Mars (Ardèche)

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Mars
Église de Saint Romain le Désert.
Église de Saint Romain le Désert.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Le Cheylard
Intercommunalité Communauté de communes Val'Eyrieux
Maire
Mandat
Henri Guillot
2014-2020
Code postal 07320
Code commune 07151
Démographie
Population
municipale
268 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 20″ nord, 4° 19′ 19″ est
Altitude Min. 759 m – Max. 1 138 m
Superficie 18,69 km2
Localisation

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Mars est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle s'appelait Saint-Romain-le-Désert jusqu'en 1909.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située sur le bord du Lignon, Mars est limitrophe avec le département de la Haute-Loire et notamment de la commune du Chambon-sur-Lignon. Son altitude moyenne est d'environ 1 020 mètres. Elle fait partie du plateau Vivarais-Lignon, plateau à forte identité protestante marqué par les guerres de religions.

Essentiellement agricole, la commune s'étend sur 1 500 hectares dont une partie est occupée par le golfe du Chambon. La commune connaît quelques sites volcaniques comme Montréal et Hugons, qui sont les derniers promontoires d'origine volcanique en allant vers l'est. Mais l'essentiel des terres est granitique. Le climat est rigoureux et on connaît de grandes périodes d'enneigement durant l'hiver ou de grands froids. L'hiver 2004-2005 a été marqué par de très grandes chutes de neige et « la burle », vent qui soulève la neige, a constitué des congères de 5 mètres de haut aux Hugons cette année-là.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Chambon-sur-Lignon Devesset Rose des vents
Mazet-Saint-Voy N Saint-Agrève
O    Mars    E
S
Fay-sur-Lignon Intres Saint-Jean-Roure

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Pont de Mars, sur le Lignon, et son gouffre d'eau.

Située le long d'une voie romaine reliant Le Puy à Annonay, la commune de Mars prend ce nom le 18 décembre 1909 par décret du Président de la République d'alors, Armand Fallières[1]. La commune s'appelait alors Saint-Romain-le-Désert et Mars n'en était qu'un hameau. La demande avait été formulée par le conseil municipal le 2 septembre 1906 au motif qu'il y avait alors plus d'habitants au lieu-dit Mars (78 contre 20 à Saint-Romain) et que l'ajout Le Désert portait préjudice au renom du village. Des motifs religieux furent également évoqués de façon officieuse car la majorité des habitants, protestants, pratiquaient au temple construit à Mars et que l'église, à Saint-Romain, n'attirait qu'une minorité de la population communale[1].

Le nom de Mars proviendrait d'un monument construit par les Romains le long de la voie romaine traversant la commune et dédié au dieu Mars[1]. Des monuments de ce type furent érigés dans la région afin de fêter la victoire écrasante des légions de Fabius Maximus sur les troupes de Bituitos, roi des Arvernes (territoire de l'Auvergne actuelle) en 121 avant Jésus-Christ, établissant la domination romaine sur le Vivarais, le Velay et l'Auvergne (cette bataille est située près du confluent de l'Isère et du Rhône).

L'église romane de Saint-Romain-le-Désert est particulièrement bien située permettant de voir les Alpes à l'est et la chaîne des Cévennes à l'ouest se terminant par le Mezenc. Au XVIe siècle, la paroisse de Saint-Romain a été marquée par les guerres de religion qui ont détruit le château de Montréal comme celui du bourg de Saint-Agrève en 1575 (commune limitrophe). En 1583, on compte 62 familles protestantes pour 13 catholiques[1]. Au début du XIXe siècle, on recense 700 réformés pour 200 catholiques. En 1850, un temple réformé est érigé et subsiste encore aujourd'hui. En parallèle, un culte Darbyste se développe après le passage de l'évangéliste anglais John Darby dans la région en 1840 et la conversion du pasteur de la commune des Vastres, en 1850. Des réunions Darbystes ont lieu dans une ferme de Saint-Romain-le-Désert avant qu'un local ne soit aménagé aux Brus, toujours existant aujourd'hui[1].

