Les Ollières-sur-Eyrieux
| Les Ollières-sur-Eyrieux | |||||
Mairie. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Ardèche | ||||
| Arrondissement | Privas | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche | ||||
| Maire Mandat |
Hélène Baptiste 2020-2026 |
||||
| Code postal | 07360 | ||||
| Code commune | 07167 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Ollièrois | ||||
| Population municipale |
1 031 hab. (2023 |
||||
| Densité | 136 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 48′ 23″ nord, 4° 37′ 19″ est | ||||
| Altitude | Min. 157 m Max. 400 m |
||||
| Superficie | 7,58 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Haut-Eyrieux | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ardèche
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.lesollieressureyrieux.fr | ||||
| modifier |
|||||
Les Ollières-sur-Eyrieux sont une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
[modifier | modifier le code]Situation et description
[modifier | modifier le code]Située dans la vallée de l'Eyrieux, à quelques kilomètres de Privas, la commune, qui présente un aspect essentiellement rural, est rattachée à la communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Saint-Michel-de-Chabrillanoux | Dunière-sur-Eyrieux | |||
| Saint-Sauveur-de-Montagut | N | Saint-Vincent-de-Durfort | ||
| O Les Ollières-sur-Eyrieux E | ||||
| S | ||||
| Pranles |
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[3] et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à 20 °C), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à 300 mm)[4]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 120 mm, avec 7,1 jours de précipitations en janvier et 5,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gluiras à 9 km à vol d'oiseau[7], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 201,5 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune est bordé par l'Eyrieux, un affluent du Rhône, en sa rive droite.
Voies de communication
[modifier | modifier le code]Le territoire communal est traversé d'est en ouest par la route départementale 120 (RD120).
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Les Ollières-sur-Eyrieux sont catégorisées commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (63,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,2 %), zones urbanisées (14,6 %), zones agricoles hétérogènes (13,3 %), prairies (9,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,5 %)[15].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
-
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
-
Vue du village.
Risques naturels
[modifier | modifier le code]Risques sismiques
[modifier | modifier le code]Selon son PLU (Plan d'Urbanisme Local)[16], l'ensemble du territoire de la commune des Ollières-sur-Eyrieux est situé en zone de sismicité no 2 (sur une échelle de 5), comme la plupart des communes situées sur le plateau et la montagne ardéchoise, mais non loin de la zone de sismicité no 3 située à l'est du département et plus précisément aux abords de la vallée du Rhône[17].
| Type de zone | Niveau | Définitions (bâtiment à risque normal) |
|---|---|---|
| Zone 2 | Sismicité faible | accélération = 1,1 m/s2 |
Autres risques
[modifier | modifier le code]Toponymie
[modifier | modifier le code]Les Ollières-sur-Eyrieux tiennent probablement leur nom des « oulières », lieu où l'on fabrique les oules ou marmites. Ce qui semble témoigner de la présence de potiers à l'origine du village.
Histoire
[modifier | modifier le code]L'existence du village est antérieure au XIIe siècle.
Vers 1720, Les Ollières-sur-Eyrieux ont vu se créer un grand centre de moulinage (traitement de la soie), à l'époque où la culture du mûrier commençait à s'implanter dans la région. Au XIXe siècle, l'industrie de la soie n'a cessé de se développer, avec des usines de moulinage, de tissage, puis de mécanique, appartenant à la famille Fougeirol. Edouard Fougeirol, maire des Ollières, a occupé un siège de sénateur, aux débuts de la Troisième République. Les usines ont donné du travail à plusieurs centaines d'ouvriers et d'ouvrières, venus des communes environnantes. La création par les Chemins de fer départementaux (C.F.D.) d'une ligne de chemin de fer à voie étroite, allant de La Voulte-sur-Rhône à Dunières, en Haute-Loire, a beaucoup facilité cette activité industrielle. Au début du XXe siècle, la région des Ollières, et plus largement la vallée de l'Eyrieux, a développé la culture de la pêche de qualité, exportée jusqu'en Angleterre.

En 1944, nombreux sont les Ollièrois à avoir rejoint les maquis des environs, ce qui valut au village d'être bombardé par les Allemands. Une bombe de 50 kg non explosée trônait au-dessus de l'entrée des bureaux, elle était encore présente en .
