Labatie-d'Andaure

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Labatie-d'Andaure
Labatie-d'Andaure
Vue générale du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Haut-Vivarais
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lamastre
Maire
Mandat
Christophe Delevoye
2016-2020
Code postal 07570
Code commune 07114
Démographie
Population
municipale
210 hab. (2016 en diminution de 0,47 % par rapport à 2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 33″ nord, 4° 29′ 37″ est
Altitude Min. 473 m
Max. 1 003 m
Superficie 9,93 km2
Localisation

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Labatie-d'Andaure est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le village perché au-dessus du Doux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lafarre Rose des vents
Saint-Jeure-d'Andaure N Nozières
O    Labatie-d'Andaure    E
S
Désaignes

Histoire[modifier | modifier le code]

La Bâtie d'Andaure (La Bastie ou La Bastide) était une importante et très ancienne forteresse qui occupait toute la surface du vieux bourg actuel. Elle était construite sur un éperon « barré » par un fossé qui la défendait côté montagne. Ce fossé aujourd'hui emprunté par la route départementale, est traversé par un pont de pierre à l'endroit de l'ancien accès à la forteresse. Il ne subsiste rien du château primitif. Le donjon et la cour haute devaient se situer à l'extrémité de la croupe, à l'emplacement de l'église actuelle et de la maison forte du XVIe siècle. Il est possible que certains murs et les restes d'échauguettes encore visibles aient fait partie de l'enceinte fortifiée.

La forteresse était utilisée au moment des guerres de religion de la fin du XVIe siècle. En effet, dans une réclamation présentée aux États du Vivarais en 1623, il est indiqué que « celui, qui est un fort important et ayant d'ordinaire une garnison de 80 à 100 hommes, avait été pris l'année précédente par les sieurs de Gonfreville, de Tagenac et de Romanet sur l'ordre du comte de Tournon », qui en était le coseigneur mais aussi le chef du parti catholique de la région. Elle a dû être progressivement démantelée, et ses pierres utilisées pour construire les maisons du village actuel. On peut y voir d'ailleurs, ici et là, de belles pierres sculptées de réemploi. La petite maison forte a dû être aménagée pour le châtelain au début du XVIIe siècle.

La Batie d'Andaure était sous la suzeraineté de l'évêque du Puy qui a confié la seigneurie successivement à différents seigneurs. En 1309, c'est noble Pierre de Mastre qui reconnaît le tenir de messire Bernard de Castanet, évêque du Puy, avec tout le mandatement et juridiction, justice haute et basse…

De semblables hommages sont faits :

  • en 1347 par noble Jausserand de la Mastre, damoiseau ;
  • en 1348 par Philippe Bertrande de Colombier, fille majeure ;
  • en 1378 par Hugon de Chateauneuf de Rosières ;
  • en 1446 par Jean de Saint Geoire (ou Jeure), chevalier ;
  • en 1490 par noble Arthaud Allier de Saint Jeure.

En 1500, la coseigneurie est partagée entre trois familles, les Rosières, les Allier de Saint Jeure et les Fay Saint Romain de Valmordane.

En 1573, pendant les guerres de religion, le château de La Batie est mentionné comme appartenant à la duchesse d'Uzès « sous la garde du sieur Rebolet ».

En 1591, le capitaine châtelain ou bailli est un sieur Bergeron, de Desaignes, écuyer, qui fait hommage de sa charge à noble Jehan de Rochain, sieur de Ruissas.

Bien avant la fin du XVIe siècle, la part des Valmordane et probablement aussi celle des Saint-Jeure, étaient passée dans la maison de Tournon. Mais le château demeurait toujours un fief de l'évêque du Puy.

En 1640, l'évêque du Puy donne l'investiture du château de la Bâtie à messire Jean de Verjac.

En 1691, les Lévis-Vantadout, successeurs des Tournon, vendent leur part de La Batie aux du Faure de Satillieu. l'autre partie alla des Rosières aux Reboulet, de ceux-ci à François Christophe de Lestrange à qui Marie-Claudine de Reboullet l'avait apporté en dot, et enfin aux Romanet.

La paroisse de La Batie, sous le vocable de Saint-Georges, formait une commanderie de l'ordre de Saint Augustin. Elle relevait des chanoines de Saint-Michel de Charay qui géraient les possessions du chapitre du Puy-en-Vivarais. Le prévôt de Charay y nommait le prieur et celui-ci y nommait le curé qui, outre La Batie, desservait Saint-Jeure-d'Andaure et recevait pour cela une double « portion congrue ».

L'église, récemment restaurée, a été construite à la fin du XIXe siècle, « sur le mode gothique avec trois nefs ». Le clocher, dont le curieux couronnement n'est pas sans intérêt, a été élevé au début du XXe siècle. Les fonts baptismaux, ainsi que le bénitier qui serait un ancien socle de croix, proviennent probablement de la première église de La Batie.

Panorama du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 24 avril 2014)
Christian Marliac[1]   Retraité de la fonction publique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2016, la commune comptait 210 habitants[Note 1], en diminution de 0,47 % par rapport à 2011 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7448648358458828789001 0001 034
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9909309549799101 003967977916
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
906890809674624615601464479
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
416382307256203204201200219
2016 - - - - - - - -
210--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Clocher de l'église.

Dans le village :

  • Clocher de l'église

Dans les environs :

  • Vestiges du moulin à eau de Malfranier

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 juillet 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.