Le 11 juillet 1725, des événements tragiques ont lieu dans une auberge située au lieu-dit du Pont-de-Mars. Une importante enquête est menée par le Procureur du Roi et des juges dépêchés de Villeneuve-de-Berg après la découverte d'un corps mutilé dans un bois, près du hameau des Brus. L'évêque de Viviers fait lire un Monitoire dans toutes les paroisses du Haut-Vivarais afin de récolter des témoignages. Après une longue instruction, l'aubergiste, Antoine Daudé, sera emprisonné au Puy avant d'être libéré quelques années plus tard, faute de preuves suffisantes. Son gendre, Pierre Fayon, fut condamné aux galères[2].

Une grande foire réunissait les habitants au lieu-dit Mars au début du printemps. Elle ne réunit plus personne aujourd'hui.

Le tourisme est important et on compte 270 résidences secondaires. Un petit hôtel/restaurant, un camping, ainsi que des gîtes proposent de l'hébergement. Les actifs sont artisans, agriculteurs, bûcherons, ou travaillent au bourg des communes proches. Un héliciculteur s'est installé en 2003 et se lance dans la production d'escargots de mars.

Activités liées à l'astronomie[modifier | modifier le code]

Leroy Chiao, Jeffrey Hoffman, Richard Linnehan et Jean-Jacques Favier.

La commune a profité de son nom pour développer ses activités culturelles et touristiques[3]. Elle a ainsi accueilli, en 2001, Leroy N. Chiao, Jeffrey A. Hoffman et Richard M. Linnehan, trois astronautes américains de la NASA, ainsi que le spationaute français Jean-Jacques Favier, du CNES[4],[3]. Depuis 2006, la commune accueille également le Festival des étoiles, et le Club d'astronomie de Mars (CAM) a vu le jour en 2009[3]. Une coupole de 5m, et un télescope de 600mm de type Ritchey-Chretien F8 sur une monture directdrive ont été installés et l'inauguration et l'ouverture au public s'est faite au printemps 2015[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 mars 2001 Aimé Abel    
mars 2001 en cours
(au 24 avril 2014)
Henri Guillot[5]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 268 habitants, en diminution de -3,94 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350 568 627 545 909 870 873 896 924
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
836 845 868 850 875 913 948 930 937
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
900 877 891 797 749 750 720 651 582
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
493 396 295 244 181 216 273 276 268
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La voie romaine de « Valence au Puy en Velay ».
  • L'église romane de Saint Romain le Désert du XIe siècle.
  • Le temple protestant de Mars.
  • Le Pont de Mars, enjambant le Lignon, et qui donna son nom à l'auberge attenante, célèbre pour les crimes qui s'y déroulèrent en 1725[2].
  • « Montréal », ancien volcan où restent quelques orgues basaltiques et quelques traces du château détruit durant les guerres de Religion.
  • Flossac ou château de Maleval, une maison forte du XVIIe siècle.
  • L'architecture en granit et les toits en lauzes.
  • « Hugons », un hameau sur un promontoire basaltique avec quelques orgues visibles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Commune de résidence de l'artiste Gilles Roussi.
  • Commune familiale du dessinateur scénariste et romancier Bruno Claret.
  • Commune de naissance de Anne Delphine Callon, mère de Claude François.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Jean Montabonel, Du Chiniac au Mézenc, à l'aube des temps nouveaux, Polignac, Editions du Roure, , 224 p. (ISBN 2906278602), p. 89-101.
  2. a et b Jean Peyrard, En Loire, Haute-Loire, Ardèche, avec les brigands et bandits de grand chemin, Saint-Étienne, Éditions Le Hénaff, , 230 p. (ISBN 2865020215), p. 91-116
  3. a, b, c et d « Planète Mars : Le Projet », sur Office de Tourisme du pays de Saint Agrève (consulté le 11 mars 2015).
  4. A. B., « Insolite : Il y a de la vie sur Mars ! », sur ledauphine.com (Le Dauphiné libéré), mis en ligne le 23 août 2014 (consulté le 12 avril 2015)
  5. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 juillet 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .