Saint-Georges-les-Bains

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Saint-Georges-les-Bains
église et mairie
église et mairie
Blason de Saint-Georges-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton La Voulte-sur-Rhône
Intercommunalité Communauté de communes Rhône-Crussol
Maire
Mandat
Bernard Berger
2014-2020
Code postal 07800
Code commune 07240
Démographie
Gentilé Saint-Georgois, Saint-Georgoises
Population
municipale
2 157 hab. (2014)
Densité 153 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 43″ nord, 4° 48′ 36″ est
Altitude Min. 98 m – Max. 527 m
Superficie 14,11 km2
Localisation

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Saint-Georges-les-Bains
Liens
Site web http://www.saint-georges-les-bains.fr/

Saint-Georges-les-Bains est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont les Saint-Georgois et les Saint-Georgeoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Georges-les-Bains est située à 13 kilomètres au sud-ouest de Valence, préfecture de la Drôme.

Elle comprend trois quartiers : Châteaurouge, Blod et le village. Le village est un véritable belvédère sur la vallée du Rhône. Le Turzon, torrent qui traverse la commune en cascades rocheuses successives, finit en ruisseau apaisé dans le lac artificiel, avant de se jeter dans le Rhône.

L'altitude est située entre 200 et 530 mètres.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Boffres Toulaud Portes-lès-Valence (Drôme) Rose des vents
Gilhac-et-Bruzac N Charmes-sur-Rhône
O    Saint-Georges-les-Bains    E
S
Saint-Laurent-du-Pape Beauchastel Étoile-sur-Rhône (Drôme)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village reprit le nom de Saint-Georges-les-Bains en 1858, lors de la restitution des limites d'antan : Saint Georges et Saint-Marcel de Crussol.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Georges-les-Bains

Les armes de Saint-Georges-les-Bains se blasonnent ainsi :

Tranché: d'or et de gueules, l'or chargé de saint Georges à cheval d'argent tuant le dragon du même chargeant le gueules avec une lance de sable posée en barre et brochante, le cavalier accompagné en chef d'une croix cléchée, pommetée de douze pièces et vidée de gueules; le tout enfermé dans une bordure d'azur, réduite en flancs et en pointe, chargée en chef de trois fleurs de lis d'or; au listel d'azur chargé de la devise de la commune d'or, brochant sur le tout en pointe senestre.

Devise : « LO CORATGE SE MANCA PAS ». Traduire : « le courage ne manque pas ».

Saint-Georges[modifier | modifier le code]

Saint-Georges appartenait à l'abbaye de Cluny, son village s'est donc développé autour du prieuré dont il ne reste que l'église. Son église date de la période médiévale, comme en témoigne le chœur roman semi-circulaire. Dans ce même lieu, un vitrail représente le saint patron du village : saint Georges (patron des soldats) terrassant le dragon.
Le village doit en partie son nom à une source d'eau alcalino-sulfureuse à température constante (24°), permettant de développer à l'époque romaine une petite station thermale dont la fermeture se situe vers 1900, après 600 ans d'existence. Au XVIIIe siècle, les grands de ce monde (dont Napoléon Bonaparte) venaient s'y baigner pour soigner les nombreuses maladies de la peau. L'efficacité des eaux de Saint-Georges était célèbre : « M. Daumont prétend que c'est à tous ces gaz réunis que naît le bien que chaque individu en reçoit pour sa santé et surtout pour les maladies de peau[1] ». De l'établissement thermal il ne reste que la piscine et l'ancien hôtel des Bains actuellement centre de soins et de réadaptation, propriété de l'Armée du salut.

Saint-Marcel[modifier | modifier le code]

De l'autre côté du ravin, creusé par le Turzon, se trouve le village de Saint-Marcel qui est aujourd'hui un quartier du village. Saint-Marcel qui abritait autrefois, accroché aux flancs de la colline, un château, dont l'origine remonte aux environs de l'an 1000, mais aussi une petite citée fortifiée. De cette époque féodale, il ne reste que des ruines.

De 1242 à la Révolution, le village faisait partie du comté Crussol-Uzès.

De ce village, abandonné pendant plusieurs siècles, il ne subsiste aujourd'hui qu'un élément de la tour forte sur le site castral, avec une porte d'accès et plusieurs murs de défense avec leurs créneaux et l'amorce du chemin de ronde. Toujours dans la partie castrale, on rencontre les restes d'une église où se trouvait un autel paléochrétien, actuellement conservé au Musée des Antiquités Nationales de Saint Germain en Laye. Tout en bas du village, se trouve la porte d'entrée connue sous le nom de Porte de Cholet donnant sur la rue principale conduisant à la poterne, et bordée de vestiges de maisons. Saint-Marcel possédait deux fours, des hospicios (auberges) et un peu en dehors, le moulin d'Autigour. Quelques habitations hors les murs constituaient les faubourgs.

ancien village de st Marcel

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 en cours
(au 24 avril 2014)
Bernard Berger[2] RPR
puis UMP-LR
Assistant expert-comptable
Conseiller général (1992-1998)
Président du Syndicat mixte Eyrieux Clair

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 157 habitants, en augmentation de 6,41 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
259 269 250 361 816 855 952 870 915
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
882 874 870 765 870 702 693 705 766
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
695 701 658 500 554 563 505 555 532
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 110 1 015 873 1 257 1 557 1 716 1 977 2 065 2 157
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Situé à moins d'1 km à l'extérieur du village, l' Ancien Hôtel « Le Belvédère » (aujourd'hui « Le Château ») édifié en 1889 par M. Chalvet, docteur à Valence, pour héberger la clientèle attirée par les eaux thermales, dont la source existe encore en bas dans la vallée. Eaux connues depuis le XIIe siècle et qui avaient attiré des personnages illustres. Entre autres, le jeune lieutenant Napoléon Bonaparte, en garnison à Valence en 1785, affecté par un érythème dû aux exercices à cheval. Le bâtiment à l'extérieur garde son remarquable aspect originaire, tout comme l'esplanade avec sa balustrade en pierre d'époque, d'où on peut admirer un magnifique panorama qui s'étend dans la vallée du Rhône jusqu'aux montagnes du Vercors. Suite au déclin de la station thermale le siècle dernier, il devient « Le Château » un Centre de l'Armée du Salut. Pendant la seconde guerre mondiale il accueille femmes et enfants de prisonniers de guerre. Successivement colonie de vacances, il est actuellement Centre de Soins de Réadaptation. L'esplanade est accessible au public sur demande à l'entrée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arnulphe Daumont, médecin de Valence, collaborateur de l'Encyclopédie, cité par G. Lenotre - Historia 1954 -
  2. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .