Ajoux

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ajoux (homonymie).

Ajoux
Ajoux
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Privas
Intercommunalité Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche
Maire
Mandat
Annick Rybus
2014-2020
Code postal 07000
Code commune 07004
Démographie
Gentilé Ajouxois, Ajouxoises
Population
municipale
82 hab. (2015 en diminution de 13,68 % par rapport à 2010)
Densité 6,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 45′ 27″ nord, 4° 29′ 39″ est
Altitude Min. 393 m
Max. 1 068 m
Superficie 12,2 km2
Localisation

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Ajoux est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Ajouxois et les Ajouxoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Issamoulenc Saint-Pierreville Saint-Étienne-de-Serre Rose des vents
Saint-Julien-du-Gua N Pranles
O    Ajoux    E
S
Gourdon Pourchères Creysseilles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ajoux, commune du canton de Privas

Ajaon, Agaon –nis, dans les vieilles chartes.

Agaone figure dans le cartulaire de Saint-Julien-de-Marcols pour une donation qui paraît remonter au XIe s.

Deux siècles après, c’est un fief dépendant de la baronnie d’Aps (aujourd'hui Alba-la-Romaine). Adhémar de Grignan en devient seigneur, en 1272, par son mariage avec Blonde, fille de Pons de Deux-Chiens, baron d’Aps.

En 1297, le château d’Ajoux est compris parmi les biens que Blonde donne à son fils Giraud-Adhémar qu’elle vient d’émanciper. Mais les seigneurs de Fourchade y avaient aussi une part de seigneurie. De diverses pièces publiées par l’abbé Filhet dans sa monographie d’Aps féodal (revue du Vivarais 1893, p. 401-405), il résulte que : 1° Giraud Adhémar était le seigneur de l’endroit et tenait sa part de seigneurie d’Aymar de Poitiers, comte de Valentinois qui, par amitié et considération, lui avait remis toute justice et directe audit château ; 2° qu’en 1332, les deux coseigneurs ayant traité sur leurs droits audit château, Fourchade en remit les clefs à Giraud Adhémar. En 1344, le comté de Valentinois ayant été réuni à la couronne, Ajoux en releva directement avec les autres terres de la baronnie de Chalancon. On peut se faire une idée des revenus de la terre d’Ajoux par le fait qu’en 1355 Giraud Adhémar afferma sa part au prix de 140 florins d’or pour 3 ans ensemble. Dans ces revenus figurait une pension annuelle de 15 livres que les habitants lui payaient à chaque fête de la Toussaint. Un fait que nous avons mentionné dans un autre ouvrage (Essai historique sur le Vivarais pendant la guerre de cent ans, p. 47) est à noter ici parce qu’il se rattache à la coseigneurie du seigneur de Fourchade à Ajoux. En 1362, des paysans de Saint-Martial ayant surpris un membre de la bande de routiers qui désolait le pays et venait de piller le monastère de Saint-Chaffre, l’amenèrent au régent de la juridiction de Pouchade, mais celui-ci refusa de se charger du prisonnier et ordonna de le conduire à Plésium (Pranlesium, Pranles) ou Ajaon, « parce que le seigneur de Fourchade n’avait pas de prison assez forte pour garder des criminels ». nous ne savons pas s’il y avait une prison plus forte à Ajoux. En tout cas, les paysans trouvèrent plus simple de se substituer à la justice et de tuer leur prisonnier en route.

À la fin du XIVe siècle, la part du baron d’Aps fut vendue par décret et adjugée à Jean Romanous qui la céda à Louis d’Anduze, seigneur de la Voulte (17 mai 1383). Guy Adhémar confirma cette cession le 30 mai 1390. L’autre partie, celle des Fourchade qui avait passé à Charles des Astam, échut également aux seigneurs de la Voulte. Elle fut adjugée par décret en 1480 à Louis de Lévit qui eut aussi à traiter avec Lucie de Forchade qui y avait des droits et à qui il donna en échange la terre de Sardiges, sous réserve de l’hommage.

Pendant les guerres religieuses, les habitants d’Ajoux subirent naturellement l’influence de leurs voisins de Privas et de la région et firent cause commune avec les protestants. Le lieu dépendait pour le culte du pasteur de Gluiras. Le procès-verbal de la visite des églises par Nicolas de Vesc et un autre délégué de l’évêque en 1583 a été caractéristique de l’état du pays. Les délégués arrivent à Ajoux le 1er août et procèdent à l’interrogatoire accoutumé. Les réponses sont aussi tristes que dans les autres paroisses de la région. L’église est en ruines ; depuis plus de 20 ans, aucun office catholique n’a été célébré. On ignore même s’il y a encore des catholiques dans le pays. Messire Jacques Lamy et M. Gaisin de Grenoble sont en contestation pour le prieuré et la cure dont le revenu s’élève à 20 écus sol. Alexandre du Trémolet, écuyer de Saint-Vincent-de-Durfort, perçoit ce revenu, comme séquestre établi par le roi. Il lui est ordonné de venir justifier son séquestre au prochain synode et d’y rendre ses comptes.

