Marcols-les-Eaux

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Marcols-les-Eaux
Marcols-les-Eaux
Vue aérienne de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Haut-Eyrieux
Intercommunalité Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche
Maire
Mandat
Michel Gemo
2014-2020
Code postal 07190
Code commune 07149
Démographie
Gentilé Marcolais
Population
municipale
304 hab. (2016 en diminution de 7,32 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 54″ nord, 4° 24′ 01″ est
Altitude Min. 671 m
Max. 1 345 m
Superficie 16 km2
Localisation

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Marcols-les-Eaux est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune demeure essentiellement rurale et se situe à l'écart des grandes voies de communication régionales.

Ses habitants sont appelés les Marcolais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Glueyre et la Veyruègne.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • La Pervenche
  • Mauras

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Genest-Lachamp Rose des vents
Mezilhac N Albon-d'Ardèche
O    Marcols-les-Eaux    E
S
Antraigues-sur-Volane Genestelle Issamoulenc et Saint-Julien-du-Gua

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La plus grande partie de la commune est constituée de montagnes et de collines rocailleuses et abruptes. Le point culminant est à une altitude de 1 345 mètres et la très grande majorité du territoire communal est couvert de forêt ou de bois.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme pour le reste de l'Ardèche[réf. nécessaire][Information douteuse] [?], le climat est continental avec des hivers rigoureux et des étés chauds et secs. L'altitude élevée de la commune (moyenne de 1 008 mètres) donne également lieu à de longs épisodes neigeux en hiver.

Histoire[modifier | modifier le code]

Connue sous le nom de Marcovolos au XIe siècle[réf. nécessaire][Information douteuse] [?] puis Marcouls au XIIe siècle [réf. nécessaire], la commune devient Saint-Julien-d'Ursival (première mention en 1573)[réf. nécessaire], Saint Julien étant le patron de la commune. En 1464, la paroisse comptait 64 habitants[2]. La commune devient ensuite Marcols en 1790 puis Marcols-les-Eaux en 1912. C'est cette même année que 900 hectares de la commune (soit 36 % de sa superficie d'alors) sont détachés pour être érigés en commune indépendante formant ainsi Albon-d'Ardèche.

Le , un avion de la Royal Air Force effectuant une mission de parachutage d'armes aux maquisards locaux s'écrase sur le rocher du Bourboulas, situé sur le territoire de la commune. Six aviateurs sont tués sur le coup. Cinq d'entre eux seront enterrés ultérieurement dans le cimetière communal. Leurs tombes sont toujours visibles. Le seul survivant, le sergent mitrailleur de queue John Brough, parvint à rejoindre la ferme Sénoulis de la famille Croze. Il sera ensuite pris en charge par Marie Giraud à Marcols-les-Eaux et regagnera l'Angleterre grâce à la Résistance. À sa mort en 1994, ses cendres furent dispersées dans le cimetière de Marcols-les-Eaux, près de ses compagnons d'infortune[3].

Le , l'aviation allemande bombarde à plusieurs reprises le village entraînant la mort de trois civils (Emile Chabriol, Julie Chabriol et Louise Souche). Une plaque commémorative rappelant cet épisode sanglant fut posée au cimetière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement, la commune penche plutôt à droite lors des élections nationales plaçant Jacques Chirac en tête au premier tour de l'élection présidentielle de 2002 (29 % des voix) puis Nicolas Sarkozy en 2007 (38 %). Au second tour de l'élection de 2007, Nicolas Sarkozy l'emporte sur Ségolène Royal dans la commune avec 54 % des voix contre 46 % à son opposante socialiste[4].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
décembre 1990 mars 2001 Marcellin Dumas Apparenté PCF  
mars 2001 2014 François Blache    
2014 En cours
(au 24 avril 2014)
Michel Gemo[5] SE Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2016, la commune comptait 304 habitants[Note 1], en diminution de 7,32 % par rapport à 2011 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6831 6431 7151 6041 7731 8551 8891 9761 955
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8691 9131 8771 9011 9901 8961 9611 8671 956
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9271 9221 791823818737692730597
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
601454353325300301326330334
2013 2016 - - - - - - -
310304-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le moulinage de La Neuve construit en 1860, dont on peut apercevoir dans la salle voutée les moulins mis en place en 1937 et dont l'activité a cessé en 1967.
  • Deux anciens volcans dominent le village ; au sud : la Graveyre accessible par la route (beau panorama), au nord-ouest Le Don où subsistent les ruines d'un ancien château médiéval (XIIe siècle) avec un panorama sur sept départements par temps clair. Curiosité géologique : la présence permanente d'eau dans un puits au sommet (probablement due à une cheminée volcanique).
  • L'ancienne source d'eaux minérales au lieu-dit « le Gauchère ».
  • Le château de Chabriol, du Roux, les ruines du château du Don, ancien fief protestant des comtes de Launay d'Antraigues, tenu par Jean-Pierre Descours, écuyer et détruit, en 1633, par les troupes du capitaine Antoine Chabalier, sieur du Cheylard[10].
  • L'église du XVIIe siècle.
  • Le four à pain et le moulin du hameau de Mauras.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Marcols-les-Eaux (07190) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le 24 juillet 2019).
  2. MOLINIER Alain (1976), Paroisses et Communes de France - Ardèche, Éditions du CNRS, p. 220
  3. Drame aérien de Bourboulas
  4. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/PR2007/082/007/07149.html
  5. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 juillet 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. « Genéalogie de Jean-Charles de Portes »