Saint-Priest (Ardèche)

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Saint-Priest
Saint-Priest (Ardèche)
L'église de Saint-Priest.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Intercommunalité Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche
Maire
Mandat
Sandrine Chareyre
2020-2026
Code postal 07000
Code commune 07288
Démographie
Gentilé Saint-Priéroux, Saint-Priérounes
Population
municipale
1 280 hab. (2019 en augmentation de 1,19 % par rapport à 2013)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 02″ nord, 4° 32′ 49″ est
Altitude Min. 278 m
Max. 1 019 m
Superficie 19,15 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Privas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Privas
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.saint-priest-ardeche.fr

Saint-Priest [sɛ̃pʁi][1] est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Saint-Priéroux et les Saint-Priérounes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé au pied du col de l'Escrinet mais la commune s'étend du plateau du Coiron au sud, jusqu'à la ville-préfecture de Privas à l'est et jusqu'au mont Charray au nord-ouest. La commune est traversée par l'Ouvèze qui prend sa source à proximité du col de l'Escrinet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le relief communal varie d'un minimum d'altitude de 278 m d'altitude (au niveau de l'ancien chemin de fer) et à un maximum à 1 019 m d'altitude (au niveau du sommet de Blandine et du Charay).

Climat[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Priest est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Privas, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[5] et 14 715 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Privas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (39,8 %), forêts (39,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,2 %), prairies (5,6 %), zones urbanisées (4,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,4 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'à un passé proche, Saint-Priest a abrité plusieurs mines de fer dont un puits est inscrit monument historique. Le passé industriel de la commune a aussi été marqué par la présence de moulinages à soie.

Le château d'Entrevaux[modifier | modifier le code]

Le château d'Entrevaux.

Situé à 4 km au sud-ouest de Privas, vers le plateau du Coiron, le château d'Entrevaux, est un des rares exemples d'habitations seigneuriales du Vivarais aussi bien conservées.

Le corps de logis, rectangle de 44 m sur 22 m, a des murailles épaisses de 80 cm faites de pierres volcaniques, particulièrement résistantes aux boulets. L'ensemble, flanqué aux angles de quatre tours rondes de 5,50 m de diamètre, arasées après le siège de privas en 1629, présente un aspect imposant. Le château primitif remontait au XIIe siècle. En effet, des historiens ont trouvé des traces de hourd. Cependant, aucun document d'archive n'en apporte la preuve irréfutable. Cette forteresse, construite selon les règles de l'art (murs épais, fossés de huit mètres de large, porte sur la face sud) et difficilement prenable, connaît de nombreux remaniements au cours des âges ; l'intérieur du château quant à lui fut peu modifié en raison de l'épaisseur des murs.

Le château d'Entrevaux, au début du XVIe siècle, fut restauré comme beaucoup de demeures seigneuriales françaises, à la mode italienne importée par une aristocratie éblouie par les réussites de la Renaissance italienne. Le décor italien va peu à peu se juxtaposer à de nombreux bâtiments français grâce à l’arrivée d’architectes et décorateurs florentins ou romains qui transformèrent ces habitations, apportant le confort intérieur et de larges ouvertures. Les principales modifications extérieures eurent pour but de rendre la façade sud moins vulnérable devant les canons au tir tendu : deux murs sont appuyés aux deux tours sud entourant une basse-cour ; un bâtiment est construit en saillie à l'ouest.

Les textes montrent que le château aurait été assiégé et pillé au XVe siècle par une bande de routiers qui se seraient attaqués ensuite au monastère Saint-Michel, au somment du Charay.

C'est surtout à l'époque des guerres de religion que les seigneurs d'Entrevaux jouèrent un rôle important, en particulier lors du siège de Privas. Le protestant René de Bénéfice de Cheylus, sieur d'Entrevaux se rend et remet son château au roi Louis XIII. Le château d'Entrevaux accueillit Richelieu en mai 1629, pendant le siège de Privas à l'encontre des huguenots. C'est Richelieu, le puissant ministre de Louis XIII, ainsi que le comte de Soissons qui s'y installent afin de coordonner l'organisation du siège de la ville proche. Le château est attaqué dans la nuit du 25 au 26 mai 1629 par un commando protestant, sans succès. Après la prise de Privas, Richelieu ordonne de détruire Entrevaux mais heureusement ses ordres ne sont pas exécutés et seules les quatre tours son écrêtées.

Aujourd'hui, le château d'Entrevaux est une demeure privée et les visites y sont interdites.

