Freycenet-la-Cuche

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Freycenet-la-Cuche
Freycenet-la-Cuche
Mairie de Freycenet-la-Cuche.
Blason de Freycenet-la-Cuche
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Intercommunalité Communauté de communes Mézenc-Loire-Meygal
Maire
Mandat
Hervé Romieu
2020-2026
Code postal 43150
Code commune 43097
Démographie
Population
municipale
106 hab. (2018 en diminution de 4,5 % par rapport à 2013)
Densité 6,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 43″ nord, 4° 05′ 19″ est
Altitude Min. 1 034 m
Max. 1 524 m
Superficie 16,25 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Mézenc
Législatives Première circonscription
Localisation
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Freycenet-la-Cuche

Freycenet-la-Cuche est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Freycenet-la-Cuche se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[1].

Elle se situe à 31 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[2], préfecture du département, et à 42 km du Chambon-sur-Lignon[3], bureau centralisateur du canton du Mézenc dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[1].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[4] : Présailles (4,8 km), Les Estables (5,4 km), Freycenet-la-Tour (5,4 km), Le Béage (5,6 km), Moudeyres (6,8 km), Issarlès (7,2 km), Alleyrac (8,0 km), Le Lac-d'Issarlès (8,5 km).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Freycenet-la-Cuche est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[5],[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (59,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (76,4 %), forêts (22,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 133, alors qu'il était de 133 en 2013 et de 136 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 39,1 % étaient des résidences principales, 45,9 % des résidences secondaires et 15 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 12 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Freycenet-la-Cuche en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (45,9 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 86,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (87,3 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Freycenet-la-Cuche en 2018.
Typologie Freycenet-la-Cuche[I 1] Haute-Loire[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 39,1 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 45,9 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 15 12,4 8,2

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Grottes de Longetraye furent à partir de 1967 fouillées par des archéologues pendant seize ans. Ils y découvrirent des traces d'occupation du paléolithique, du mesolithique et du néolithique[12]. Antérieurement à ces travaux, on pensait le plateau du Mezenc totalement désolé jusqu'à son défrichage par les moines de la Chartreuse de Bonnefoy vers l'an 1200, qui mentionnent le village dans leur cartulaire en 1220.

Sa première église est datée de 1663, rebâtie en 1896. Au XVIIe siècle est aussi construite la Maison-forte de Freycenet, peut-être sur des bases plus anciennes remontant à la fondation du village[13].

La population du village est de 534 habitants en 1793; 889 en 1891; 756 en 1911; 581 en 1936; 367 en 1968; 145 en 1999[14].

Depuis le 1er janvier 2017, la municipalité fait partie de la Communauté de communes Mézenc-Loire-Meygal.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Freycenet-la-Cuche Blason
D’azur à la tour d’argent, ouverte du champ, maçonnée de sable, au lion léopardé de gueules brochant.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Freycenet-la-Cuche est membre de la communauté de communes Mézenc-Loire-Meygal[15], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Julien-Chapteuil. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[16].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement du Puy-en-Velay, à la circonscription administrative de l'État de la Haute-Loire et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[15].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Mézenc pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[15], et de la première circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 mars 2008 Adrien Giraud UDR puis RPR puis UMP  
mars 2008 2020 Angèle Rochette[18] SE Agricultrice
2020 En cours Hervé Romieu[19]    

Adrien Giraud battit tous les records de longévité de la Haute-Loire en restant en poste quarante-trois ans. Il se retira néanmoins en mars 2008 pour goûter à une retraite bien méritée avant de s'éteindre en 2011.

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 1995, Adrien Giraud parraina la candidature d'Édouard Balladur.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2018, la commune comptait 106 habitants[Note 4], en diminution de 4,5 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
534424531579621808851715793
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
732770798766808864881889806
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
787785756727645539581548459
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
431367285216176145149149114
2017 2018 - - - - - - -
106106-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Activités et loisirs[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune se trouve un mini-golf de 18 trous. On peut également y voir : une maison forte datant du XIIIe siècle pour ses parties les plus anciennes et construite en totalité en matériaux issus du volcanisme local (classée à l'ISMH en 1992) ; une chambre d'hôte : l'atelier de la forge vendant des boutis ; un bar-restaurant communal, l’Auberge de La Cistre située dans le bourg. Un autre restaurant est également présent au lieu-dit Largentière : Ladouceur. Dans le cadre d'activités économiques et sociales on peut voir dans le village un centre de vacances EDF (CCAS). Les gîtes sont nombreux sur le territoire de la commune. À noter que Freycenet-la-Cuche est dans le territoire de l'AOP fin-gras pour l'élevage bovin et qu'un exploitant agricole a été primé au Salon de l'Agriculture de 2014.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Hameau de Roche Haute inscrit à l'inventaire des sites protégés par arrêté ministériel du .
  • Maison forte inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH) par arrêté préfectoral du
  • L'église paroissiale actuelle, sous le patronage de saint Jean-Baptiste et de style néo-roman, date de la fin du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Métadonnées de la commune de Freycenet-la-Cuche », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Freycenet-la-Cuche et Le Puy-en-Velay », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Freycenet-la-Cuche et Le Chambon-sur-Lignon », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches de Freycenet-la-Cuche », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Livre "Le monde souterrain de Haute-Loire", de Jean-Paul Béal, année 2018, page 137.
  13. Site internet https://monumentum.fr __"Maison-forte de Freycenet".
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Freycenet-la-Cuche », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  16. « communauté de communes Mézenc-Loire-Meygal - fiche descriptive au  », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  17. « Découpage électoral de la Haute-Loire (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  18. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  19. « Liste des maires » [PDF], Préfecture de la Haute-Loire, (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. Joseph Gibert, est né le à Freycenet-la-Cuche, au sein du foyer que forment François Régis Gibert, né en 1808 aux Estables, et Marie Magdeleine Jouffre, née en 1820 à Présailles. Joseph, alors âgé de 17 ans, décide de poursuivre ses études. Très jeune, il s’est en effet découvert une véritable passion pour la lecture. Il souhaite devenir prêtre et part étudier à la Chartreuse à Brives-Charensac. Le jeune homme se tourne finalement vers l’enseignement. Sur sa fiche militaire de la classe 1872, sous le matricule 2003, on apprend qu’il est enseignant des écoles chrétiennes au Puy-en-Velay et, à ce titre, il est exempté. En 1885, Joseph Gibert est nommé professeur de lettres classiques au collège Saint-Michel à Saint-Étienne. En 1886, il décide de « monter » à Paris où il ouvre, face à Notre-Dame, sur le parapet du quai Saint-Michel, quatre baraques de bouquiniste. Le succès est au rendez-vous et deux ans plus tard, il inaugure sa première librairie au 23 quai Saint-Michel, une enseigne spécialisée dans le négoce du livre scolaire d’occasion. Grâce à Jules Ferry, qui rend l’école obligatoire, l’entreprise connaît un beau développement. Joseph Gibert devient alors un acteur connu et reconnu du livre sur la place parisienne. in : « De la Haute-Loire à Paris, une page de l’héritage Gibert se tourne », L'Éveil de la Haute-Loire,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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