Voie d'accés au Cheylard, "capitale" de la Résistance avec le Comité Départemental de Libération, Les Ollieres seront bombardés par l'aviation allemande le 29 juin ainsi que Saint Vincent de Durfort. Une colonne allemande sèmera la terreur sur Pranles, Saint Vincent de Durfort, Les Ollieres, Flaviac, Saint Julien en Saint Alban[19].
Clairement opération de représailles après deux précédentes tentatives de reconnaissance via le col du Moulin à Vent, les troupes allemandes avec leurs supplétifs "Mongols" (en fait probablement des éléments azerbaïdjanais de la Freiewilligen 802) assassineront Maurice Magendie à Saint Vincent de Durfort et commettront une cinquantaine de viols sur leur parcours ainsi que vols et incendie.
Le maquisard Paul Chave de Saint Michel de Chabrillanoux sera arrêté ce même jour à Saint Vincent de Durfort, emmené à Valence on perd sa trace le 5 juillet, probablement fusillé.
La commune fait partie des dix ardéchoises citées "à l'ordre de la Nation à la suite des évènements de la guerre 1939-1945 et en raison des sacrifices consentis par leur population à la cause de la Libération". Les autres communes honorées étant : Annonay, Baix, Banne, Bourg Saint Andéol, Labastide de Virac, Le Pouzin, Tournon, Vallon)
Les dégâts du bombardement étaient encore visibles en 1962.
Le déclin industriel, amorcé dès la fin de la Première Guerre mondiale, s'est accéléré après la seconde. Le train a cessé de fonctionner le , stoppant alors les deux locomotives vapeur Mallet, plusieurs autorails Billard et De Dion Bouton et un locotracteur neuf livré en 1963.
Aujourd'hui, Les Ollières-sur-Eyrieux sont devenues une station de vacances avec quelques gîtes et deux campings à taille humaine qui ont assimilé naturellement le tourisme durable. Le village reste connu pour ses productions de pêche et de pommes de terre.
En 1907, la commune se divise pour former l'actuelle commune des Ollières-sur-Eyrieux et la commune de Dunière-sur-Eyrieux[20].
Le village compte deux édifices religieux (catholique et protestant)
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]Administration municipale
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].
En 2023, la commune comptait 1 031 habitants[Note 2], en évolution de +4,14 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
[modifier | modifier le code]La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Médias
[modifier | modifier le code]La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite régionale :
- L'Hebdo de l'Ardèche, journal hebdomadaire français basé à Valence et diffusé à Privas et dans son agglomération depuis 1999. Il couvre l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
- Le Dauphiné libéré, journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition de Privas.
Ici Drôme Ardèche est la station de radio publique locale émettant sur le secteur de Privas et sur les territoires des départements de l'Ardèche et de la Drôme.
Cultes
[modifier | modifier le code]L'église (propriété de la commune) et la communauté catholique des Ollières-sur-Eyrieux sont rattachées à la paroisse catholique de « Sacré Cœur en Val d’Eyrieux », elle même rattachée au diocèse de Viviers[25].
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-François-Régis des Ollières-sur-Eyrieux.
-
Le Temple protestant.
-
Église Saint-François-Régis.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Édouard Fougeirol, homme politique français, originaire de la commune (1843-1912).
- Angèle Hug, kayakiste et céiste médaillée d'argent au kayak-cross lors des Jeux olympiques d'été de 2024 à Paris.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Les Ollières-sur-Eyrieux possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles. |
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- collectif et Michel Riou, Les Boutières : collection « Pays d'Ardèche », Privas, Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, , « Deux ou trois choses que je sais des Ollières-sur-Eyrieux »
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Les Ollières Pittoresque - Une collection des Cartes Postales Anciennes de Les Ollières sur Eyrieux et ses Environs.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Les Ollières-sur-Eyrieux et Gluiras », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Gluiras Rad », sur la commune de Gluiras - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Gluiras Rad », sur la commune de Gluiras - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Les Ollières-sur-Eyrieux ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Site plu-cadastre.fr, page "PLU, cadastre et risques naturels pour la ville de Les Ollières-sur-Eyrieux (07)".
- ↑ Préfecture du Rhône, page sur les risques sismiques
- ↑ Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
- ↑ Sylvain Villard, Des combars et des hommes 1ere partie, Coux, (ISBN 2-9507731-6-8)
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Site de la paroisse Sacré Cœur en Val d’Eyrieux.