Église de Saint-Priest[modifier | modifier le code]

On trouve pour la première fois le nom de Saint-Priest dans les écrits concernant l'église diocésaine de Viviers (Charta Vetus 950). Saint Priest était un évêque de Clermont, né en Auvergne au VIIe siècle. Pendant la Révolution, Saint-Priest fut débaptisée et appelée commune de la Marne parce que d'un point de vue géologique, la marne est très présente au-dessus de l'Ouvèze. Cette appellation de commune de la Marne à même donné le nom à une place du village : place des Marnes, située en face de la mairie.

Dans le village, on rencontre de nombreuses maisons de caractère avec des tuiles multicolores de style provençal.

De septembre 2014 à avril 2015, l'église de Saint-Priest fut l'objet d'une réhabilitation. La collectivité a fait appel au mécénat populaire. Celui-ci permet, pour un particulier et même une entreprise, de faire un don afin d'aider à la restauration de ce monument. Les principaux travaux qui seront réalisés sont les suivants :

  • réfection de la toiture,
  • création d'une issue de secours,
  • suppression de l'enduit et réalisation des joints de pierre,
  • remise aux normes électriques,
  • création d'un point d'eau dans la sacristie.

Monastère Saint-Michel de Charay[modifier | modifier le code]

Les ruines du monastère.

En montant sur le col de l'Escrinet, on peut admirer la montagne du Charay. Charay était un couvent des chanoines réguliers de Saint-Augustin, édifié par Adhémar de Monteil, seigneur de Privas et évêque du Puy. En l'an 1000, le chapitre Notre Dame du Puy fonda le monastère de Charay qui contrôlait 22 églises dont celle de Saint-Priest. Il ne reste aujourd'hui que des ruines de ce monastère d'où l'on a une très belle vue sur le bassin Privadois et même sur la vallée du Rhône et les montagnes du Vercors. Étymologiquement, Charay pourrait signifier « charrié par les eaux ».

De dimensions modestes, l'église de Saint-Priest est une construction massive, peu élevée, assez sombre. C'est originellement un plan en rectangle prolongé par une abside semi-circulaire voûtée en cul de four, la nef est voûtée en berceau. Deux chapelles latérales - de dimensions inégales - furent rajoutées postérieurement et lui donnent actuellement un plan en croix latine. Le clocher, modeste, est en façade. La plus grande partie du mobilier religieux a disparu entre les années 1964-1978. Son style est Roman du type XIIe siècle. L'édifice très ancien à l'origine (probablement XIe ou XIIe siècle), a été en majeure partie détruit par les protestants dans la deuxième moitié du XVIe siècle.

La paroisse dépendait du monastère Saint-Michel de Charay (chanoines réguliers de Saint-Augustin - monastère fondé en l'an mille) qui domine le village. Ce monastère fut détruit aussi par les réformés (peut-être en 1578) et il n'en reste que des ruines. Le grand Prieur s'installa alors ensuite à la cure du village. Le culte ne put être assuré pendant plusieurs décennies dans l'église de Saint-Priest. Elle fut relevée au XVIIe siècle, agrandie au cours du XIXe.

L'exploitation minière[modifier | modifier le code]

Les moulinages à soie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 25 juin 1995 Charles Benoît D'Entrevaux SE Exploitant Agricole
25 juin 1995 mars 2001 Yves Chastan PS Fonctionnaire
Conseiller général
Suppléant de Pascal Terrasse
mars 2001 mars 2008 Alain Chaussignand DVG Conseiller en immobilier
mars 2008 mai 2020 Jacques Merchat PS Retraité
mai 2020 En cours
(au 1 juin 2020)
Sandrine Chareyre PS Employée de Banquet
Conseillère départementale

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2019, la commune comptait 1 280 habitants[Note 3], en augmentation de 1,19 % par rapport à 2013 (Ardèche : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
509548618649734759787785822
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8511 1031 1661 1401 1811 2511 092943892
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
835741739571586602515465467
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4814865507499681 1071 1741 1941 275
2015 2019 - - - - - - -
1 2121 280-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Festivités et événements[modifier | modifier le code]

  • La fête des Sources : fête annuelle du village organisée généralement le dernier week-end du mois d'août. Manifestation de sensibilisation sur la nécessité de gérer et de promouvoir les ressources en eau, particulièrement riches sur la commune de Saint-Priest, elle est également un événement festif et sportif (danses, expositions, fresques géantes, concours de pétanque et de billes, jeux, spectacles, marché artisanal et gastronomique, etc.).
  • La course des Sources : course pédestre qui a fêté son 18e anniversaire en 2014, organisée par l'association « Fête des Sources ».

Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Privas », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]