Payzac (Ardèche)

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Payzac
Payzac (Ardèche)
Eglise de Payzac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Les Vans
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Beaume Drobie
Maire
Mandat
Hubert Lepoitevin
2014-2020
Code postal 07230
Code commune 07171
Démographie
Population
municipale
541 hab. (2016 en diminution de 0,55 % par rapport à 2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 16″ nord, 4° 09′ 14″ est
Altitude 400 m
Min. 188 m
Max. 619 m
Superficie 13,7 km2
Localisation

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Payzac est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Brès
  • Les Fabres
  • Les Chanels
  • Sarremejane
  • Le Barsac

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Payzac
Faugères Planzolles Lablachère
Saint-Pierre-Saint-Jean Payzac
Chambonas Saint-Genest-de-Beauzon

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le département de l'Ardèche est le point de rencontre de deux types de climats : le climat tempéré et le climat méditerranéen. Par définition, la zone d'extension du climat méditerranéen correspond à la limite de la culture de l'olivier. En Ardèche, on peut étendre cette zone jusqu'aux pourtours de la ville d'Aubenas. Payzac, situé quelques dizaines de kilomètres plus au sud, est donc comprise dans la zone méditerranéenne. La commune bénéficie ainsi de températures relativement élevées durant les mois de juillet et août, avec des maximales pouvant atteindre 40 °C. L'été peut parfois être ponctué par des épisodes de pluies violentes et torrentielles, bien que courtes (quelques minutes parfois), pouvant aller jusqu'à occasionner des glissements de terrain. L'hiver, s'il est relativement doux, est pluvieux et venteux. Il comprend en revanche peu de chutes de neige (en moyenne deux à trois par an).

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune de Payzac est environnée de bois et parcourue de vignes, ce qui isole visuellement les différents quartiers les uns des autres.

Au cours des dernières décennies, l'activité agricole s'est réduite dans la région et de nombreux propriétaires terriens et éleveurs ont cessé leur activité. Les champs, laissés à l'abandon, ont peu à peu été absorbés par la forêt alentour, et les terrasses, qui autrefois sculptaient les collines, ont disparu sous les arbres. La forêt, jadis essentiellement composée de chênes et de chataigners, a vu au cours du siècle dernier ces derniers remplacés par des pins, dont la récente prolifération est due à l'ancienne activité minière de la région : ils servaient en effet à construire les galeries.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région a été peuplée très tôt, comme l'atteste le site de la Pierre Plantée, mégalithe située aux alentours de Payzac et témoignant d'une présence celte.

L'église du village[1] et quelques anciens quartiers permettent quant à eux d'affirmer que le village existait déjà au Moyen Âge.

Payzac et ses environs furent le lieu de différents actes de brigandage entre 1780 et 1800.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1793 Tourel Jean    
1793 1794 Brousse Pierre    
1794 1795 Forestier Emmanuel Antoine    
1795 1799 Brousse Pierre    
1799 1813 Garrilhe Privat Simon    
1813 1816 Chaurand Jean Dominique    
1816 1819 Trouillas Jean Baptiste    
1819 1830 Guigon Paul Charles Henry    
1830 1833 Boissin Joseph    
1833 1835 Bayle François    
1835 1839 Chaurand Jean Dominique    
1839 1848 Guigon Jean Louis Henry    
1848 1849 Trouillas Joseph    
1849 1852 Téraube Jean Baptiste    
1852 1892 Bastide Henri Émile    
1892 1896 Baron Chaurand Bruno    
1896 1908 Brousse Eugène Jules    
1908 1919 Thibon Eugène    
1919 1925 Roche Ernest    
1925 1941 Lahondes Joseph Denis    
1941 1944 Téraube Maximin André    
1944 1947 Lahondes Joseph Denis    
1947 1961 Téraube Maximin André    
1961 1971 Rappaz Joseph Bruno    
1971 1986 Vigouroux Roland    
1986 mars 2008 Belleville Henri DVG  
mars 2008 2014 Dominique Brousse    
2014 En cours
(au 24 avril 2014)
Hubert Lepoitevin[3] DVG Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2016, la commune comptait 541 habitants[Note 1], en diminution de 0,55 % par rapport à 2011 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0001 0521 1661 1561 3961 3011 2861 2941 267
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1631 1321 1261 0281 046944866886820
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
755773712667640626620572515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
471413363424436389432525510
2016 - - - - - - - -
541--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le festival de la Pleine Lune[8], qui a lieu en juillet sur 15 jours depuis 1998.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-aux-Liens[modifier | modifier le code]

