint-Étienne-de-Serre    E
S
Issamoulenc Ajoux Creysseilles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, le hameau de Serrettes, perché au-dessus de la vallée d'Auzène, est un fief du comte de Valentinois. En 1258, une bulle du Pape confirme que l'église de Saint Étienne de Serres et ses dépendances appartiennent au prieuré de Charay (Privas), rattaché au Puy.

Au milieu du XVe siècle, nous savons par les « estimes » de 1464 que 33 feux y sont établis, soit environ 150 habitants. L'agriculture y est déjà développée : les châtaigniers, les chèvres et les porcs, le blé, le vin et le seigle nourrissent ses habitants; des moulins sont déjà présents. Le lent travail d'aménagement des pentes a alors commencé et conduira aux paysages de terrasse et de châtaigneraies d'aujourd'hui. On y trouve quelques maisons fortes, dont le « château Bernard », à Freydier.

Au XVIe siècle, les habitants de Serres passeront à la Réforme protestante et en subiront les vicissitudes jusqu'à la Révolution.

En 1691, la route royale dite des « Dragonnades », construite de Privas au Cheylard pour surveiller les habitants protestants, traverse la commune et a longtemps été la seule route importante. Elle témoigne des équipements de l'époque et a permis le développement économique de la commune.

En 1726, la petite seigneurie de Craux, abrite clandestinement le 1er synode national postérieur à la révocation de l'Edit de Nantes. En 1744, au Serre de Lès, point culminant de la commune que se tint une grande assemblée de 4.000 protestants bravant publiquement le pouvoir royal.

Au XIXe siècle, Serres atteint 1 000 habitants, il développe sa production de châtaignes tandis que quelques moulinages se créent sur ses deux rivières : l'Auzène et l'Orsanne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1971 Louis Meyssonnier DG Agriculteur
1971 1983 Jacques Meyssonnier DG Agriculteur
1983 1989 Francette Riou    
1989 2001 Jean-Marc Havond   Agriculteur
mars 2001 2014 Yves Bazin DG  
2014 en cours
(au 24 avril 2014)
Nathalie Malet-Torres[2] PCF Employée

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 225 habitants, en augmentation de 7,14 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
752 695 867 856 953 971 1 006 993 1 010
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
972 1 035 1 034 963 906 915 896 874 869
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
807 817 756 667 635 627 592 491 403
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
336 317 254 192 186 172 209 222 225
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture : la châtaigne reste une production significative, valorisée parfois sur place, l'agriculture se maintient autour de l'élevage, mais, une partie de ses 180 habitants doit aller travailler à Saint-Sauveur-de-Montagut ou même plus loin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Temple du Fival. Il abrite une exposition sur la Route des Dragonnades. Il héberge chaque année un festival de musique classique Les musicales du Fival[7].
  • L’église de Saint Étienne de Serre. Elle est citée dès le XIIIe siècle, elle a été beaucoup remaniée au cours des siècles. D'architecture très simple, elle se situe sur un emplacement particulièrement panoramique.
  • Le pont d'Auzène date de la construction de la route des Dragonnades. Un premier pont fut construit mais s'écroula dès le retrait des étais, son architecte fut emprisonné.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fête annuelle du village, avec une crique géante et clôturée par un feu d'artifice magnifique et réputé dans un site unique (dernier week-end de juillet)
  • Passage du Rallye de Monte Carlo (Épreuve Spéciale Saint-Pierreville - Col de la Fayolle)
  • Passage de la cyclotouriste « L'ardéchoise »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ardèche > Saint-Etienne-de-Serre (07190) », sur habitants.fr.
  2. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Les musicales du Fival

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]