Fay-sur-Lignon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Fay-sur-Lignon
Fay-sur-Lignon
Le dyke volcanique de Fay-sur-Lignon.
Blason de Fay-sur-Lignon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Intercommunalité Communauté de communes Mézenc-Loire-Meygal
Maire
Mandat
Christian Chorliet
2020-2026
Code postal 43430
Code commune 43092
Démographie
Gentilé Faynois, Faynoises
Population
municipale
357 hab. (2018 en diminution de 6,79 % par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 59′ 14″ nord, 4° 13′ 38″ est
Altitude Min. 1 079 m
Max. 1 380 m
Superficie 13,24 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Mézenc
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Fay-sur-Lignon
Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire
Voir sur la carte topographique de la Haute-Loire
City locator 14.svg
Fay-sur-Lignon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fay-sur-Lignon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fay-sur-Lignon

Fay-sur-Lignon est une commune française située dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes (altitude : environ 1 200 m, près de la Haute-Ardèche).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fay-sur-Lignon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (69,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (61,8 %), forêts (21,7 %), zones agricoles hétérogènes (11,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3 %), zones urbanisées (1,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention connue du village est Faino en 1097[8].

Le -o final latinise de manière erronée.

En réalité, il s'agit d'un ancien faï(n) issu de fagu, suivi du suffixe -inum au sens de « hêtraie »[9]. Ernest Nègre considère que le mot latin lucus (lucu) est sous-entendu et que la chute du -n final est caractéristique de cette région. Le remplacement de Fai par Fay est selon lui, une francisation[10].

Cette solution permet d'expliquer qu'on n'a pas *Fau, mais Fai, avec postérieurement à 1097 une probable diphtongaison : [fa'i] > [faj]. La paroisse prit le nom de Fay-le-Froid en 1602[11] (jusqu'en 1922), pour la distinguer des nombreux Fay.

Il n'y a cependant aucune raison d'y voir une homonymie étymologique avec les autres Fay du nord de la France qui remonte à l'oïl fay qui signifiait « hêtraie » (donc pas pertinent en Velay) et est issu du bas latin fagetu(m) « hêtraie », de fagus, hêtre suivi du suffixe -etu(m), servant à désigner un ensemble d'arbres appartenant à la même espèce et qui a donné -ay, -y, -ey en ancien français.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du Xe siècle, la famille de Faÿ, branche des Chapteuil, installa sur le dyke basaltique une forteresse qui donna naissance au bourg.

En 1922 et pour favoriser le tourisme, le maire Charles Chazot fit rebaptiser la commune « Fay-sur-Lignon », du nom de la rivière qui coule à son pied.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fay-sur-Lignon Blason
D'azur au coq hardi d’argent, crêté, barbé, becqué et membré de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1934 1967 Ferdinand Chabagno DVD Médecin
conseiller général (1945-1967)
avant 1988 ? Joseph Vailli    
mars 2001 mars 2014 Raymond Devidal DVD Vice-président de la communauté de communes
mars 2014 En cours
(au 27 août 2014)
Christian Chorliet[12]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2018, la commune comptait 357 habitants[Note 2], en diminution de 6,79 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
702525500834879856803881924
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8528118178108701 2381 2501 2191 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2161 1651 0661 021983933898860756
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
656621527480441399422426429
2013 2018 - - - - - - -
383357-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église du XIIe siècle dont la façade fut construite avec des pierres provenant de l'ancienne abbaye de la Chartreuse de Bonnefoy en Ardèche, et son dyke en phonolithe surmonté d'une croix datant de 1861. Saint Nicolas est son saint patron.

La fontaine de Saint-Régis du nom de saint Jean-François Régis (31 janvier 1597, Fontcouverte, Aude - 31 décembre 1640, Lalouvesc, Ardèche) apôtre du Velay et du Vivarais, qui s'y désaltérait en 1636 lors de sa mission d'évangélisation des villages alentour.

Une croix de mission, située sur une place Principale tout près de l'ancienne bascule où l'on pesait animaux et chargements. Également le monument des Trois Croix situé, quant à lui, sur une petite butte à l'ancien sommet du village.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  1. Étienne Diemunsch triathlète professionnel français, né à Fay Sur Lignon

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fay-le-Froid maintenant Fay-sur-Lignon : Habitat et population (2e ouvrage) Pierre Chambon, juillet 2012
  • Fay-le-Froid maintenant Fay-sur-Lignon: Formation, Vie sociale, Économie, Histoire. Pierre Chambon, fin 2012-2013
Livre : "Notes historiques sur la paroisse de Fay-le-Froid" Ferdinand Royet  Editons per lous chamis

Livre : "Bienvenue au Mézenc, Fay-sur-Lignon" Jean-Claude Morel 1990 Livre "Le Mézenc m'a raconté récits, reportages, légendes" Jean-Claude Morel 1992 Fascicule "Du Mézenc à Pont-de-Lignon : au fil du Lignon Vellave" Jean-Claude Morel 2002

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 28 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 28 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 28 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 24 avril 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 24 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 283a.
  9. ibidem
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1, Droz, 1990, p. 337, n° 5436 [1].
  11. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, Ch. Delagrave, 1878, p. 1012.
  12. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :