Ucel

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Ucel
Ucel
Château d'Ucel.
Blason de Ucel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin d'Aubenas
(siège)
Maire
Mandat
Marc Souteyrand
2020-2026
Code postal 07200
Code commune 07325
Démographie
Gentilé Ucellois, Ucelloises
Population
municipale
2 043 hab. (2017 en augmentation de 0,54 % par rapport à 2012)
Densité 369 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 37′ 39″ nord, 4° 23′ 48″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 456 m
Superficie 5,54 km2
Élections
Départementales Canton d'Aubenas-1
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Ucel

Ucel est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Ucellois et les Ucelloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ucel se situe entre Aubenas au sud-est et Vals-les-Bains au nord-ouest, à environ 30 kilomètres par la route de la préfecture Privas.

Son territoire se trouve à la limite entre les plateaux du Vivarais à l'est et les monts du Vivarais à l'ouest, sur la rive gauche de la rivière Ardèche.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Les principaux hameaux de la commune sont (du sud vers le nord) : Le Pont d'Ucel (mairie), Le Vieil Ucel (sur un tertre dominant l'Ardèche), Bréchignac, Fontanille, Les Combes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, les seigneurs d'Ucel[1] sont propriétaires d'importantes mines d'argent à Largentière et possèdent un château (au cœur de l'actuel Grand-Village) où ils vont affirmer leur puissance jusqu'à la fin du XIIe siècle, détenant les châteaux d'Aubenas, Saint-Laurent-sous-Coiron et, probablement, ceux de Vals et de Montpezat-sous-Bauzon.

Dans la deuxième moitié du Xe siècle, l'évêque de Vivier fait venir de l'abbaye bénédictine de Saint-Chaffre, près du Puy, des moines qui implantent à proximité du château, un castral et des dépendances au lieudit l'Église.

La Manufacture royale de la famille Deydier[modifier | modifier le code]

Ucel est surtout connu pour avoir été un haut-lieu de la confection de Soie[2].

En effet, la famille Deydier de Sauveroche y implanta une manufacture dont la soie fut reconnue par de nombreuses cours occidentales. Le 5 septembre 1752, le roi "en son conseil" demande la création de la manufacture royale de filage et dévidage de la soie à Aubenas. Celle-ci sera équipée de moulins conçus par Jacques de Vaucanson (1709 - 1782)et commandé par le Roi[3].

Henri Deydier appartenait à la famille Deydier de Sauveroche, issue de la Maison Deydier, notamment liée à Louis Deydier de Pierrefeu.

L'implantation de cette manufacture se situe à Ucel, en bordure de la rivière Ardèche, tout près d'Aubenas. Elle est assortie d'une école de formation pour les fileuses et moulineuses, aux nouvelles machines dans le cadre du programme de rénovation de l'industrie de la soie lancé en France par Trudaine. Les travaux commencèrent sur les espaces nécessaires : terrain de la veuve Tailhand au Boisset, moulins du nommé Grandpré, le tout pour 11 000 livres. Le devis qu'avait fait exécuter Vaucanson par un architecte de Paris atteignait 100 000 écus pour la construction.

Sur la porte principale, au-dessous des armes du roi, figuraient les armoiries de la famille Deydier.

Vaucanson vint sur place pour édifier la Manufacture, dont les perfectionnements techniques sont unanimement reconnus. Le moulinage se détachait particulièrement avec ses deux avant-corps latéraux et son atelier voûté qui inspirera d'autres constructions industrielles. Les plans avaient été dessinés par l'académicien Guillot Aubry.

Les bois provenaient de Suède. La clarté, l'aération de salles étaient prévues. Les tours de tirage (filature) réduisaient les déchets. Les moulins, certes couteux, économisaient la force motrice et donnaient une très belle soie.

