Montpezat-sous-Bauzon

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Montpezat-sous-Bauzon
Image illustrative de l'article Montpezat-sous-Bauzon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Thueyts
Intercommunalité Communauté de communes Ardèche des Sources et Volcans
Maire
Mandat
Daniel Chambon
2014-2020
Code postal 07560
Code commune 07161
Démographie
Population
municipale
894 hab. (2014)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 47″ nord, 4° 12′ 26″ est
Altitude Min. 430 m – Max. 1 471 m
Superficie 27,23 km2
Localisation

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Montpezat-sous-Bauzon est une commune française située dans le département de l’Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Montpezat est située à la limite géographique et climatique entre le Bas-Vivarais et la montagne ardéchoise. Deux rivières traversent son territoire, la Fontaulière et son affluent la Pourseille. Le village est situé au cœur du parc naturel régional des Monts d'Ardèche. La commune de Montpezat-sous-Bauzon s’étend sur 27 km² qui s’étagent de 409 mètres d’altitude, au niveau de la plaine de Champagne, à 1 471 mètres d’altitude au sommet du suc de Bauzon. Géologiquement, la localité compte cinq volcans :

  • La Gravenne, ancien cône strombolien de 806 mètres ;
  • Le Chambon, découpé jadis dans son socle pour extraire des pierres taillées pour la construction de certaines maisons du village ;
  • Le Suc de Bauzon, point culminant de Montpezat-sous-Bauzon à 1 471 mètres ;
  • La Vestide du Pal, un des plus grands cratères de maar européens ;
  • Le lac Ferrand, petit cratère de maar rempli par les eaux d’écoulement.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Fontaulière est l’exemple même de la rivière cévenole : capricieuse et imprévisible. Elle prend sa source à l’entrée du cratère de La Vestide du Pal et se jette 24 kilomètres plus bas au Pont-de-Labeaume, sous le château de Ventadour. Une randonnée est proposée à l’Office Tourisme pour découvrir une partie de cette vallée sauvage, sa flore et ses coins de baignade. Elle est aussi un lieu de rendez-vous de nombreux pêcheurs. La Pourseille née au hameau Pal et termine sa course 5 kilomètres plus bas par une chute de 32 mètres dans la Fontaulière, derrière le château de Pourcheyrolles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montpezat-sous-Bauzon est limitrophe de neuf communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Saint-Cirgues-en-Montagne et Cros-de-Géorand Usclades-et-Rieutord Burzet Rose des vents
Le Roux N Saint-Pierre-de-Colombier
O    Montpezat-sous-Bauzon    E
S
Barnas Thueyts Meyras

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Les Plantades
  • Chalias (de l’occitan « chalàs » ou « chalhàs » signifiant « gros rochers »).
  • Le Fau (de l’occitan « faux » désignant un « hêtre »).
  • Champagne

Volcanisme récent sur la commune[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune de Montpezat sous Bauzon pas moins de cinq volcans relativement récents.

On y trouve deux appareils stromboliens à Bauzon et à la Gravenne de Montpezat, trois maars à la Vestide du Pal, au Lac Ferrand et au Chambon. À la Vestide du Pal un appareil strombolien succède l'explosion ayant formé le maar.

Il s'agit d'un volcanisme particulièrement jeune puisqu'il s'étend entre -130 000 et -15 000 ans.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis la préhistoire, le village de Montpezat s’est construit sur le sentier naturel qui conduit de la vallée du Rhône et du Bas-Vivarais vers les hauts plateaux ardéchois.

  • Axe de communication stratégique pour les romains il est devenu le passage obligé pour les muletiers qui, du XIIe siècle au XVIIIe siècle vont faire transiter par cette voie toutes sortes de marchandises, entrainant la naissance d’une activité hôtelière et commerçante importante. En 1693 on recensait 65 auberges dans le bourg, sans compter celles, moins prestigieuses, des hameaux. Les pèlerins rejoignant Le Puy-en-Velay pour prendre le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle font halte eux aussi dans les auberges et dans les prieurés du village.
  • Activité artisanale également : meuniers, cordonniers, tisserands, boulangers, couteliers, maréchaux-ferrants, moulinages exercent leurs métiers au cœur d’une commune qui comptera jusqu’à 3 000 âmes en 1876 (Montpezat rivalisait alors avec Aubenas).

Avec la construction de la route de la Chavade, l’arrivée de l’automobile et l’abandon d’un projet de voie ferrée le village va voir sa population diminuer jusqu’en 1990, voir graphique ci-dessous.

Mais les sites témoins de cette longue et riche histoire sont encore visibles :

  • le château de Pourcheyrolles ;
  • Monltlaur et la ville-basse ;
  • l’église de Notre-Dame-de-Prévenchères ;
  • le prieuré de Clastres ;
  • le calvaire ;
  • la voie romaine Jules-César ;
  • la béalière ;
  • les ponts ;
  • le chemin des Endettés ;
  • la pyramide surmontée de Notre-Dame-de-Bon-Conseil, la pietà devant laquelle Marie Rivier priait.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1983 Évelyne Falgon SE  
mars 1983 mars 2001 Louis Teyssier SE Principal de collège
mars 2001 2014 Albert Salomon Apparenté PCF  
2014 en cours
(au 24 avril 2014)
Daniel Chambon[2] Apparenté EELV Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 894 habitants, en augmentation de 11,89 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 350 2 115 1 778 2 174 2 612 2 723 2 902 2 857 2 820
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 590 2 575 2 564 2 347 2 549 2 303 2 286 2 339 2 112
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 019 1 920 1 796 1 521 1 350 1 345 1 231 1 016 1 701
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
820 693 676 649 698 634 780 894 894
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Grenoble. Les élèves de Montpezat débutent leur scolarité à l'école primaire de la commune, qui compte trois classes (30 enfants en maternelles et 45 en élémentaire)[7]. Ils poursuivent au collège Joseph-Durand, à Montpezat (247 collégiens)[8],[9].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Montpezat est dotée d’une centrale hydroélectrique EDF. Les eaux sont captées à plus de 1 000 mètres d’altitude sur le plateau ardéchois par deux barrages : celui de La Palisse sur la Loire (8,5 millions de mètres cubes) et celui du Gage sur le Gage et le Tauron (3,4 millions de mètres cubes). Ces réservoirs artificiels ont été mis en communication avec le lac naturel d’Issarlès (35 millions de mètres cubes). Une galerie de 17,5 km suivie d’une conduite forcée de 1,4 km amènent l’eau aux turbines de la centrale de Montpezat après une chute de 635 mètres.

La centrale est située sous la terre à 80 mètres de profondeur. Elle est composée de deux groupes à deux turbines de type Pelton à axe horizontal, de puissance unitaire de 60 mégawatts, et de deux alternateurs, d’une puissance de 65 mégavoltampères. La production annuelle d’électricité est de 300 millions de kilowattheures et est reliée au réseau national d’EDF. Cette centrale, entièrement automatisée, est dirigée depuis Lyon.

Commerce et artisanat[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de Prévenchère, église romane du XIIe siècle
  • Chapelle Marie-Rivier dans l’église du bourg
  • La Vestide du Pal, un des plus vastes cratères d’Europe
  • Le site de Pourcheyrolles : ruines du château et cascade

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]