Saint-Martial (Ardèche)

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Saint-Martial
Vue sur le lac et le village de Saint-Martial
Vue sur le lac et le village de Saint-Martial
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Le Cheylard
Intercommunalité CC de la Montagne d'Ardèche
Maire
Mandat
Martine Imbert
2014-2020
Code postal 07310
Code commune 07267
Démographie
Population
municipale
239 hab. (2014)
Densité 6,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 06″ nord, 4° 16′ 32″ est
Altitude Min. 679 m – Max. 1 528 m
Superficie 36,18 km2
Localisation

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Saint-Martial est une commune française, géographiquement installée au pied du Massif du Mézenc, administrativement située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes et, fut autrefois rattachée à l'ancienne province du Vivarais.

Le territoire de la commune bénéficie, à proximité du bourg central, de la présence d'un lac de 13 hectares créé dans les années 1970 à partir d’une résurgence naturelle, ainsi qu'une importante surface forestière de moyenne montagne essentiellement composé de hêtres, de sapins de Douglas et d'épicéas. Le mont Gerbier-de-Jonc, connu pour accueillir à sa base les sources de la Loire est situé en partie sur le territoire communal permettant ainsi au village de bénéficier d'un certain afflux au niveau touristique .

La commune est adhérente du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche et ses habitants sont les Saint-Martialais(es)

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur les contreforts du Massif du Mézenc qui domine le plateau ardéchois. L'ensemble du territoire est localisée en zone de moyenne montagne appartenant au Massif Central dénommé sous le vocable de Haut-Vivarais.

Le territoire communal fait intégralement partie de la circonscription territoriale du département de l'Ardèche, même si cette commune se localise essentiellement sur la bordure occidentale de ce département, non loin de la frontière avec le département voisin de la Haute-Loire.

Description[modifier | modifier le code]

Saint-Martial est un village dominé par les sucs volcaniques du massif Gerbier-Mézenc : le « suc de Sara  », le « suc de Lestrat » et le « suc du Gerbier-de-Jonc » sont sur le territoire communal. Cette zone des sucs volcaniques du Mézenc a été labellisée par le Ministère de l'environnement en 1992. Le Gerbier de Jonc est un suc phonolithique datant d'environ sept millions d'années : sa lave, la phonolite, est une roche volcanique acide qui émet un son particulier quand on la frappe. Le paysage de Saint-Martial a été très travaillé par l'homme jusqu'aux années 1970, d'où la présence des anciennes terrasses en balcon, sur le lac de treize hectares.

La nature est devenue aujourd'hui plus sauvage avec de nombreuses landes gagnées par la forêt de l'étage montagnard (hêtres, sapins de Douglas et épicéas). Cet espace naturel exceptionnel abrite une faune et une flore précieuses comprenant de nombreuses espèces protégées. Sur la commune, les vallées du Pradal, de l'Eysse et de l'Escoutay présentent un environnement remarquable avec de ravissants hameaux aux toits de lauzes bien conservés. La vallée du Pradal est encadrée par deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). Au sein de la localité, la rivière du Pradal, qui serpente au creux de la vallée, se jette dans l'Eysse, affluent de l'Eyrieux.

Vue panoramique sur le lac et le village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Martial est limitrophe de cinq communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et dans le Parc naturel régional des Monts d'Ardèche.

Saint Martial possède la particularité de partager avec la commune de Sainte-Eulalie, le sommet du mont Gerbier-de-Jonc.

Les communes limitrophes sont réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Borée Arcens Rose des vents
Sainte-Eulalie N
O    Saint-Martial    E
S
Sagnes-et-Goudoulet Saint-Andéol-de-Fourchades


Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par un torrent et divers rus ou ruisseaux.

L'Eysse[modifier | modifier le code]

Le principal cours traversant la commune est l'Eysse, affluent de l'Eyrieux. la source de ce torrent est situé à proximité du mont Gerbier-de-Jonc. Ce cours d'eau présente des fluctuations saisonnières de type pluvial, fortement accentuées à la fin du printemps en raison de la fonte nivale

Les ruisseaux[modifier | modifier le code]

Les ruisseaux traversant la commune sont

  • Le ruisseau du Pradal
  • Le ruisseau de Chalix
  • L'escourtay
  • Le ruisseau des planchettes
  • Le ruisseau de Touzès
  • Le ruisseau de Lufernet

Climat[modifier | modifier le code]

Le mont Gerbier-de-Jonc sous la neige

Positionné entre Boutières et les haut-Plateaux de l'Ardèche, Saint-Martial se situe par voie conséquence dans un secteur de moyenne montagne connu localement sous le vocable de « montagne ardéchoise » ou « monts du Vivarais ». Ce secteur est constitué de hauts plateaux situés sur la ligne de partage des eaux entre l'Océan Atlantique et la Mer Méditerranée et son climat reste extrêmement rude et froid en hiver où la burle souffle souvent favorisant la formation de congères.

Les étés sont généralement assez doux, mais ils présentent souvent des épisodes orageux. L'automne et le printemps sont de courtes durées et entraînent de vrais contrastes thermiques entre les saisons froides et chaudes.

Article connexe : Climat de l'Ardèche.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Saint-Martial est un village rural qui compte un bourg central et quelques hameaux disséminés sur un territoire très montagneux d'un peu moins de 3620 hectares.

