Les Ollières-sur-Eyrieux

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Les Ollières-sur-Eyrieux
Les Ollières-sur-Eyrieux
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Intercommunalité Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche
Maire
Mandat
Hélène Baptiste
2020-2026
Code postal 07360
Code commune 07167
Démographie
Gentilé Ollièrois
Population
municipale
992 hab. (2018 en augmentation de 5,08 % par rapport à 2013)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 23″ nord, 4° 37′ 19″ est
Altitude Min. 157 m
Max. 400 m
Superficie 7,58 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Haut-Eyrieux
Législatives Première circonscription
Localisation
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Les Ollières-sur-Eyrieux
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Les Ollières-sur-Eyrieux
Le Temple.
Vue du village.

Les Ollières-sur-Eyrieux est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans la vallée de l'Eyrieux, à quelques kilomètres de Privas,

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat des Ollières est varié : en hiver, il peut faire jusqu'à -10 °C. Un hiver de 2007, il y a eu jusqu'à 30 cm de neige. En été, la température peut monter jusqu'à 40 °C.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Les Ollières-sur-Eyrieux est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (63,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,2 %), zones urbanisées (14,6 %), zones agricoles hétérogènes (13,3 %), prairies (9,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les Ollières-sur-Eyrieux tient probablement son nom des « oulières », lieu où l'on fabrique les oules ou marmites. Ce qui semble témoigner de la présence de potiers à l'origine du village.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'existence du village est antérieure au XIIe siècle.

Vers 1720, Les Ollières-sur-Eyrieux a vu se créer un grand centre de moulinage (traitement de la soie), à l'époque où la culture du mûrier commençait à s'implanter dans la région. Au XIXe siècle, l'industrie de la soie n'a cessé de se développer, avec des usines de moulinage, de tissage, puis de mécanique, appartenant à la famille Fougeirol. Edouard Fougeirol, maire des Ollières, a occupé un siège de sénateur, aux débuts de la Troisième République. Les usines ont donné du travail à plusieurs centaines d'ouvriers et d'ouvrières, venus des communes environnantes. La création par les Chemins de fer départementaux (C.F.D.) d'une ligne de chemin de fer à voie étroite, allant de La Voulte-sur-Rhône à Dunières, en Haute-Loire, a beaucoup facilité cette activité industrielle. Au début du XXe siècle, la région des Ollières, et plus largement la vallée de l'Eyrieux, a développé la culture de la pêche de qualité, exportée jusqu'en Angleterre.

En 1944, nombreux sont les Ollièrois à avoir rejoint les maquis des environs, ce qui valut au village d'être bombardé par les Allemands. Une bombe de 50 kg non explosée trônait au-dessus de l'entrée des bureaux, elle était encore présente en . Les dégâts du bombardement étaient encore visible en 1962.

Le déclin industriel, amorcé dès la fin de la Première Guerre mondiale, s'est accéléré après la seconde. Le train a cessé de fonctionner le , stoppant alors les deux locomotives vapeur Mallet, plusieurs autorails Billard et De Dion Bouton et un locotracteur neuf livré en 1963.

Aujourd'hui, Les Ollières-sur-Eyrieux est devenue une station de vacances avec quelques gîtes et deux campings à taille humaine qui ont assimilé naturellement le tourisme durable. Le village reste connu pour ses productions de pêche et de pommes de terre.

En 1907, la commune se divise pour former l'actuelle commune de Les Ollières-sur-Eyrieux et la commune de Dunière-sur-Eyrieux[8].

Le village compte deux édifices religieux (catholique et protestant)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1822 1827 Jean-Baptiste Masclary   Notaire
1827 1843 Joseph Masclary   Notaire
1843 1852 Julien Digonnet   Moulinier
1852 1868 Frédéric Masclary   Notaire
1868 1870 Auguste Fougeirol   Industriel
1870 1908 Édouard Fougeirol   Industriel
1908 1912 Edmond Fougeirol   Industriel
1912 1943 Georges Fougeirol   Industriel
1943 1945 Georges Chazalet    
1945 1970 Jean Fougeirol   industriel
1970 1998 Jacques Massip PS Médecin
1998 2014 Gilbert Valette PS Agriculteur
2014 En cours
(au 24 avril 2014)
Hélène Baptiste[9] DVG Professeure des écoles

{

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2018, la commune comptait 992 habitants[Note 2], en augmentation de 5,08 % par rapport à 2013 (Ardèche : +1,94 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8609219051 0241 1381 2261 2051 3481 467
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3681 4051 3521 4311 4521 3871 4702 3091 872
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9201 9681 2721 1541 1941 2001 1101 017993
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 015960788793769797883942983
2018 - - - - - - - -
992--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.