Réputation de la manufacture royale de la famille Deydier de Sauveroche[modifier | modifier le code]

La manufacture jouissait d'une grande réputation, si bien que le Roi offrit à la famille Deydier la construction de nouveaux Moulins et du Château d'Ucel. Les Organsins Deydier (sortes de soie qui s'emploient dans les étoffes de soie), de qualité supérieure, se vendaient à Lyon plus cher que ceux du Piémont. Holker (1756) et Rodier (1758), inspecteurs des manufactures, signalèrent superbement la qualité des mécaniques de Vaucanson ainsi que la valeur de celui-ci et de Deydier. Holker qualifie les machines de Vaucanson de "plus bel ouvrage" qu'il ait jamais vu de sa vie "dans ce genre". Et Rodier déclare : "S'il a fallu un Vaucanson pour mettre (cet établissement) sur pied en présidant en personne aux travaux, s'il fallait un tel génie pour désoler les Piémontais, il fallait aussi un Deydier pour saisir le but de chaque innovation… pour étendre et soutenir chez lui ce nouveau genre de fabrication". Vaucanson place dans cet atelier, 25 moulins d'organsinage, autant de moulins de dévidage et 60 tours de tirage : de quoi faire pendant dix ans au moins six milliers d'organsins chaque année. Le bassin d'Aubenas comptait déjà deux autres Manufactures Royales, une de laine et une de coton. Une "condition de soie" y est encore implantée par décret impérial en 1854, pour contrôler les produits utilisés par les industriels. Le volume des matières traitées situe alors Aubenas parmi les plus grandes places européennes, derrière Lyon et Saint-Étienne mais devant Avignon. La "condition des soies" qui fonctionnera jusqu'au début du XXe siècle sera à l'origine de la Chambre de Commerce et d'Industrie créée en 1869. Les machines, très performantes, nécessitaient un entretien et des réglages minutieux. Il fallait former des techniciens. Les décideurs des États du Languedoc refusèrent d'investir davantage et la belle manufacture périclita. Toutefois, Bourceret, élève de Vaucanson apporta plus tard, des modifications qui réduisirent les coûts de maintenance. Les machines modernes d'aujourd'hui comportent des engrenages créés par Vaucanson.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 mars 1966 Élie Saussac    
mars 1966 mars 1983 Albert Liogier UNR puis RPR Imprimeur
Député de 1958 à 1962 puis de 1968 à 1981
Conseiller général de 1973 à 1976
mars 1983 24 mars 1989 Louis Tauleigne RPR Assureur
24 mars 1989 14 mars 2008 Bernard Perrier DVD Professeur des écoles
Conseiller général de 2001 à 2015
14 mars 2008 En cours
(au 8 juillet 2020)
Marc Souteyrand[4] LR Chef d'entreprise

Ucel fait partie de la communauté de communes du Bassin d'Aubenas.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2017, la commune comptait 2 043 habitants[Note 1], en augmentation de 0,54 % par rapport à 2012 (Ardèche : +2,29 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5135845857878769001 1151 1601 101
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0941 0381 0221 0751 1121 1261 0521 0611 036
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0341 0791 1219251 0641 0321 0221 0461 106
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 0241 1631 3951 7191 6771 7501 8741 8912 032
2017 - - - - - - - -
2 043--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château du XIe siècle. Élevé par les seigneurs d'Ucel, il est détruit en 1213 par les troupes du comte Raymond IV de Toulouse.
  • Ermitage du XVe siècle, avec chapelle de style gothique, semi-troglodytique.
  • Lieux de baignades.
  • Table d'orientation au Rocher des Combes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ucel Blason
Écartelé : aux 1er et 4e d'azur au lion d'or, aux 2e et 3e de gueules au besant d'argent.
Détails
Adopté par la municipalité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Atlas et châteaux du Vivarais. Pierre-Yves Laffont
  2. « Famille DEYDIER (Jean, Jacques, Jacques, Henri) », sur www.medarus.org (consulté le 27 mars 2020)
  3. « Manufacture royale de soie. Ucel, Ardèche », sur data.bnf.fr (consulté le 27 mars 2020)
  4. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 août 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.