Au XVIIe s. le nom d’Ajoux revient quelques fois comme celui d’un lieu dont la population est toujours restée disposée à s’associer aux mouvements des religionnaires. En 1632, les conseils et habitants d’Ajoux sont condamnés à payer 300 livres par an pour les frais du culte catholique et la réparation des églises démolies pendant les derniers troubles. L’affaire de Vals (1653) qui faillit rallumer la guerre civile en Vivarais et le mouvement des illuminés de Gabriel Astier en 1689 paraissent avoir eu chez eux un vif écho.

Avant la Révolution, Ajoux était un des quatre mandements des Boutières, formant la possession restée aux Lévis-Ventadour dans cette partie du Vivarais. M. Raymond de Gigord résume un des documents conservés aux archives du Marcha de Saint-Pierreville, il contient d’intéressantes données sur toute la région. Les quatre mandements en question étaient Don (Marcols), Mézilliac, Ajoux et Montagu. Le mandement d’Ajoux comportait Ajoux et Saint-Julien-du -Serres en entier, et partie de Saint-Étienne-de-Serres, Issamoulenc, Pranles, Greysseilhes, Pourchères et Gourdon. Les juridictions des quatre mandements avaient été unies par lettres royales en 1562. La justice était exercée par un seul juge, un lieutenant du juge, un châtelain, un procureur fiscal, un greffier et un sergent. La juridiction était du ressort du Parlement de Toulouse.

À Ajoux, en 1770 (date du document), la justice haute, moyenne et basse appartenait au prince héritier de Lévis-Ventadour. Il avait le droit de pêche et de chasse, d’épaves, déshérence et bâtardise, droits de l’ods et ventes ou de retrait féodal, à son choix, les nobles au quart, les roturiers au cinquième. Le plus grand nombre des emphytectes était taillable par doublement de cens aux cinq des permis de droit, mais seulement à raison des héritages désignés dans les anciennes tractations.

La Revue du Vivarais a donné le dessin de la marque à feu, le sceau de l’époque du mandement des Boutières ou figure le nom d’Ajoux avec ceux des trois autres mandements.

Les productions du pays sont indiquées dans le document de 1770 : légumes, pommes de terre (on voit qu’il y en avait avant Parmentier), chanvre, châtaigne, noix et fourrages. Ce sont à peu près les mêmes qu’aujourd’hui.

Il y avait à Ajoux 5 foires : 28 avril, 15 mai, 15 juin, 10 septembre et 4 décembre. Il n’y en a plus qu’une maintenant (le 22 mars) et qui est une conséquence de la facilité de communication.

Les redevances payées aux anciens seigneurs étaient évaluées en 1770 à 5247 livres pour les 4 mandements et à 1367 livres pour celui d’Ajoux en particulier. Nous signalons ces données au futur érudit qui voudra sur la base de pièces authentiques – en faisant de l’économie politique et sociale autrement que moi instituteur de village – procéder à une étude approfondie des charges qui pesaient autrefois sur les habitants des campagnes, en les comparant impartialement et en tenant compte de tous les éléments de la question, à celles qui l’écrasent aujourd’hui. La lettre du curé d’Ajoux, dans la collection du Languedoc (1762) mentionne les ruines d’un vieux château sur un rocher élevé au-dessus de l’église, château comprenant les deux tours appartenant jadis, l’une aux Adhémar, l’autre aux Fourchade.

La population d’Ajoux qui était de 569 âmes en 1800, de 665 en 1830 n’est plus aujourd’hui que de 484. Le rapport du commandant la Devèze vers 1740 indiquait 12 familles catholiques contre 38 familles de nouveaux convertis.

Fonds Mazon

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1959 mars 1989 André Laffont PSU puis UDF Professeur de lettres
Suppléant de Pierre Cornet de 1978 à 1981
mars 1989 mars 2001 René Féougier SE  
mars 2001 mars 2008 Georges Verdier DVG  
mars 2008 en cours
(au 24 avril 2014)
Annick Rybus[1] DVG Comptable

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2015, la commune comptait 82 habitants[Note 1], en diminution de 13,68 % par rapport à 2010 (Ardèche (département) : +2,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
494569592620561551558555553
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
526513564482477506524492494
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
484438376322295278283245161
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
13311590797189909484
2015 - - - - - - - -
82--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (26,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,7 %, 15 à 29 ans = 6,8 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 31,8 %, plus de 60 ans = 18,1 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 12 %, 30 à 44 ans = 24 %, 45 à 59 ans = 26 %, plus de 60 ans = 20 %).
Pyramide des âges à Ajoux en 2008 en pourcentage[6]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
4,5 
75 à 89 ans
2,0 
13,6 
60 à 74 ans
18,0 
31,8 
45 à 59 ans
26,0 
20,5 
30 à 44 ans
24,0 
6,8 
15 à 29 ans
12,0 
22,7 
0 à 14 ans
18,0 
Pyramide des âges du département de l'Ardèche en 2008 en pourcentage[7].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,5 
7,8 
75 à 89 ans
11,6 
15,7 
60 à 74 ans
16,0 
21,7 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,2 
15,5 
15 à 29 ans
14,2 
18,7 
0 à 14 ans
16,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le plus connu est le rocher d'Ajoux.

Attention : à ne pas confondre avec la roche d'Ajoux, dans le Rhône.

.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 29 juillet 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. « Évolution et structure de la population à Ajoux en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population de l'Ardèche en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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