Marguerite d'Antioche

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Ne doit pas être confondue avec Sainte Marguerite d'Écosse

Marguerite d'Antioche
Image illustrative de l’article Marguerite d'Antioche
Sainte Marguerite (Kunsthistorisches Museum), Giulio Romano
Sainte
Vénérée par Église orthodoxe, Église catholique
Fête 17 juillet en Orient, 20 juillet en Occident
Attributs dragon à ses pieds ou contenant ses jambes dans son ventre, croix en main, palme du martyre.
Sainte patronne femmes enceintes, villes grecques d'Héliopolis (Attique) et de Léros (Dodécanèse) et en Turquie Schinoudi (Imbros)

Marguerite d'Antioche ou Marine d'Antioche ou sainte Marina est une vierge martyre du IVe siècle (vers 305), fêtée le 17 juillet en Orient et le 20 juillet en Occident. Elle est invoquée pour une délivrance, en particulier par les femmes enceintes parce que la légende raconte qu'elle est sortie indemne du ventre du dragon qui l'avait engloutie. À Paris, elle était vénérée dans l'église Saint-Germain-des-Prés près de laquelle la rue du Dragon garde le souvenir d'une enseigne à sa mémoire.

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Cette sainte légendaire est née à Antioche de Pisidie vers l'an 275. Convertie au christianisme, elle fait vœu de virginité, repousse les avances du gouverneur romain Olybrius et refuse d'abjurer sa foi.

La légende veut qu'elle fut avalée par un monstre, dont elle transperça miraculeusement le ventre pour en sortir indemne au moyen d'une croix. C'est pourquoi on la représente généralement « issant d'un dragon ». Pour Jacques de Voragine dans la Légende dorée, elle l'aurait piétiné et vaincu ainsi. Le dragon symbolise le diable et le paganisme.

Son martyre se poursuit et elle meurt décapitée.

Sainte Marguerite est choisie par la dévotion populaire comme protectrice des femmes enceintes.

L'absence de bases historiques de son hagiographie a entraîné l'interruption de son culte après le concile de Vatican II [1]. Elle reste très vénérée dans l'Église orthodoxe.

Sainte Marine, icône du XVème siècle, musée byzantin d'Athènes.
Sainte Marguerite et le dragon, albâtre avec traces de dorure, Toulouse, ca 1475 (Metropolitan Museum of Art).

Sainte Marguerite et Jeanne d'Arc[modifier | modifier le code]

Elle est, avec Michel Archange et Catherine d'Alexandrie, l'un des trois saints qui sont apparus à Jeanne d'Arc pour confier une double mission : faire couronner le dauphin et bouter les Anglais hors de France. Chacune de ces deux missions furent accomplies un 17 juillet, jour probable du martyre de sainte Marguerite. Charles VII fut en effet couronné à Reims le dimanche 17 juillet 1429 et la Victoire de Castillon mit fin à la guerre de Cent Ans le mardi 17 juillet 1453.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive

Sainte Marguerite est généralement figurée avec un dragon à ses pieds, ou sortant du ventre ou de la gueule du dragon, on la dit « issant du dragon ». Elle peut être représentée tenant une croix, comme symbole de la foi qu'elle refuse de renier, et tenant aussi la palme du martyre.

Elle est souvent associée à trois autres saintes ayant fait, elles aussi, vœu de virginité : sainte Barbe, sainte Catherine et sainte Geneviève.

Peintures[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

Quelques représentations

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Vitraux[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Colignon, Dictionnaires des saints et des cultes populaires de Wallonie, Éditions du Musée de la Vie wallonne, Liège, 2003, p. 351
  2. « La Provence », édition Grand Avignon,‎