[9] Construite sur une éminence[Note 2], l'église Saint-Pierre-aux-Liens du Moyen Âge[Note 3] a honorablement résisté à l'usure du temps. Elle doit son bon état de conservation à la qualité des pierres, des lauzes qui la recouvrent, mais aussi, sans aucun doute, aux capacités techniques de ses bâtisseurs. Du pourtour de l'église, on distingue les clochers de Joyeuse, Lablachère et Notre-Dame de Bon Secours. On aperçoit également, dans le lointain, le rocher de Sampzon, proche des gorges de l'Ardèche.

L'édifice présente des parties romanes du XIIe siècle[Note 4] et gothiques des XVe et XVIe siècles[Note 5] ainsi qu'un clocher-mur du XVe siècle. La première mention documentée de l'église figure dans le cartulaire de l'abbaye bénédictine Saint-Chaffre du Monastier (Haute-Loire) qui fait état des possessions de ce monastère en 1175.

La maçonnerie est faite de très belles pierres de taille en grès ocre, rose et gris extraites dans une carrière locale, taillées et disposées avec soin en moyen appareil[Note 6]. Un grand nombre de ces pierres portent les marques des tâcherons qui les ont façonnées. De remarquables exemplaires de ces signatures, gravées dans la pierre en vue de la rémunération des ouvriers, sont encore visibles dans les murs extérieurs sud-ouest et de l'abside. L'église de Payzac est orientée, comme la plupart des églises latines, le chevet tourné vers l'est, la façade tourné vers l'ouest.

Chapelle funéraire Notre-Dame des sept douleurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle du Calvaire de Payzac.

La chapelle funéraire Notre-Dame des sept douleurs est un caveau surmonté d'une chapelle (consacrée en 1860) appartenant à la famille Chaurand résidant au château des Chanels. Jean-Dominique-Bruno-Amand Chaurand[10], baron héréditaire des États pontificaux, a fait édifier ce tombeau sur un terrain privé qui était situé à l'extrémité du cimetière, dans l'axe de l'autel de l'église paroissiale. L'architecte lyonnais Pierre Bossan, auteur de nombreuses églises et basiliques dont la Basilique Notre-Dame de Fourvière et la basilique Saint-Régis de Lalouvesc en a dessinée les plans et sa construction s'est échelonnée de 1852 à 1865.

Chemin de croix et chapelle de la famille Chaurand, baron pontifical.

La statuaire et les motifs en terre cuite des onze premières stations du chemin de croix semi-circulaire sont l'œuvre du sculpteur lyonnais Joseph-Hugues Fabisch à qui l'on doit notamment la Vierge dorée de la chapelle de la basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon et la Vierge à l’enfant de la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes, en marbre de Carrare, d'une hauteur 183 centimètres. La douzième station, sur le toit, glorifie le Christ en croix entouré de sa mère et de son ami Jean ; La treizième est une Pietà placée dans le tympan du portail; la quatorzième et dernière représente un gisant du Christ installé sous l'autel. Les grilles dressées entre les stations illustrent d'autres scènes de la Passion du Christ[11].

En 2017, les onze premières stations du chemin de croix ont été remplacées par des œuvres modernes.

Église Saint-Hippolyte[modifier | modifier le code]

  • située sur le hameau de Brès

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. Élévation de terrain.
  3. relevant encore aujourd'hui de l'évêché de Viviers
  4. Nef, chœur, abside
  5. Chapelles latérales
  6. 20 à 30 cm d'épaisseur

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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