Jaunac

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Jaunac
Jaunac
Jaunac depuis la route départementale 282A.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Intercommunalité Communauté de communes Val'Eyrieux
Maire
Mandat
Sébastien Mazat
2020-2026
Code postal 07160
Code commune 07108
Démographie
Gentilé Jaunassiens
Population
municipale
124 hab. (2018 en diminution de 10,79 % par rapport à 2013)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 13″ nord, 4° 24′ 00″ est
Altitude Min. 440 m
Max. 980 m
Superficie 3,92 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Le Cheylard
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Haut-Eyrieux
Législatives Première circonscription
Localisation
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Jaunac

Jaunac est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Jaunassiens et les Jaunassiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Brion

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Jaunac est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Cheylard, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 20 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (24,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Marie de Jaunac.

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[9] :

  • total des produits de fonctionnement : 111 000 , soit 757  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 85 000 , soit 576  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 83 000 , soit 566  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 20 000 , soit 138  par habitant ;
  • endettement : 27 000 , soit 180  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 13,64 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 15,07 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 105,35 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2020 Jean-Luc Boulon[10] DVD Agriculteur
2020 En cours
(au [11])
Sébastien Mazat    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Village de Jaunac depuis l'église Saint-Pierre.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2018, la commune comptait 124 habitants[Note 3], en diminution de 10,79 % par rapport à 2013 (Ardèche : +1,94 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350304520360381383243255242
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
236256227235247241243230231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
245220202159163150150150134
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1251011038284107135139143
2013 2018 - - - - - - -
139124-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Rocher de Brion[modifier | modifier le code]

Le rocher de Brion depuis Chaussinand (Accons).

Situé à 900 mètres d'altitude, ce suc volcanique domine la vallée des Boutières. Dès le XIe siècle, un château a été construit sur cet éperon rocheux (à 1 200 m dans le SW de l'église de Jaunac) qui a donné naissance au village de Brion. Ce village médiéval a été abandonné au XIXe siècle. Il ne reste que des vestiges du château et du village[16].

Brion un château et un village du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le rocher de Brion est un dyke basaltique, c'est-à-dire le remplissage par du basalte d'une fracture dont on peut encore admirer les magnifiques prismes dit « orgues » groupés en gerbes et en colonnades.

« Le château de Brion est mentionné pour la première fois dans la documentation médiévale au XIe siècle. Le bassin de la haute vallée de l’Eyrieux est alors entre les mains d’une puissante famille, les Chapteuil, originaire du Velay. Ceux-ci sont à l’initiative du château de Brion qu’ils construisent aux environs de l’an mil ; ils bâtissent quelques décennies plus tard le château du Cheylard. Une branche cadette de la famille Chapteuil s’établit définitivement au château de Brion et reste seigneur de celui-ci jusqu’à la fin du XVe siècle ; au XIIIe siècle, elle prend pour nom « de Brion ». En 1224, les seigneurs de Brion deviennent vassaux des comtes de Valentinois, alors fortement implantés en Vivarais. On sait peu de choses sur le château de Brion au XIe siècle, il est toutefois vraisemblable que celui-ci s’apparente beaucoup aux châteaux des XIIe-XIVe siècles que l’on connaît mieux. Au regard des vestiges conservés et par comparaison avec d’autres sites mieux préservés, on peut imaginer que le château de Brion comprenait : 

  • un donjon de pierre, implanté au sommet du rocher, comparable au donjon de Rochebonne ; 
  • un rempart enserrant ponctuellement les parties les plus hautes du rocher et, à l’intérieur de l’espace délimité par celui-ci, divers bâtiments dont il subsiste quelques ruines éparses.

Si les vestiges du château restent peu spectaculaires, en revanche sont beaucoup plus impressionnants les vestiges du village de Brion, fondé dans le courant du XIe siècle. Celui-ci est établi sous le château, sur la plate-forme qui prolonge l’éperon rocheux vers le sud. Il est protégé par un imposant rempart bâti en tronçons d’orgue basaltique, dont on conserve d’importantes traces. Du village même, subsistent uniquement les ruines de quelques maisons. Cependant, des sondages archéologiques réalisés en 1999 ont montré que dans le sous-sol les vestiges enfouis des maisons du village étaient encore bien conservés. Le village possédait une église. À l’origine simple chapelle, elle devient, dès avant le XIIIe siècle, une véritable église paroissiale. Mais le vocable et la localisation précise de cette église restent à déterminer. L’apogée du village de Brion se situe aux XIIe-XIIIe siècles. Comme tous les villages de ce type en Europe, Brion est frappé de plein fouet par les crises du Moyen Âge finissant. Épidémies, guerres, crises économiques font des XIVe et XVe siècles une période critique pour des villages situés dans des conditions topographiques difficiles, à distance des meilleurs terroirs et des axes de circulation majeurs. Brion, qui se vide alors progressivement de ses habitants, ne va pas se relever de ces crises. Aux XVIe et XVIIe siècles, il ne subsiste plus qu’un hameau. L’emprise du village est pour l’essentiel recouverte d’enclos à bestiaux, construits avec les matériaux provenant de la démolition du village et du rempart, et dont on voit encore aujourd’hui les ruines. Au XVIIe siècle, l’église de Brion est abandonnée. La paroisse de Brion disparaît alors complètement, démembrée pour partie entre la vieille paroisse d’Accons et la nouvelle paroisse de Jaunac.  Dès le XVe siècle, le château lui-même est abandonné. À la mort du dernier Brion, Pierre, à l’extrême fin de ce siècle, la seigneurie de Brion passe successivement entre les mains des familles de Damas, de Lévis, Bayle de la Motte, de Sassenage puis du Bourg de Bosas jusqu’à la Révolution où les domaines de la seigneurie de Brion seront finalement fractionnés entre plusieurs propriétaires. »

L’église[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre de Jaunac.

L’église Saint-Pierre, construite en pierres de pays, est une particularité du canton. En effet, elle est située en pleine forêt sur un promontoire isolé au-dessus du village avec une vue exceptionnelle. Sa façade principale est rehaussée d’un clocher à peigne (pignon triangulaire percé de baies où se balancent les cloches). La cloche vient d'être rénovée avec le changement de l'axe de rotation et du battant[17].  L'église comporte une nef centrale et trois chapelles qui sont éclairées par un vitrail. Chapelles et chœur sont couverts de peintures à la chaux du XIXe siècle. Les murs et la nef centrale comportent une fresque colorée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Jaunac (07160) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Les comptes de la commune »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  10. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  11. Liste des maires de l'Ardèche [PDF], Préfecture de l'Ardèche, (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Rocher de Brion
  17. Église Saint-Pierre