Hameaux et lieux dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux et les lieux-dits qui sont situés au nord du cours de l'Eysse :

  • Langonèche
  • Chalix
  • Fougères
  • Condas

Les hameaux et les lieux-dits qui sont situés au sud du cours de l'Eysse :

  • La Rouveyre
  • Lanlagnit
  • La Chazotte
  • Maisonneuve
  • Cros la planche
  • Besses
  • Chamblanches
  • La Pradal
  • La Valette

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Sismologie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est dédié au fondateur de l'Église d'Aquitaine. Celui-ci est d'ailleurs le saint patron éponyme de multiples autres cités de France et de lieux de cultes catholiques, dont le plus renommé est l'abbaye Saint-Martial de Limoges.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Durant l'Antiquité, le territoire de Saint-Martial et de l'ensemble du Haut-Vivarais se situait aux limites de nombreux territoires de tribus gauloises dont celles des Vellaves au nord-est, celles des Segovellaunes au nord-ouest et celles des Gabales, au sud-est et celle des Helviens au sud-ouest.

Les Segovellaunes[modifier | modifier le code]

Si l'on tient compte des fouilles archéologiques effectués près de la rive ardéchoise du Rhône dans les années 1960, l'oppidum de cette tribu gauloise se situait sur le plateau du Malpas, au dessus de Soyons, le domaine des Segovellaunes devait donc s'étendre vers l’ouest, c'est-à-dire dans la région montagneuse comprise entre l’Eyrieux et le Doux, dans l'actuel Haut-Vivarais. Le découpage du diocèse médiéval plaide également en ce sens[2]

Moyen-Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Époque Moderne[modifier | modifier le code]

Vers 1640 ou 1650, le seigneur Charles de Sennecterre, baron de Privas et de Boulogne, seigneur de Saint-Martial et de Fourchades, fait achever la construction du château de Bourlatier, entrepris vingt ans auparavant par Claude de Lestrange et apporte de nouveaux aménagements à la ferme du domaine seigneurial.

Par le jeu des alliances, courant à cette époque, la seigneurie de Saint-Martial ainsi que le château du Bourlatier, revient à Louis de Crussol, de 1701 à 1724. Ce seigneur, originaire de Florensac est le père d'Anne-Charlotte de Crussol de Florensac, femme de lettres et liée à Montesquieu et aux Encyclopédistes.

Article connexe : Maison de Crussol.

Époque Contemporaine[modifier | modifier le code]

Le lac de Saint-Martial est un lac artificiel créé, en 1974, à partir d'une résurgence naturelle. On peut observer des habitations troglodytiques en dessous du lac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1938 † Paul Camus    
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2007 Maurice Faure    
2007 2014 Alain Chauvy    
2014 en cours
(au 31 mai 2016)
Martine Imbert[3] SE Employée du secteur privé

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 239 habitants, en diminution de -3,63 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 667 1 735 1 875 1 797 1 833 2 010 2 096 2 117 2 130
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 907 1 889 1 850 1 807 1 856 1 901 1 863 1 814 1 859
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 651 1 675 1 667 1 516 1 409 1 312 1 216 1 003 764
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
617 496 401 339 266 271 275 248 239
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École du village
Une école, à classe unique et accueillant les enfants de la maternelle au CM2, est situé dans le bourg de Saint-Martial[8].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture et Élevage[modifier | modifier le code]

Le fin gras du Mézenc[modifier | modifier le code]

Saint Martial se situe dans la zone AOC du « Fin Gras du Mézenc »

Le « Fin Gras du Mézenc » est une appellation d'origine désignant une carcasse bovine qui fait l'objet d'une protection au niveau européen par le biais d'une AOP. Ce produit d'élevage bovin français concerne le secteur agricole du massif du Mézenc et consiste à engraisser lentement, à l'étable, des génisses et des bœufs, rigoureusement triés, avec le foin naturel, trié lui aussi, fauché dans les prairies d'altitude afin de les mettre à la vente aux foires à la période des Pâques.

Cette tradition ancienne est valorisée par une demande de reconnaissance en appellation d'origine contrôlée (AOC) formulée en 1995. Les animaux, élevés successivement au pré l'été, au minimum du 21 juin au 21 septembre, et à l'étable l'hiver, au minimum du 30 novembre au 30 mars et donc ainsi, « labellisables », sont les génisses âgées de 24 mois au minimum et les mâles castrés âgés de 30 mois minimum, élevés à Saint-Martial et dans les communes délimitées par la zone définie par l'AOC.

Les éleveurs de cette zone distribuent ensuite leur production auprès d'un grand nombre de bouchers et près restaurateurs du massif, mais aussi de la Loire, de la Drôme ou du Rhône, cette AOC étant gérée par une association chargée de suivre et contrôler la production, et des démarches de communication autour de ce produit agricole.

Article connexe : Fin gras du Mézenc.

De nombreuses « fêtes du fin gras » sont organisées dans la région dont une d'entre elles à Saint-Martial[9]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un édifice néo-roman classique dont le clocher est en façade et qui se présente comme un rectangle à l'extrémité duquel se situe le sanctuaire en forme d'un demi ovale. La construction de l'édifice religieux de confession catholique s'est étalée entre 1840 et 1892[10].
  • La statue oratoire de la Vierge du hameau de Rouvillier
Cette statue de facture classique a été érigée en 1938 en action de grâces, à la suite d'une guérison
  • La ferme de Clapas
Cette ferme ancienne aurait été construite vers 1660[11]. Les sites de Bourlatier (aujourd'hui disparu), du Clappas, de Luberte et de Cagnard constituent les quatre anciens « domaines nobles » du seigneur de Bourlatier

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Site du mont Gerbier-de-Jonc
Le mont et ses terrains avoisinants figurent sur la liste des sites et des monuments naturels classés par arrêtés du 27 décembre 1933 et du 6 février 1934.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]