Les Estables

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Les Estables
Les Estables
Le village des Estables et son église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Intercommunalité Communauté de communes Mézenc-Loire-Meygal
Maire
Mandat
Philippe Brun
2020-2026
Code postal 43150
Code commune 43091
Démographie
Gentilé Establains, Establaines
Population
municipale
328 hab. (2018 en diminution de 2,09 % par rapport à 2013)
Densité 9,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 19″ nord, 4° 09′ 18″ est
Altitude Min. 1 033 m
Max. 1 749 m
Superficie 33,94 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Mézenc
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Les Estables
Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire
Voir sur la carte topographique de la Haute-Loire
City locator 14.svg
Les Estables
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Les Estables
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Les Estables

Les Estables est une commune française située dans le département de la Haute-Loire, aux confins du Velay et du Vivarais. Le village est entouré du mont Mézenc (1 753 mètres) et du mont d'Alambre (1 691 mètres). Le village attire en hiver de nombreux touristes notamment grâce à sa station de ski. L'été, c'est le tourisme vert qui prend le relais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à une altitude de 1 343 mètres, Les Estables est le plus haut chef-lieu de commune du Massif central.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Les Estables est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (43,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,9 %), forêts (26,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (20,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,4 %), zones urbanisées (0,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 420, alors qu'il était de 396 en 2013 et de 388 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 36,8 % étaient des résidences principales, 54,2 % des résidences secondaires et 9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 66,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 32,9 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements aux Les Estables en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (54,2 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 72,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (66,2 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement aux Les Estables en 2018.
Typologie Les Estables[I 1] Haute-Loire[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 36,8 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 54,2 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 9 12,4 8,2

Histoire[modifier | modifier le code]

Borée, Le Béage, Les Estables et la Chartreuse de Bonnefoy sur la carte Cassini
TOrientation 1753.JPG

Un jeune géomètre, qui effectuait des relevés dans la région pour les cartes de Cassini, a été battu à mort par des villageois qui le suspectaient de sorcellerie dans les années 1740[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  1. Les Estables serait issu du latin Stabulum qui désigne une « étable »[9].
  2. La Vacheresse serait issu du latin Vaccaricia qui signifie « lieu ou l'on fait paître les vaches »[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Paul Michel DVD  
avril 2014 En cours
(au 27 août 2014)
Philippe Brun[10]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 328 habitants[Note 2], en diminution de 2,09 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3377349999941 0441 0161 108939928
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9411 0191 0561 0331 0571 0461 0761 0541 093
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0631 0401 025989926889844802689
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
595526480350312325356344332
2018 - - - - - - - -
328--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue générale des Estables et du Mont d'Alambre depuis la RD36
Musée de la dentelle dans la maison de béate de la Vacheresse

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le mont Mézenc vu depuis les pistes du mont d'Alambre

Outre le musée cité ci-dessus, le village accueille une station de ski et de tourisme vert, dite station du Mézenc[15].

L'hiver, on y pratique :

L'été, la randonnée pédestre est largement pratiquée, tout comme le vélo tout-terrain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Graham Robb, The Discovery of France, (ISBN 978-0-393-05973-1, lire en ligne), 5.
  9. a et b Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Les noms de lieux de la Haute-Loire : D'où vient le nom de mon village ?, Bordeaux, Editions Sud-Ouest, .
  10. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Le site de la station du Mézenc
  16. Michel Fonovich (photogr. Olivier Mathis), « Dans les traces ardéchoises » [html], Une saison en hiver, sur liberation.fr, Libération, .
  17. Ernest Ribbes, Jacques Antoine de Chambarlhac, futur général de division avec les bataillons de volontaires de la Haute-Loire en Savoie en 1793 : in Cahiers de la Haute-Loire 1994, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire,

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :